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En marge de la clôture du mini-sommet de l’Union Africaine : Joâo Lourenço promet de recevoir Tshisekedi et Kagame à Luanda
Le mini-sommet de l’Union Africaine (UA) convoquée par le président angolais, Joâo Lourenço sur la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo a tiré ses rideaux, le samedi 17 février à Addis-Abeba. En marge de la clôture de cette réunion, M.Lourenço s’est engagé à poursuivre ses efforts de médiation entre Kinshasa et Kigali chez lui à Luanda, en Angola. Cet après, avoir échangé tour à tour avec Félix Tshisekedi et Paul Kagame.
D’après une dépêche de la cellule de communication de la présidence RD Congolaise, le président angolais Joao Lourenço, qui mène la médiation entre Kinshasa et Kigali, a promis de poursuivre ses consultations à Luanda, afin de trouver une issue favorable à cette crise régionale.
Car il craint, en effet, que, la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo ne prennent « des proportions dangereuses » affectant, non seulement les pays concernés, mais, toute la région des Grands Lacs, y compris celle de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC)
« …Le Président Joâo Lourenço a rencontré séparément les Présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Initiateur de ces travaux. Le Président angolais a promis de poursuivre sa médiation à Luanda, en Angola avec chacun des protagonistes« , rapporte la cellule de communication de la présidence.
OBTENIR UN CESSEZ-LE-FEU ENTRE FARDC ET M23
Lors de l’ouverture de ce mini-sommet, le vendredi 16 février, qui a connu la participation de 5 Chefs d’État notamment Félix Tshisekedi, Paul Kagame, William Ruto, Cyril Ramaphosa et Joao Lourenço lui-même, le médiateur désigné par l’Union africaine a, dans son intervention, indiqué cette initiative visait à relancer le processus de paix qui « a connu un recul avec l’intensification des combats et les conséquences humanitaires et économiques désastreuses pour la population congolaise« . D’où, la nécessité de réfléchir ensemble en vue d’obtenir un cessez-le-feu entre la RDC et le M23.
« L’objectif de ce sommet est de réfléchir ensemble en vue d’obtenir un cessez-le-feu entre la RDC et le M23 et tenter un dialogue direct possible entre les chefs d’Etat du Rwanda et de la RDC, parce que la situation se détériore et il y a risque d’embrasement dans les sous-régions de l’EAC et de la SADC« , a-t-il affirmé dans des propos rapportés par la Présidence congolaise.
AUTRE DIALOGUE DIRECTE ENTRE TSHISEKEDI ET KAGAME
Le président angolais João Lourenço a proposé l’ouverture d’un dialogue direct entre les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda. Cette initiative vise à mettre fin au conflit qui oppose les deux pays voisins dans l’est de la RDC.
S’exprimant lors de cette réunion, João Lourenço a indiqué que le processus de pacification dans l’Est de la RDC était sur le point d’aboutir concernant le groupe rebelle M23, avant de connaître un sérieux revers récemment avec la reprise des hostilités.
Ce retour en arrière risque, selon lui, de déstabiliser non seulement les deux pays frontaliers, mais toute la région des Grands Lacs, voire la Communauté de développement d’Afrique australe, dont fait partie la RDC. C’est pourquoi il a convié ses pairs africains à réfléchir à des solutions.
Le président angolais propose notamment de renégocier un cessez-le-feu entre Kinshasa et le M23, et d’organiser un dialogue direct entre les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda) dont les relations sont tendues.
L’objectif est de désamorcer les tensions pour stabiliser la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, dont les retombées menacent l’ensemble de la région. João Lourenço souhaite également renforcer les liens fraternels entre les peuples congolais et rwandais.
« Cette réunion a pour but de voir quelles mesures nous pouvons prendre pour renégocier un cessez-le-feu entre les autorités de la RDC et le M23 et tenter de conduire, si possible, à un dialogue direct entre les chefs d’Etat du Rwanda et de la RDC« , a-t-il insisté.
PAS DE NÉGOCIATION AVEC LE M23
Lors de ce mini-sommet, le président Félix Tshisekedi n’a pas mâché ses mots contre le Rwanda, qu’il accuse ouvertement de soutenir la rébellion du M23. Devant ses pairs africains, le dirigeant congolais a présenté de nouveaux éléments prouvant, selon lui, l’implication de Kigali dans l’insécurité au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Il a dénoncé avec véhémence les « mensonges et les manipulations » du Rwanda.
Par ailleurs, selon des propos tenus par le ministre de la communication et des médias, Félix Tshisekedi a réitéré son opposition à toute négociation avec le M23, et maintenu ses accusations contre le voisin rwandais de perpétuer « la guerre pour piller » les richesses naturelles de la RDC.
« Cette guerre n’est pas une invention de la RDC. Une guerre pour continuer le pillage de mon pays et faire le bonheur du Rwanda et de ses complices. On ne peut pas prétendre devenir protecteur d’une communauté d’un pays voisin. On ne va jamais négocier avec le M23. Je veux la paix, mais pas à n’importe quel prix« , a écrit Patrick Muyaya paraphrasant le président Tshisekedi.
Ces prises de position musclées intensifient la pression sur le Rwanda. Bien que présents au sommet, les présidents congolais et rwandais ne se sont pas entretenus, encore moins salués, d’après des témoins sur place. Ceci reflète la défiance entre les deux pays.
Ce mini-sommet intervient alors que de nouveaux combats font rage dans la province du Nord-Kivu entre l’armée congolaise, les groupes armés Wazalendo et les rebelles du M23, soutenus selon Kinshasa par Kigali. Il s’agit de la première tentative africaine de médiation réunissant physiquement Tshisekedi et Kagame. Christian-Timothée MAMPUYA