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EAC : le boycott de la réunion d’Arusha par Tshisekedi provoque la panique chez Kagame
Le président rwandais Paul Kagame est pris de panique à la suite du boycott par le chef d’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi du 23ème sommet extraordinaire de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Cette réunion virtuelle s’est tenue à Arusha le vendredi 7 juin. Le président congolais n’y a pas pris part bien qu’elle ait eu lieu en mode virtuel. C’est sans doute à cause de la position ambiguë de cette organisation sous régionale sur l’agression de la RDC par le Rwanda que le leader congolais a boycotté cette rencontre des chefs d’Etat. Son ordre du jour était essentiellement centré sur la validation du choix du nouveau secrétaire général de cette organisation.
En raison de l’absence de Félix Tshisekedi, le dictateur à la tête du pays de Mille collines a très mal pris la décision. Au terme de ce sommet extraordinaire, Paul Kagame a proposé la convocation d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’EAC. Il n’a pas révélé l’objet de cette rencontre dont il souhaite la tenue. Pour les analystes de la situation qui prévaut dans l’Est de la RDC, le chef de l’Etat rwandais veut prendre le devant pour une solution à l’amiable. Et pourquoi ? Parce que, pour ceux qui savent lire les signes de temps, l’homme fort de Kigali vient de commencer sa descente aux enfers. Le lynchage médiatique dont il est victime depuis un certain temps dans un documentaire qui met à nu la barbarie de sa dictature caractérisée par des assassinats des opposants, constitue un signe avant-coureur de son rejet par ses amis occidentaux qui soutiennent son régime à bout des bras. Ceux qui ont une bonne mémoire, se souviendront que l’ex dictateur zaïrois avait commencé sa fin de carrière par la même technique de ses soutiens.
L’autre raison qui explique la position de Paul Kagame est la montée en puissance des FARDC qui ont reconquis quelques agglomérations occupées par la coalition RDF-M23 dont il est le patron. Pour éviter une humiliation, il veut une négociation. Mais les Congolais ne sont pas dupes pour tomber dans le piège de Kagame. Ce n’est pas la première fois que les membres de l’EAC ont tenté une médiation entre les deux parties en guerre. Malheureusement, l’autocrate rwandais a toujours rejeté les résolutions de ces différents forums. Rien ne prouve que cette fois-ci il va s’incliner devant la prise de position de ses pairs, bien que l’initiative de la réunion vienne de lui.
Pour revenir au boycott du sommet extraordinaire de l’EAC par le président congolais, il faut souligner que les propos tenus dernièrement par William Ruto, président kenyan, sur l’identité du M23 ne sont pas de nature à ramener la paix. Déclarer que ce mouvement des terroristes est congolais et que ce qui se passe dans la partie est du pays est une affaire congolo-congolaise, c’est cracher sur la mémoire des millions de morts victimes de la barbarie du M23 et des RDF (Forces de défense rwandaises). Une telle déclaration de la part du président d’un pays considéré comme un des partenaires clé de la RDC ne devait que susciter indignation de la part du chef de l’ État congolais. D’où cette grave décision de sa part. Comme il l’a déjà dit et redit, Félix Antoine Tshisekedi ne souscrit pas au schéma du dialogue avec le M 23. Reste à savoir à présent comment vont réagir les autres États membres à la proposition de l’organisation d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la communauté faite par Paul Kagame.
Concernant le point essentiel de la réunion virtuelle de vendredi 7 juin à savoir, la validation du choix de la nouvelle secrétaire générale, l’honneur est revenu à la kenyanne Veronica Mueni Nduva. Après sa désignation, elle a déclaré dédier son mandat au développement de la sous-région et à l’intégration.
Pour mémoire, la Communauté de l’Afrique de l’Est est une organisation intergouvernementale régionale de huit (8) États partenaires ci-après : la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la République fédérale de Somalie, le Soudan du Sud, l’Ouganda et la République unie de Tanzanie. Son siège est situé à Arusha en Tanzanie. C’est seulement depuis le 4 mars 2024 que la Somalie en est devenue membre à part entière.
A tout prendre, gardons-nous d’un triomphalisme hâtif au regard de ce qui se passe du côté de Kigali. L’home est si rusé que son idée de la réunion des ministres des Affaires étrangères peut se révéler un piège. Nous craignons que Paul Kagame soit à bout d’inspiration diabolique. Il a encore plusieurs cordes à son arc. Muke MUKE