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Des journalistes des radios communautaires sensibilisés à la désinformation et aux VBG numériques
Un webinaire de renforcement des capacités des journalistes des radios communautaires et des acteurs de la société civile sur la lutte contre la désinformation, les violences basées sur le genre et la sécurité des journalistes a été lancé hier mardi 2 décembre à Kinshasa en présentiel et en provinces en ligne. Ce, dans le cadre de la campagne internationale des 16 jours d'activisme contre les VBG. L'initiative est portée par la Fédération des radios de proximité du Congo (FRPC) avec l'appui de l'Unesco.
Ouvrant les assises, un conseiller au ministère de la Communication et des Médias a salué l'importance de cette formation qui vise à doter les journalistes d'outils adaptés dans un contexte marqué par une circulation rapide et souvent incontrôlée de l'information.
" La désinformation constitue un véritable fléau, d'autant plus qu'elle est aujourd'hui renforcée par les avancées technologiques, la multiplication des sources médiatiques et l'explosion des réseaux sociaux. L'usage abusif de l'IA par certains journalistes constitue une violation des principes éthiques et déontologiques de la profession", a-t-il déclaré.
A cet effet, révèle l'intervenant, le ministère a instauré un briefing régulier pour éclairer les professionnels des médias et encouragé les radios communautaires à poursuivre leur travail avec prudence et courage.
HALTE AUX FAKE NEWS !
Président du conseil d'administration de la FRPC, Modeste Shabani a insisté sur l'urgence de lutter contre la prolifération de fausses informations, des discours haineux et de l'utilisation abusive de l'intelligence artificielle.
" Face à ces défis, notre objectif est de former les journalistes issus des radios associatives, communautaires et professionnelles. De constituer un échantillon de 270 journalistes provenant de 145 territoires et 30 acteurs de la société civile des 26 provinces. De leur procurer des outils nécessaires pour exercer leur métier avec rigueur, éthique et résilience", a-t-il précisé.
Modeste Shabani a également plaidé pour la création d'un mécanisme d'appui dédié aux médias communautaires : " Je suggère la mise en place un fonds national spécial d'appui aux médias communautaires afin de soutenir la relance des stations sinistrées, de remplacer les instruments détruits et garantir la continuité de la diffusion dans les zones touchées par les conflits", a-t-il signifié.
Représentant de l'Unesco en RDC, Isaias Barreto Da Rosa a insisté sur l'importance du rôle des radios communautaires et de la société civile dans la consolidation de la démocratie et de la défense des droits humains.
"Nous vivons aujourd'hui une révolution technologique sans précédent. L'IA transforme la production et la diffusion de l'information. Mais, cette transformation s'accompagne de nouveaux risques : la désinformation, le fake news, la manipulation de l'opinion, les cyberattaques, les atteintes à la vie privée, les menaces croissantes contre la sécurité physique et numérique des journalistes, en particulier les femmes".
Dans plusieurs régions, constate-t-il, les journalistes sont contraints d'abandonner leur métier, parce que l'accès à l'information fiable devient un combat quotidien. Il est impératif de renforcer les compétences en déontologie, vérification des faits, couverture responsable en période de crise et usage éthique des outils numériques", a-t-il insisté.
"La sécurité des journalistes est pour l'Unesco une priorité absolue, car sans journalistes protégés, il n'y a ni liberté d'expression, ni démocratie, ni développement durable", a, pour sa part, estimé le représentant de l'Unesco.
Tricya MUSANSI