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Dans un mémo déposé hier au terme d’une manifestation à Kinshasa : Les Confessions religieuses congolaises exigent à l’UE de se désengager du contrat signé avec le Rwanda
Les chefs des Confessions religieuses congolaises se sont rendus, hier mardi 27 février 2024 à l’Ambassade de l’Union européenne à Kinshasa, afin de remettre un mémo demandant à cette institution de se désengager du contrat signé avec le Rwanda sur la création de la chaîne de valeur pour les minerais stratégiques et critiques.
Sous la direction de l’archevêque général Evariste Ejiba Yamapia, porte-parole de la plateforme des Confessions religieuses réunies au sein de la commission d’intégrité et médiation électorale (Cime), les chefs religieux ont entrepris une marche à pied depuis le Quartier général de l’Armée du Salut, situé à environ 200 mètres du siège de la délégation de l’Union européenne.
Après un bref échange avec le responsable de la sécurité de l’ambassade, visiblement surpris par leur passage, les chefs religieux ont réussi à rencontrer l’Ambassadeur de l’Union européenne au rez-de-chaussée du siège, où au moment venu, ils ont remis leur mémo. Bien qu’il ait refusé de divulguer à la presse le contenu précis de ce document, le révérend Ejiba Yamapia, a néanmoins révélé les points importants de ce document.
Tout d’abord, il demande à l’Union européenne de se désengager du contrat avec le Rwanda. Deuxièmement, il insiste sur la nécessité d’une implication visible de la part de l’Union européenne, plutôt qu’une simple implication de façade où les paroles ne sont pas suivies d’actions concrètes sur le terrain. Par ailleurs, les chefs religieux attendent de l’Union européenne qu’elle ordonne au M23, soutenu par le Rwanda, de se retirer du territoire congolais.
« Nous voulons la paix, rien d’autre. La paix pour le Congo, ce qui permettra le développement de notre pays », a lancé M. Yamapia.
Il convient de rappeler que l’UE et le Rwanda ont récemment signé le 19 février un protocole d’accord visant à promouvoir le développement de chaînes de valeur durables et résilientes pour les matières premières critiques. Cet accord vise à renforcer le rôle du Rwanda dans la promotion du développement durable en Afrique. Cependant, les Confessions religieuses estiment que ce contrat pourrait avoir des conséquences négatives sur la situation sécuritaire en RDC, d’autant plus que Kigali est indexé dans plusieurs rapports des experts des Nations Unis d’être l’instigateur de l’insécurité dans la région des Grands Lacs. D’où leur demande de désengagement vis-à-vis du Rwanda.
Par ailleurs, les signataires du mémo ont pris rendez-vous avec l’Ambassadeur de l’Union européenne le vendredi 2 mars. Ça sera l’occasion pour eux de discuter plus en détail des préoccupations et des attentes des Confessions religieuses quant à l’implication de la communauté internationale dans la recherche de la paix en RDC. Ils prévoient également de rencontrer l’ambassadrice de l’Union africaine et la représentante du Secrétaire général des Nations Unies, qui est également cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Christian-Timothée MAMPUYA