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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Dans son message d’investiture, Félix-Antoine Tshisekedi: vers un gouvernement de cohésion nationale ?
Dans son message d’investiture du 20 janvier dernier, le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) a fait une déclaration forte en laissant entendre que l’opposition a sa place dans la gouvernance du pays. Du coup, la rumeur de la formation future d’un gouvernement de cohésion nationale a flambé la toile. D’aucuns pensent que FATSHI va incorporer dans la prochaine équipe gouvernementale les membres d’Ensemble de Moïse Katumbi qui est parvenu à faire élire un nombre important de députés.
AU regard de cette annonce, les analystes de la scène politique rd congolaise s’interrogent: quelle formule FATSHI va utiliser après le fiasco du mariage CACH-FCC?
Une autre difficulté, et non la moindre, reste l’accord controversé de Nairobi entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, où il aurait été conclu que c’est le leader de l’UNC qui occuperait le poste de Premier ministre en cas de victoire de FATSHI à la présidentielle. Mais cet accord n’a pas été conclu en 2019.
Étant donné que cette fois-ci l’UNC a fait voter un nombre important de députés nationaux, ne va-t-elle pas exiger l’application dudit accord ?
En tout état de cause, la formation d’un gouvernement de cohésion nationale permettrait de favoriser la réconciliation nationale. Surtout entre certains compatriotes de l’UDPS et ceux d’Ensemble, qui se sont bousculés pendant la campagne électorale et après la proclamation des résultats de la présidentielle.
Il est vrai que le président de la République qui vient d’entamer son dernier mandat, fera face à de nombreux défis qui exigent de lui un dépassement de soi s’il veut entrer tête haute dans les annales de l’histoire tumultueuse de la RDC.
Au nombre de ces contraintes, il y a notamment la réduction drastique du train de vie des institutions du pays, qui passe par la baisse sensible de la taille du gouvernement.
On redoute que la plupart des politiques puissent user de toutes sortes de pression pour faire partie de l’Exécutif national, y compris même les députés.
FATSHI risquerait de se trouver entre le marteau et l’enclume. Il lui revient de s’assumer en âme et conscience pour ne pas tomber dans le piège des thuriféraires de tous bords.
Le plus important pour lui c’est de respecter les grands engagements qu’il vient de prendre vis-à- vis du peuple congolais. Il a promis de corriger les erreurs commises pendant le mandat précédent. D’aucuns attendent le voir mettre fin à la complaisance envers ses collaborateurs, traités de tous les maux, notamment de corruption, de népotisme, de trafic d’influence, de détournement, de fraude…
Le peuple attend aussi la fin de l’occupation d’une partie du territoire national par les terroristes du M23. L’état de siège qu’il a instauré n’a produit aucun effet palpable.
Mort et désolation sont le lot quotidien des Congolais vivant dans la partie septentrionale du pays. C’est d’ailleurs une surprise que le chef de l’Etat ait été voté massivement par les électeurs de ce coin de la RDC.
Il ne doit pas dormir sur ses lauriers. Comme il l’a reconnu lui- même. Nous pensons qu’il est effectivement conscient des attentes du peuple et qu’il a mesuré réellement l’ampleur de sa tâche. Muke MUKE