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En mission de service à Mbuji-Mayi : Muhindo Nzangi relance le débat sur la production locale
Le ministre d’Etat en charge du Développement rural, Muhindo Nzangi, séjourne depuis le 1er juillet au Kasaï Oriental. Il s’y est rendu pour inspecter les infrastructures construites dans cette province, précisément à Mbuji-Mayi et à Tshilenge. Ce, dans le cadre du Projet de renforcement des infrastructures socio-économiques du Centre de la RDC (PRISE) et du Projet d’appui au développement de l’économie rurale (PROADER).
Après sa visite du marché moderne de Tshilenge, œuvre du PRISE, Muhindo Nzangi a constaté qu’il y existe une sérieuse question structurelle de l’économie rurale, dans la mesure où près de 99% des produits viennent de l’extérieur.
Pour lui, il faut mettre fin à cette situation. Pour ce, il importe de construire autour des projets un modèle d’économie rurale qui va permettre d’inonder des marchés ruraux des produits locaux.
En plus, a renchéri le ministre d’Etat, cette politique permet à la RDC de promouvoir l’économie en milieu rural et offre l’opportunité à chaque territoire, dans ses spécificités, d’avoir plus d’un produit agricole. Ainsi, nous pourrons produire pour nous-mêmes et pourquoi pas pour les autres, a-t-il martelé.
Il est effectivement incompréhensible que, dans le fin fond de la RDC, pays aux potentialités agricoles et halieutiques fabuleuses, ses citoyens puissent se nourrir des produits importés. En sa qualité de ministre de Développement rural, Muhindo Nzangi ne devait que s’en émouvoir.
Face à cette réalité amère, lui qui est venu avec la détermination de donner un nouveau visage au monde rural, est obligé de batailler durement pour obtenir, avant toute chose, le décaissement effectif du budget alloué à son ministère. En effet, depuis des lustres le ministère dont il a la charge aujourd’hui ne dispose pas de moyens appropriés pour s’acquitter correctement de ses missions.
Pourtant, on ne peut pas parler de développement de l’ensemble du pays tant qu’à la base, c’est-à-dire dans les milieux ruraux, les paysans ne connaissent pas de meilleures conditions de vie. Ce combat ne doit pas être l’affaire du seul ministère du Développement rural, mais de l’ensemble du gouvernement.
Sensibilisation des paysans à travers les radios rurales
Par ailleurs, le ministre d’Etat Muhindo Nzangi s’est déclaré impressionné par la qualité des infrastructures réalisées par le PRISE et le PROADER, très actifs au Kasaï Oriental. Il est marqué surtout par les réseaux d’adduction d’eau.
C’est pourquoi, il projette d’exporter les modèles de ces deux provinces dans d’autres entités du pays.
Cependant, pour la réussite totale de ces réalisations et pour leur pérennisation, il importe que les paysans bénéficiaires soient suffisamment impliqués avant, pendant et après la mise en œuvre des projets qui les concernent au plus haut niveau.
Pour ce, les canaux idéaux pour cette mobilisation tous azimuts sont les radios rurales qu’il faut encadrer pour éviter les dérapages, étant donné que jusqu’à ce jour la plupart d’entre elles si pas toutes échappent au contrôle du ministère du Développement Rural.
Celui-ci n’a sous sa tutelle que quatre radios rurales communautaires installées grâce à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la FAO.
Si les populations vivant en milieu rural ne se sentent pas concernées par les infrastructures qui sont construites dans leurs milieux, ce serait jeter de l’argent dans l’eau. C’est ce que nous vivons aujourd’hui avec les ouvrages réalisés par les projets antérieurs.
S’agissant particulièrement des réseaux d’adduction d’eau, le ministre s’est dit préoccupé par la gestion transparente des recettes qui seront générées par les infrastructures hydrauliques. Son souci est de voir les citoyens lambda s’approvisionner en eau potable à la portée de leurs portefeuilles qui sont différents de ceux qui habitent les milieux urbains. Il y a donc un besoin, selon lui, de restructuration de la régie provinciale pour la fixation des tarifs populaires.
Si le développement rural est élevé aujourd’hui au rang de ministère d’Etat, c’est à cause du rôle primordial qu’il est appelé à jouer dans la promotion des conditions de vie de la population, vu que la RDC est un pays majoritairement rural.
Muke MUKE