Dernière minute
Société
Traduire en français : " Lifelo ata etondi place ya Satana ezalaka toujours réservée !" "Même si l'enfer est plein, la place de Satan est toujours réservée" C'est une expression souvent utilisée pour dire que chacun finira par répondre de ses actes, ou que certaines conséquences sont inévitables…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
CRISE SECURITAIRE DANS L'EST : "Plus de 1,6 million d'enfants déscolarisés", alerte Unicef
Face à l'intensification de la violence et des déplacements dans l'Epst de la République Démocratique du Congo, l'UNICEF appelle à des mesures d'urgence pour sauver l'année scolaire de centaines de milliers d'enfants, renseigne un communiqué de presse de ce Fonds onusien. Avant même cette récente escalade du conflit, le système éducatif à l'Est du pays était déjà sous une immense pression, notamment en raison du nombre élevé de personnes déplacées. Plus de 6,5 millions de personnes, dont 2,6 millions d'enfants, ont été contraintes de fuir leur foyer dans la région, note la source.
Depuis le début de l'année, les violents affrontements ont entraîné la fermeture de plus de 2.500 écoles et espaces d'apprentissage dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris ceux dans les camps de personnes déplacées, souligne la source. Entre les écoles fermées, endommagées, détruites ou transformées en abris, 795.000 enfants sont désormais privés d'éducation contre 465 000 en décembre 2024. En incluant la province de l'Ituri, plus de 1,6 million d'enfants dans l'Est de la RDC sont actuellement déscolarisés, fait remarquer la source.
Cependant, "la situation est catastrophique pour ces enfants", alerte Jean Francois Basse, Représentant par intérim de l'UNICEF en RDC. "C'est l'éducation et tout l'accompagnement qu'elle offre qui permet aux enfants de retrouver un semblant de vie normale, de se reconstruire et d'envisager l'avenir après ce conflit", poursuit la source.
Bien que les écoles de Goma aient rouvert leurs portes le 10 février, très peu d'élèves ont repris les cours, de nombreux parents craignant que la situation sécuritaire reste trop dangereuse, évoque la source.
Puis, il a souligné qu'en période de crise, l'école joue un rôle fondamental pour maintenir une certaine stabilité et fournir un espace sécurisé qui protège les enfants d'éventuels recrutements par des groupes armés ou des violences sexuelles. Les écoles peuvent également offrir aux enfants ayant subi des traumatismes un accès à un soutien psychosocial.
Ensuite, l'UNICEF soutient la continuité de l'éducation à l'Est de la RDC en collaborant avec ses partenaires pour mettre en place des espaces d'apprentissage temporaires et distribuer du matériel scolaire ainsi que des kits d'hygiène et d'assainissement. L'UNICEF envisage également des modalités d'éducation par radio et des programmes d'apprentissage accéléré pour atteindre les enfants les plus éloignés et marginalisés. Avec la présence de mines et de munitions non explosées autour de Goma, y compris à l'intérieur ou à proximité des écoles, l'UNICEF mènera des actions de sensibilisation aux dangers liés aux engins explosifs.
Enfin, l'UNICEF appelle également toutes les parties au conflit à respecter les établissements scolaires et les infrastructures civiles, conformément à leurs obligations en vertu du droit international, et à cesser immédiatement toute utilisation des établissements d'enseignement à des fins militaires.
Mathy MUSAU