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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , est arrivé ce jeudi 22 octobre à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la…
De la police de JKK à celle de… Fatshi
Avec le début en 1990 du laborieux, cabossé et chaotique processus de démocratisation, une métonymie dévastatrice s’est développée. Celle qui consiste à associer invariablement le nom du Président de la république en exercice à toute bavure de la Police et de l’Armée. Ainsi, des concepts comme la soldatesque de Mobutu et, plus récemment, la police ou l’Armée de Kabila ont fait florès.
A l’ère et à l’heure des NTIC, la mise à jour s’invite et s’impose. Mutatis mutandis, la police qui s’est illustrée, mercredi 15 septembre dernier, est celle de… Fatshi. Sacré client de ce que la planète Terre compte d’activistes des droits de l’homme, Joseph Kabila s’étant retranché , tel un ermite , dans sa ferme de Kingakati . Hier heureux bénéficiaire des dérapages des forces de sécurité, Félix-Antoine Tshisekedi en devient comptable !
Matraque, gaz lacrymogène, eau chaude, tirs de sommation, tirs à balle réelle…Bref l’usage disproportionné de la force lors des manifestations publiques a changé de visage. Et donc de nom. Ainsi va la chronique de la répression sous les tropiques zaïro-congolaises.
Blanchi sous le harnais respectivement de feus Gizenga et de Tshisekedi-père, Adolphe Muzito et Martin Fayulu auront beau jeu de multiplier des appels à marcher. Comme au « qui perd, gagne« , ces deux mollahs de l’opposition -résistance à Fatshi savent que toute bavure policière sera mise sur le dos de leur ex-partenaire de Genève. Même si ce dernier se trouve à mille lieues de Kinshasa !
En prenant à témoin la MONUSCO et la…CPI, le tandem Fayulu-Muzito mise sur cette jurisprudence mortifère qui précipita la dévaluation suivie de la démonétisation du Maréchal-Président. Cette métonymie destructrice – réductrice dans certains cas- qui a fait de JKK et de certains de ses proches les « damnés » de l’Occident. Sanctions et autres restrictions ciblées faisant foi.
Fort de son tropisme occidental et du soutien très tropicalisé incarné par notre « Nzita » national, Fatshi bénéficie encore d’une sympathie en béton-armé ?- des partenaires « traditionnels » de la RDC. En témoigne le service minimum post-répression de la marche du 15 septembre.
Loin d’être un chèque en blanc, cet état de grâce obéit à des logiques géopolitiques qui, par définition, sont aussi fluctuantes qu’évanescentes. Du cimetière chrétien de Rabat où il gît, le Président Mobutu en sait quelque chose. José NAWEJ