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contrats sino-congolais : Des organisations de la Société civile appellent la justice à sanctionner des personnes qui se sont enrichies au détriment du pays
Quelques organisations de la société civile de la RDC dénoncent le silence de la justice congolaise face à ce qu’elles qualifient d’abus constatés dans la gestion du contrat chinois de 2008 à 2023. C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mardi 20 février à Kinshasa par le président du Conseil d’administration de l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) Floribert Muteba Tshitenge et le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) Me Jean-Claude Katende.
Les organisateurs ont évoqué la publication le 15 février 2024 par l’inspection générale des finances (IGF), de son rapport sur la convention de collaboration d’avril 2008 signée entre la RDC et le Groupement d’entreprises chinoises. Selon ce rapport, le contrat sino-congolais est géré dans une opacité et au détriment de la RDC. Cette situation a conduit le président de la République à mettre en place une commission chargée de contacter la partie chinoise pour renégocier ledit contrat, d’une part, et rééquilibrer les avantages, d’autre part.
Cependant, ces organisations estiment qu’un autre contentieux concerne tous ceux qui ont participé à la gestion du contrat sino-congolais, entre 2008 et 2023, et qui ont commis plusieurs abus qui mériteraient que des poursuites judiciaires soient ouvertes contre eux pour notamment la surfacturation des infrastructures. Dans les 822 millions de dollars américains investis dans les infrastructures, il y a des infrastructures surfacturées (Boulevard du 30 Juin : 6 km pour 46 millions de dollars américains, Hôpital du Cinquantenaire : 114 millions de dollars américains, Avenue Sendwe : 2 km pour 5 millions de dollars américains, Avenue devant le Stade des Martyrs : 1 km pour 25 millions de dollars américains, Boulevard Triomphal : 1,2 km pour 36 millions de dollars américains, Stade de Bukavu non achevé : 10 millions de dollars américains ; Stade de Bunia non construit : 10 millions de dollars américains et le Stade de Goma non construit : 10 millions de dollars américains).
Ainsi que l’ambiguïté et confusion concernant le prêt de 32 millions de dollars américains accordé à la GCM par la Sicomines
Le rapport de l’IGF révèle que la Gécamines n’a fourni aucune pièce attestant qu’elle avait encaissé ces fonds, alors que du côté de la Sicomines aucun document bancaire attestant qu’au 1er avril 2009, son compte a été crédité de 32 millions de dollars américains, n’a été remis aux inspecteurs de l’IGF.
Bien que ce rapport a été partagé avec les autorités judiciaires notamment le Procureur général près la Cour de cassation, les responsables de la GCM, de Sicomines, de l’Agence congolaise des grands travaux et du ministère des Infrastructures n’ont jamais été interpellés pour rendre compte des abus décrits ci-dessus.
C’est ainsi que ces organisations invitent le Procureur général près la Cour de cassation à mettre fin au silence de la justice sur ce dossier, en poursuivant toutes ces personnes qui se sont enrichies au détriment de l’Etat.
«Nos organisation stigmatisent le manque de redevabilité dans la gestion du contrat chinois, une attitude qui risqueraient de consacrer l’impunité des gestionnaires dudit contrat même pour l’avenir», font-ils remarquer.
Avant cette déclaration, une minute de silence a été observée en mémoire de Godé Kalonji, journaliste au quotidien La Tempête des Tropiques, décédé le 5 février 2024 qui a longtemps travaillé avec ces organisations de la société civile. Mathy MUSAU