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CEEAC: la Conférence des Chefs d’Etat demande au M23 de se retirer de Bunagana
Les rideaux sont tirés sur la XXIème session de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) hier lundi 25 juillet à Kinshasa. Dans le communiqué final qui a sanctionné les travaux de ce sommet, les chefs d’Etat ont entre autre demandé, s’agissant de la crise entre la RDC et le Rwanda, le respect de la feuille de route pour le retrait du mouvement terroriste M23 des positions occupées actuellement, c’est-à-dire Bunagana. Le président Tshisekedi a, dans son allocution de clôture, remercié ses pairs pour leur participation active à ce forum. Il espère les revoir en novembre de cette année à la conférence maritime sur le bassin du Congo qui sera organisé à Kinshasa.
A l’ouverture des travaux, le Président de la république, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est revenu sur la tension entre la RDC et le Rwanda. Président en exercice de la CEEAC, Fatshi a appelé à la désescalade avec le pays des Mille collines.
C’est une « situation que je déplore personnellement et que je souhaite voir revenir à la normale avec la bonne volonté et la détermination de tous », a-t-il. Aux assises de Kinshasa, le Rwanda est représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Vincent Biruta.
Devant ses pairs, le Président Tshisekedi a rappelé que la région a été pendant longtemps déchirée par les conflits armés. La déstabilisation qui en découle, note-t-il, ralentit les progrès vers la réalisation des ODD. Aussi a-t-il plaidé pour mutualiser les efforts en vue de stopper ces conflits et répondre aux aspirations des populations et de booster la croissance économique de la région.
En effet cette XXIe session ordinaire de la CEEAC s’est tenu dans un contexte marqué par plusieurs menaces à la paix et à la sécurité, comme l’a relevé le Président de la République dans son adresse inaugurale. Il a évoqué notamment « la montée de la tension entre la République démocratique du Congo mon pays et le Rwanda pour laquelle il souhaite une désescalade.
Au nombre des menaces auxquelles fait allusion le chef de l’Etat figurent «la persistance de l’activisme des groupes armés rebelles, des groupes terroristes et autres forces négatives dans la région, la persistance de la crise humanitaire due aux déplacements des populations dans plusieurs Etats membres principalement en conséquence de l’insécurité politico-militaire, la résurgence des conflits intercommunautaires en raison notamment des changements climatiques qui entrainent une raréfaction des ressources. »
Le président en exercice de la CEEAC ne s’est pas arrêté là. Félix Tshisekedi a également évoqué la flambée des prix des produits de première nécessité dans les Etats membres. Et selon lui, cela fait suite notamment aux mauvaises campagnes agricoles, conséquence du dérèglement climatique, de la crise sociale, économique et financière liée à la pandémie de la COVID-19, et plus récemment, aux difficultés d’importation liée à la crise russo-ukrainienne.
Fatshi a prononcé son discours inaugural en présence de ses homologues Faustin Archange Touadera (Centrafrique), Mahamat Idriss Deby (Tchad), Carlos Villanova (Sao Tomé et Principe) , des hauts représentants d’autres pays notamment Prosper Bazombanza (Vice-président Burundi), Théodoro Nguema Obiang (vice-président Guinée Équatoriale), Anatole Collinet Makoso (Premier ministre Congo/Brazzaville), Rose Christiane Raponda (Premier ministre Gabon), Tete Antonio (Minaffet Angola), Vincent Biruta (Minaffet Rwanda), Martin Chungong (Ambassadeur Cameroun) et des Corps constitués de la RDC.
Trois allocutions avaient marqué la cérémonie d’ouverture à savoir : le discours du représentant spécial adjoint du SG de l’ONU, l’allocution du Président de la Commission de la CEEAC et le discours d’ouverture du président Félix Tshisekedi.
Dans son allocution, le président de la Commission de la CEEAC Gilberto Da Piedade Verissimo a rappelé les actions menées par son organisation les six derniers mois.
Il s’agit, a-t-il rappelé, du soutien au processus de paix en RCA notamment l’accompagnement du pays dans la mise en œuvre des recommandations du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC du 20 décembre 2020, l’accompagnement de la transition Tchadienne et la contribution de la CEEAC dans la désescalade de la tension entre la RDC et le Rwanda.
Dans son allocution d’ouverture, le président en exercice de la CEEAC, Félix Tshisekedi a loué les efforts de la réforme de cette institution menés par son prédécesseur Dénis Sassou-N’guesso.
Cette 21ème session s’est tenu après le Comité inter-Etats des Experts les 19 et 20 juillet et le Conseil des ministres le 22 juillet courant.
Les chefs d’Etat et/ou leurs représentants ont travaillé sur les recommandations du Conseil des Ministres particulièrement sur l’arrimage des textes de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) et de la structure de l’État-major (EMR) au Traité révisé et autres textes légaux (protocole relatif au COPAX, cadre organique de la Commission et statut du personnel).
Il y a eu également l’examen du projet d’organigramme de l’Etat-Major Régional complémentaire au cadre organique approuvé par la réforme institutionnelle de la CEEAC, mais aussi l’examen de la proposition de répartition des postes par Etat-membres selon le principe de rotation des pays.
Plusieurs autres sujets figuraient à l’ordre du jour comme l’examen du projet de Catalogue de génération des capacités de la FOMAC à l’horizon 2030, l’examen de la situation politique et sécuritaire en Afrique centrale et l’appui de la région au processus de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement en République centrafricaine. Didier KEBONGO