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Jeudi 29 octobre. Je me rends à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J’y suis déjà vers 8h. Précédé par deux des cousines de la Librevilloise. Je les localise, aidé par un des militaires de la…
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La circulation des véhicules poids lourds de plus de 10 tonnes sera temporairement interdite sur le pont Semuliki, situé sur la route nationale numéro 4 (RN4), sur le tronçon Beni-Kasindi, en…
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La modernisation de l'aéroport de Mavivi, dans la ville de Beni, se poursuit avec l'ambition de le transformer en aéroport international Docteur Étienne Tshisekedi. Le 26 octobre 2026, le…
Complainte du souverain dit primaire
(Méditation citoyenne poétique de Frank FIKIRINI MWENE-MBAYU)
Je suis un âne
Innommable et méconnaissable
Tant les années de misères
M’ont épuisé et assombri le visage
Ombres sans lumière
Telle est mon histoire
Celle d’une mère déshéritée
Oubliée et désabusée
Par sa propre progéniture
Je respire à peine
Car mal nourri et mal soigné
J’ai beau changer de maîtres
Mon sort demeure le même
Eux, ils ont changé de statuts et de conditions
Moi, je croupis invariablement dans l’ignominie
Ils étaient tous des fauves
Mais leur mielleux discours pour m’asservir
Avait voilé à mes yeux
Leur visage de léopard, de lion et que sais-je
Le temps du léopard est révolu
Celui du lion s’en est allé
N’est-ce pas le tour de celui de l’âne
Que je suis et ai été ?
Ane, je le suis devenu
Moi qui les ai tous engendrés
Qui les ai portés et soutenus
Et ils me demandent encore et toujours
D’apprêter mon dos meurtri
Pour porter leurs lourds fardeaux
De biens volés
De cadavres lâchement abattus
Ane, je le suis devenu
Pour ne jamais me départir de ma docilité
Car c’est sur elle qu’ils comptent
Pour me maintenir asservi
Etre un âne n’est pas ma nature
C’est un rôle qu’on m’a assigné
Et dans lequel on me confine
Aujourd’hui est venu le jour
Où la lumière doit luire
Sur les ombres de mon histoire
Pour que plus jamais
Mon destin me soit volé
Et mon bonheur usurpé
Je suis le vrai souverain
Eux, ils ajoutent «primaire»
Qui signifie dans leur entendement
De principe mais pas réel
Mais je veux que, désormais, ils sachent
Que je le suis et m’assume
Moi, le peuple.