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Conséquence de l’improvisation : Les conseils communaux manquent de cadre de travail
Incroyable mais vrai. Les élus des conseils communaux issus des scrutins du 20 décembre 2023 n’ont pas de cadre de travail où tenir leurs réunions. L’un d’eux, qui a requis l’anonymat, est monté au créneau pour stigmatiser le fait que depuis leur élection ils ne savent pas se réunir pour préparer le règlement intérieur. Celui qui a porté à la connaissance du public cette information, est l’un des conseillers d’une municipalité de la ville de Kinshasa. Selon lui, cette situation est presque générale sur l’ensemble du territoire national.
S’il en est ainsi, pourquoi avoir organisé des élections au niveau communal ?, s’interroge le commun des mortels. La réponse est claire. Il s’agit tout simplement du manque de planification, conséquence dû à l’improvisation dans le chef de ceux qui dirigent le pays.
À ce propos, il importe de souligner que certaines Assemblées provinciales ne disposent pas toujours des sièges depuis qu’elles ont été mises en place après les élections de 2006. Elles occupent en location des locaux de certains services publics ou même des particuliers. Ils n’ont rien fait depuis tout ce temps pour construire leurs propres bâtiments. Si l’Assemblée provinciale de Kinshasa dispose d’un joli siège, c’est grâce à la coopération du gouvernement avec l’Union européenne (UE). À Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, le bâtiment qu’occupe l’Assemblée provinciale est un héritage de l’époque coloniale.
Ces deux exemples prouvent à suffisance qu’il se pose un problème très sérieux dans la gouvernance du pays. Si le cadre de travail des conseillers communaux pose problème, qu’en sera-t-il de leurs rémunérations ? Pour les députés provinciaux, cette question se pose avec acuité. Il y a des fois où ils enregistrent plusieurs mois d’arriérés d’émoluments. Pour qu’ils soient payés, ils sont obligés de faire beaucoup d’acrobaties et même de bruits.
Tous ces problèmes financiers et logistiques font remonter à la surface la question de la nécessité des institutions nées à la faveur de la Constitution de 2006. Certains constitutionnalistes remettent en cause la Loi fondamentale car, arguent-ils, elle n’est qu’un copier-coller des textes conçus ailleurs. D’où l’impérieuse nécessité de revoir certaines dispositions de notre Constitution.
À ce sujet, sans parti pris, il faut reconnaître que l’existence de certaines institutions qui grèvent inutilement les finances publiques, est à revoir. Si elles ne doivent pas être supprimées, du moins leur taille doit être sensiblement réduite.
Pour revenir sur le cas précis des conseillers communaux, il y a lieu de se poser la question de savoir s’ils ont été pris en compte par le budget 2024. Si tel n’est pas le cas, les parlementaires sont obligés, lors du débat sur cette matière, de créer une ligne de dépense pour la prise en charge de ces élus.
Gare à la création des ministères sans Infrastructures
La question qui nous préoccupe ici peut aussi se poser au niveau du gouvernement central au cas où, lors de la formation de la future équipe gouvernementale, de nouveaux ministères sont créés. Gare donc à la création des ministères sans infrastructures. À l’heure actuelle, certains secrétariats généraux manquent d’espaces de travail. Les agents qui y sont affectés sont confinés à tel point qu’il ne leur est pas aisé de prester correctement.
Si à ce niveau les difficultés de ce genre se posent, il n’est pas étonnant que les directions et les divisions soient sérieusement confrontées aux mêmes défis. La conséquence est que beaucoup d’agents et même de cadres ne se présentent pas à leur lieu de travail. Ce sont des chômeurs déguisés que l’Etat paie, alors qu’ils ne lui rendent aucun service.
A prendre en compte tous ces défis que le gouvernement doit relever, l’on se demande si tous ceux qui se battent aujourd’hui bec et ongles pour devenir ministre se rendent compte de l’ampleur de la tâche qui les attend. Celle-ci est énorme. Pour s’en sortir, l’actuel informateur est appelé à faire des propositions idoines au chef de l’Etat pour éviter cette cacophonie dans le fonctionnement de certaines institutions, car tout ce désordre ne fait que ternir l’image du pays. Muke MUKE