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Conseil de paix et de sécurité de l’UA : La RDC partagée entre neutralité et fermeté face à Kigali
À la veille du mini-sommet d’Addis-Abeba qui a réuni le week-end dernier les chefs d’Etat et de gouvernement du continent, la RDC a été élue membre du Conseil de paix de l’Union africaine (UA). Cette élection est intervenue à l’heure où la coalition RDF-M23, mondialement connue comme étant soutenue par Paul Kagame, met les bouchées doubles pour prendre la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Des bombes ont été larguées sur l’aéroport international de cette ville, endommageant des aéronefs civils, alors qu’elles visaient les avions des FARDC. Ce regain de violence à l’heure où se tient le mini-sommet d’Addis-Abeba prouve à suffisance le mépris et le dédain de Paul Kagame vis-à-vis de ses pairs.
Cette désignation arrive également au moment où le chef d’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo venait de rappeler urbi et orbi, devant les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités en RDC, sa ferme détermination de ne pas dialoguer avec les terroristes du M23. Il a réitéré la même position à Addis-Abeba comme pour afficher son intransigeance sur cette question.
« D’ailleurs, les assises de la capitale éthiopienne ont accouché d’une souris. Les pourparlers engagés séparément entre d’une part, les présidents angolais, médiateur désigné de l’UA, et congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et Paul Kagame n’ont abouti à rien », affirment certains analystes.
L’UA semble menager l’agresseur
Ce qu’il convient de rappeler dans ce conflit est le fait qu’en dépit de nombreux morts et autres dégâts collatéraux enregistrés dans les zones de combat, l’UA semble ménager l’agresseur rwandais, alors que son soutien avéré aux terroristes du M-23 est connu de toute la communauté internationale.
Le Conseil de paix dont la RDC fait désormais partie, n’a pas non plus initié une quelconque action pour mettre fin à l’agression congolaise par son ombrageux voisin. C’est comme si la plus haute institution politique africaine trouvait cette situation normale.
Suite à cette position ambiguë de la communauté continentale, certaines voix commencent à se lever pour se demander si la RDC doit continuer ou pas à participer aux activités de l’UA. C’est pourquoi, les mêmes sceptiques se posent la question de savoir si l’UA ne vient pas là, par cette élection au Conseil de paix, tendre un piège au président Félix Tshisekedi.
Comment, en sa qualité de membre du Conseil de paix de l’UA, la RDC peut-elle se permettre d’engager ses troupes pour bouter hors de ses frontières les bandits qui occupent une partie de son territoire ?
Seule face contre tous
Dans ce drame que connaissent ses populations de l’est, la RDC est visiblement seule. À voir la mobilisation générale de la communauté internationale autour de l’Ukraine, on conclut vite que la RDC est abandonnée à son triste sort.
Pour preuve, toutes les nombreuses condamnations qu’elles viennent des puissants de ce monde ou des organisations sous-régionales, ne sont suivies d’aucune sanction concrète. Ainsi la duplicité de nos partenaires est mise à nu.
Que faut-il alors faire face à ce complot qui prend une allure internationale ? Il est évident que l’option du dialogue préconisée par maints partenaires n’est pas la meilleure au regard de la mauvaise foi manifeste des envahisseurs. Leur seul objectif est, comme d’aucuns le savent, de créer un mini-Etat sur la partie est du pays. Selon ces hors-la-loi, ils seraient vus de mauvais œil par les autres Congolais au motif qu’ils seraient marginalisés, alors qu’il n’existe aucune communauté majoritaire dans cette mosaïque d’ethnies qui cohabitent en RDC.
les congolais obliges de sortir de leur inconscience
L’autre argument qu’ils défendent est la mauvaise gouvernance des hommes au pouvoir. Ils estiment que le pays est trop vaste pour le confier aux gens qui n’ont pas une vision prospective claire sur le développement de leur vaste pays.
Face à ces faux-fuyants, les Congolais sont obligés de sortir de leur inconscience pour arrêter des stratégies idoines en vue de faire de leur pays une puissance économique et militaire, dotée d’infrastructures de base modernes et de forces de sécurité performantes. Muke MUKE