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Élections : Cafco évalue avec les acteurs politiques la participation de la femme au processus électoral
Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco) évalue avec les acteurs politiques le niveau de la participation de la femme au processus électoral en cours. C’était au cours d’une matinée politique organisée à Kinshasa, en collaboration avec Olof Palm International Center avec le financement de l’Agence suédoise de coopération au développement.
L’objectif poursuivi en organisant cette activité est d’identifier les obstacles qui justifient le faible taux d’alignement des femmes sur les listes électorales, aussi de cerner les avantages découlant de l’alignement des femmes sur lesdites listes et développer un regard stratégique pour les femmes en les considérant comme un capital politique.
Me Viviane Kitete qui a pris la parole au nom de Cafco, a fait remarquer qu’après la publication des différentes listes des candidatures par la CENI, le taux d’alignement des femmes reste toujours faible sur les listes des partis et regroupements politiques, soit 17 % pour les législatures nationales et 25 % pour la députation provinciale. Et pourtant, la loi électorale, en son article 13, a prévu l’exemption des paiements des cautions aux partis et regroupements politiques qui aligneront le même nombre de femme que d’homme sur les listes électives. Malheureusement, cet article n’est pas contraignant, a déploré Me Viviane Kitete pour que tout parti politique puisse se soumettre à la volonté politique d’aligner les femmes sur les listes électorales.
Face à cette situation, elle a souligné que Cafco va persévérer dans son combat jusqu’à ce que la parité sur les listes électorales devienne une réalité en RDC.
Par ailleurs, le professeur François Elika, expert en coaching en matière électorale a encouragé les femmes à bien se vendre intellectuellement et à négocier des positionnements au sein des partis politiques sans forcément attendre la veille des élections. Il était question de responsabiliser les femmes et les inviter à avoir de la projection sur leur leadership. Est-ce qu’elles comprennent suffisamment les enjeux pour se positionner comme des personnes capables qui peuvent emmener et se constituer en capital politique dans des partis politiques? s’est interrogé l’expert en coaching. « Nous nous sommes rendu compte que les femmes ont besoin de mieux connaître les stratégies de marketing pour se vendre et se rendre utiles et être prêtes à s’offrir comme produit politique au sein des partis. Il faut apprendre à déjouer tout cela parce que le jeu n’a pas de sexe, le jeu politique est un jeu qui est structuré autour des dynamiques d’intérêt. Il faut que les femmes apprennent à faire passer leurs intérêts en premier, comme le font les hommes« , a-t-il soutenu.
Ensuite, le professeur François Elika est d’avis que les femmes ont un déficit en ce qui concerne la proactivité. A ce sujet, il a estimé qu’il faut développer la culture d’anticipation. Il ne faut pas toujours attendre que les élections arrivent. « Les partis politiques sont des machines à intérêt, il faut savoir se vendre pour s’offrir un certain nombre d’atouts qui sont l’expertise, la capacité du réseautage qui vous donne l’opportunité de montrer que vous pouvez drainer vers les partis politiques des masses, que vous pouvez aussi être dans le leadership de production utile pour que les partis gagnent avec vous. Mais nous considérons que les partis politiques doivent améliorer leur réceptivité de la cause de la femme« , a poursuivi cet expert.
Pour terminer, Cafco est d’avis que les statistiques concernant la représentativité des femmes dans les organes des prises de décision restent encore faible. D’où la nécessité de faire bouger les lignes. Ces statistiques démontrent que:
* au Gouvernement central, il y a 15 femmes sur 54 ministres, soit 27%;
* à l’Assemblée nationale, on compte 60 femmes sur 500 députés, soit 12 %;
* au Sénat, on dénombre 19 femmes sur 105 sénateurs, soit 18 %;
* à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, 75 femmes sur 625 députés provinciaux, soit 12 % ;
* Dans les entreprises publiques, on note 3 femmes sur 57 administrateurs délégués généraux, soit 5 % ;
* À la Fonction publique, il y a 7 femmes sur 66 secrétaires générales, soit 10 % ;
* À la Cour constitutionnelle, 1 femme sur 9 juges, soit 11 % ;
* À la Police nationale congolaise, on compte 3 femmes sur 30 commissaires divisionnaires, soit 10 %
* Aux Forces armées de la République démocratique du Congo, on note 3 femmes sur 120 généraux, soit 2,5 %
Aux gouvernements provinciaux, 3 femmes sur 26 gouverneurs, soit 19 %. Et cette plate-forme de femmes reconnait que cette persistance de disparité entre homme et femme est actuellement caractérisée dans tous les domaines de la vie nationale et en particulier dans les instances de prise de décision et cela empêche la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Mathy Musau