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Constant Mutamba s’enlise dans une spirale autodestructrice !
Le désormais ex-ministre d’Etat, ministre de la Justice & Garde des Sceaux ne cesse de se faire remarquer. Même et surtout en étant hors de la scène politique. Cette posture le pousse, à son corps défendant, à enchaîner contradictions et invectives. Et également reprobation de ses soutiens. Constant Mutamba semble, aujourd’hui, s’enliser dans une spirale d’autodestruction politique. De plus en plus marginalisé sur la scène publique, l’ancien ministre s’illustre désormais par un populisme outrancier et une victimisation systématique. Une stratégie, destinée à détourner l’attention des accusations graves qui pèsent sur lui. Certains médias proches de son camp dénoncent un prétendu complot monté contre sa personne – sans en apporter la moindre preuve.
Depuis le déclenchement de ce dossier très sulfureux, l’homme qui a marqué son entrée au ministère avec son chien en laisse, se livre, sans relâche, à multiplier des sorties médiatiques. Des occasions rêvées, pour lui, d’accabler le pouvoir en l’accusant d’orchestrer une cabale politico-judiciaire contre lui. Ses accusations restent fondées davantage sur des slogans que sur des faits tangibles que d'aucuns attendent voir. L’objectif étant surtout deporter atteinte à la reputation des institutions judiciaires du pays. À ce jour, aucune preuve formelle n’est venue étayer ses accusations.
DES DOSSIERS BIEN DOCUMENTES PAR DES SOURCES JUDICIAIRES
Et pourtant, les griefs mis à charge de Constant Mutamba sont loin de relever d’une cabale imaginaire ou, comme il le chante, d’une cabale politico-judiciaire,,, mais de dossiers documentés, difficiles à déconstruire par des sources judiciaires. L’ancien ministre de la Justice est notamment soupçonné de tentative de détournement de plusieurs millions de dollars lors de son passage au gouvernement. Si ces faits sont confirmés, il ne s’agira ni plus ni moins que d’une procédure judiciaire normale face à des actes répréhensibles.
Durant son mandat, Constant Mutamba a souvent été critiqué pour une gouvernance opaque et autoritaire. Que peuvent signifier son ingérence dans des affaires judiciaires, ses critiques publiques des décisions de justice jugées défavorables, sinon l’expression d’un mépris manifeste pour l’indépendance de la justice et l’État de droit.
DES LIBERATIONS DOUTEUSES SOULEVANT DE VIVES INQUIETUDES
Le mandat de Constant Mutamba était marqué par des liberations douteuses des prisonniers et autres détenus. Aussi des témoignages concordants évoquent-ils des libérations arbitraires, ordonnées sous sa direction, de criminels notoires : des membres de gangs violents (notamment des tristement célèbres Kulunas) ainsi que des individus soupçonnés d’appartenir aux ADF, un groupe armé terroriste actif dans l’est du pays. Ces décisions administratives, prises en dehors de toute procédure judiciaire régulière, ont suscité une onde de choc dans l’opinion.
Une telle bienveillance à caractère populiste envers les ennemis de la paix interroge : au profit de qui et dans quell but ce laxisme a-t-il été appliqué ? En agissant ainsi, M. Mutamba a non seulement affaibli l’autorité de l’État, mais aussi envoyé un message dangereux à ceux qui menacent la stabilité nationale.
UN POPULISME FRISANT LA DEMAGOGIE
Pris aujourd’hui dans cette tourmente judiciaire, l’ancien ministre semble s’adresser à des segments marginaux de la population, voire à des milieux criminels, en se présentant comme l’ultime défenseur des laissés-pour-compte. Cette stratégie populiste, mêlant attaques contre les élites, dénonciations infondées contre la justice et posture victimaire, flirte dangereusement avec la démagogie. Ce discours n’a plus rien de politique : il s’apparente à une tentative de manipulation de l’opinion, visant à créer la confusion et à s’ériger, à tort, en martyr d’un système prétendument corrompu.
APPEL AU RESPECT DE L’INDEPENDENCE DE LA JUSTICE
Dans les milieux juridiques, universitaires et politiques, la stratégie de Mutamba est largement décriée. Les analystes appellent à la retenue, et surtout au respect de l’indépendance de la justice. La séparation des pouvoirs reste l’un des fondements de toute démocratie veritable et surtout d’un Etat de droit..
S’il est convaincu d’être victime d’un complot, tel qu’il le clame haut et fort, qu’il en apporte les preuves devant les juridictions compétentes. Les audiences daans lesquelles il va comparaître restent une opportunité pour étaler ces preuves. Car en l’état, le dossier judiciaire semble plus consistant que sa ligne de défense.
Autrefois perçu comme un jeune leader prometteur, Constant Mutamba donne désormais l’image d’un homme acculé, prêt à tous les artifices pour se maintenir à flot. Mais cette fuite en avant nuit gravement à sa crédibilité et à son avenir politique.
Dans une République digne de ce nom, ni la clameur populiste ni la posture de victime ne doivent faire obstacle à la justice. La RDC a besoin de dirigeants responsables. Des pyromanes politiques n’y ont pas leur place.
Kléber KUNGU