Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , est arrivé ce jeudi 22 octobre à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la…
Des projets structurants pour nos territoires
Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Le soleil va-t-elle enfin se lever sur les 145 territoires de la RDC ? Devanture, façon cache-misère, Kinshasa va-t-il jeter un coup d’œil sur son arrière-boutique délaissée depuis le départ des Belges ?
A en juger par l’accord entre le Gouvernement et des investisseurs…chinois, le maillage infrastructurel du vaste territoire rd congolais va démarrer. Les 145 territoires vont pouvoir voir sortir de terre des bâtiments administratifs, des centres de santé, des écoles, des ponts jetés sur les rivières, bref Congo profond va enfin rimer avec infrastructures de base. Qui s’en plaindrait ?
Quand on sait que le jacobinisme à outrance de saison depuis des lustres au Congo-Zaïre a fait de Kinshasa l’alpha et l’oméga de tout un pays-continent ! Conséquence, la capitale aspire toute la sève en desséchant le reste du pays. Un exode à très large spectre. Il s’agit, maintenant, de conférer un contenu concret à la formule mobutienne « Kinshasa n’est pas le Zaïre« .
A ce sujet, il n’y a pas 36 solutions pour redonner vie à nos territoires. Les réconcilier avec la modernité passe par la construction – et dans certains cas- la réhabilitation des infrastructures classiques.
Il faudrait seulement se prémunir contre la propension au tape-à -l’œil qui conduit très souvent les dirigeants congolais à sacrifier des projets structurants sur l’autel du gigantisme inopérant. Les territoires congolais ont besoin non pas d’infrastructures pharaoniques ou juste cosmétiques, mais des réalisations fonctionnelles à effets multiplicateurs. Chaque territoire devrait bénéficier d’un ou deux investissement(s) susceptible(s) de structurer la vie communautaire.
Enfin, cela n’aura échappé à personne que le timing de deux ans de ces travaux d’Hercule pour l’arrière-pays se recoupe avec le calendrier…du marathon électoral. La livraison de différents ouvrages devant se faire en…2023. Un argumentaire en… béton pour Fatshi. Avec à la manœuvre les mêmes Chinois que le nouveau pouvoir rd congolais avait semblé reléguer au second plan, tropisme occidental oblige.
Problème, l’Occident- à commencer par les Etats-Unis d’Amérique- ne se distingue pas ou plus par des investissements massifs en Afrique. Pour un chef d’Etat africain en quête du concret, Pékin s’avère l’adresse indiquée.
Alors, retour à la realpolitik pour le successeur du sinophile Kabila ? Ça y ressemble fortement. En revisitant le père de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine, Deng Xiaoping, le Président Tshisekedi peut tomber sur cette phrase : « Peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape la souris« .
José NAWEJ