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Désengorgement de la nationale N°1 : Vivement la réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi
Les voyageurs qui fréquentent la nationale N° 1, dans sa partie Kinshasa-Matadi, continuent toujours à se plaindre des embouteillages fous qu’ils rencontrent le long de leurs voyages. Malgré l’interdiction de circulation imposée aux véhicules remorques avant 22 heures, les chauffeurs de ces lourds engins agissent comme s’ils se trouvaient dans un territoire conquis où il n’existe ni loi ni autorité. De plus en plus des voix s’élèvent pour réclamer la réhabilitation effective de la voie ferrée Kinshasa-Matadi en vue de désengorger la voie routière qui est souvent asphyxiée. Cela nécessite obligatoirement la redynamisation de l’Office national des transports (Onatra) dont la situation laisse à désirer.
Comme l’a déclaré Henry Morton Stanley, « sans le chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny« . Aujourd’hui, la vérité est là. Le chemin de fer Kinshasa –Matadi n’existe que de nom. Depuis la descente aux enfers de l’Onatra et de la Société nationale des chemins de fer (SNCC), l’économie congolaise dégringole.
Concernant l’Onatra, la paralysie est due notamment à la mauvaise gestion de cette entreprise de l’Etat qui a conduit au délabrement notamment de la voie ferrée qui relie Kinshasa à Matadi. Cette asphyxie s’est accélérée avec la concurrence déloyale dont l’Onatra est victime de la part de certains opérateurs économiques congolais et expatriés qui se sont livrés aux mêmes activités que celles de cette société.
Pour preuve, la voie ferrée Kinshasa–Matadi a été totalement négligée au profit de certains hommes d’affaires qui se sont érigés en transporteurs au détriment de l’Onatra, dont le chemin de fer devait servir de voie d’évacuation des marchandises vers le port de Matadi.
Déconfiture
A analyser de près objectivement la situation que traverse cet office, il revient que ses dirigeants sont responsables à plusieurs égards de cette déconfiture. Il est vrai que la plupart des entreprises publiques sont très mal gérées, mais le cas de l’Onatra semble être plus grave que les autres sociétés étatiques.
Aujourd’hui, cet office ne dispose plus d’une locomotive digne de ce nom pour voyageurs. Alors que nous sommes à l’ère des Trains à grande vitesse (TGV), l’Onatra utilise encore des wagons de Moyen-Age. Les rails, qui datent d’avant l’indépendance du pays, ne sont même pas entretenus. A certains endroits, ils sont envahis par de longues herbes qui empêchent les machinistes de conduire normalement.
Dépenses faramineuses
Pourtant, avec un peu de détermination, doublée de transparence dans la gestion des recettes financières que génèrent quelques activités lucratives qu’elle exerce, cette entreprise peut bien se réveiller de sa léthargie.
Malheureusement, ces recettes sont englouties dans les avantages faramineux alloués aux membres du Conseil d’administration et de ceux du Comité de gestion.
A titre exemplatif, nous citerons le cas des loyers exorbitants accordés aux DG et DGA, dont les montants tourneraient autour des 4.000 à 5.000 dollars américains pour chacun, selon les informations dignes de foi recueillies auprès des agents de cette entreprise.
Pourtant, il existe des villas de luxe construites depuis l’époque coloniale pour des hauts cadres de cette société. Au lieu d’y habiter, ils préfèrent toucher des sommes faramineuses C’est très scandaleux pour une entreprise qui n’arrive pas à payer à termes échus ses travailleurs et à liquider les décomptes finals de ces nombreux agents retraités.
Pour ceux-ci, il sied de signaler qu’il y en a qui totalisent plus de 5 voire 10 ans sans toucher leurs dûs, cependant, ils continuent à percevoir leurs salaires comme s’ils étaient encore en activité.
Une cure de choc
Une telle gestion obscurantiste d’une entreprise ne peut pas lui permettre d’investir dans des domaines clés de son objet social. Il est donc normal que l’Onatra se retrouve là où il est aujourd’hui.
Les conséquences de l’envahissement de la nationale n°1 par des véhicules remorques sont fâcheuses tant sur le plan économique que social. Par conséquent, il importe que l’Onatra subisse une cure de choc pour faire réhabiliter et moderniser sa voie ferrée Kinshasa-Matadi, afin que tous les conteneurs des marchandises prennent cette voie.
Pour ce, il faut un management visionnaire à la tête de ladite société pour sortir des sentiers battus.
Muke MUKE