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Conflit EPST – IGF : l’intersyndicale se mêle mais se trahit
Le torchon brûle depuis des jours entre le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) et l’Inspection générale des finances (IGF). Alors que ce dossier sulfureux n’a pas encore dévoilé ses dessous des cartes et que les instances judiciaires n’ont pas prononcé leur verdict, voilà que l’intersyndicale des syndicats des enseignants dudit ministère vient se mêler dans cette affaire. Malheureusement, de manière désinvolte.
Dans une déclaration faite au terme de leur assemblée générale extraordinaire tenue au siège de leur association, à Kinshasa /Bandalungwa le week-end dernier, les membres de l’intersyndicale des syndicats de l’EPST ont, de manière insinueuse, adressé un ultimatum de mauvais goût au gouvernement.
Voulant divertir l’opinion nationale, ils ont, de prime abord, prétendu saluer l’initiative de l’IGF qui a diligenté un audit au sein de leur ministère. Alors que la mission de l’institution financière n’a aucune conséquence directe sur la paie des enseignants et du personnel dudit ministère, force est de constater que les syndicats de l’EPST s’agitent pour rien. Ils parlent, dans leur message, des risques qui découleraient de cet audit, alors que jusqu’aujourd’hui aucun blocage ne profile à l’horizon.
Selon eux, le contrôle de l’IGF entraînerait le paiement tardif des salaires des enseignants, le non paiement des frais de fonctionnement des écoles primaires publiques et des bureaux gestionnaires sur toute l’étendue du territoire national, tant au niveau national que provincial, et le blocage de paiement des primes de la gratuité de l’enseignement primaire en faveur des enseignants des écoles primaires publiques.
CRAINTES
Face à ces risques, ils craignent la perturbation du calendrier scolaire 2023-2024. C’est pourquoi, pour éviter qu’on en arrive là, l’intersyndicale des syndicats des enseignants de l’EPST demande au gouvernement le paiement inconditionnel des frais de fonctionnement du mois de janvier 2024 des écoles primaires publiques et des bureaux gestionnaires, tant au niveau central que provincial, et le paiement des primes d’encadrement de la paie des agents et cadres des services centraux de l’EPST. Et, c’est ici que les syndicalistes se sont dévoilés et se sont trahis. Ils intiment l’ordre au gouvernement d’exécuter leurs recommandations susmentionnées, faute de quoi il sera tenu seul responsable des conséquences qui en découleraient.
À analyser au fond cette déclaration des syndicalistes de l’EPST, il s’ avère que leur position cache quelque chose de flou. « Le fait qu’ils parlent de risques qui n’existent pas réellement, et vu l’ultimatum qu’ils adressent au gouvernement, cela prouve suffisamment qu’ils se sont rangés notoirement du côté du ministre alors que leur mission primaire est de défendre les intérêts de leurs affiliés », nous souffle un syndicaliste.
HALTE A LA MAGOUILLE
Dans le cas d’ espèce, ils devraient soutenir sincèrement l’IGF pour que les magouilles qui minent l’EPST soient éradiquées. Mais, ils ne peuvent pas entrer dans cette logique parce que ces syndicalistes touchent des primes indues dans la caisse de l’ex SECOPE, devenu aujourd’hui Direction nationale de contrôle et de la paie des enseignants (DINACOPE).
Ils craignent de perdre ces avantages si l’IGF va fouiner jusqu’au fond la gestion de cette direction. Car, le pot aux roses serait découvert. Ainsi, ils pensent naïvement qu’en brandissant la menace de grève le gouvernement peut arrêter l’audit diligenté par l’IGF. C’est pourquoi, d’aucuns croient que cette assemblée extraordinaire de l’intersyndicale de l’EPST a été le fait de manipulation d’une main noire, qu’on peut facilement deviner.
VIVEMENT DES ELECTIONS SYNDICALES
Si les enseignants de l’EPST étaient consciencieux et suffisamment responsables, ils profiteraient de cette maladresse de leurs syndicats pour exiger l’organisation des élections dans leur secteur. À ce propos, beaucoup de Congolais ne le savent pas sans doute, les chevaliers de la craie n’ont jamais eu l’occasion de se choisir des délégués syndicaux.
Ceux qui sont là se sont auto proclamés comme tels avec la complicité de différents ministres de l’EPST. Il n’est donc pas surprenant qu’ils défendent contre vents et marées la cause de leur complice.
Muke MUKE