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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Capitaliser la visite du Pape
Un zeste de latin pour rester dans l’écosystème du Vatican : » nunc laborare oportet « . Maintenant, il faut travailler. Vivement donc le service après-vente autour du plaidoyer du Pape en rapport avec la guerre de prédation dans l’Est de la RDC.
Du haut de son magistère moral et avec sa voix qui porte, le Souverain Pontife a su trouver les mots pour dénoncer les maux que charrie l’agression contre la RDC et dont le Rwanda n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le Pape François a donc donné le ton en se posant en héraut de la dénonciation de la mainmise des puissances étrangères tapies dans l’ombre notamment de Paul Kagamé sur les richesses de la RDC. Aux Congolais de devenir les héros de leur propre lutte contre ce que le chef de l’Eglise catholique a appelé le » néocolonialisme économique « .
Cela passe, à l’interne, par une vraie réconciliation- sur la base des valeurs et des principes – autour des intérêts vitaux du pays. Ce pays, on ne dira et on ne l’écrira jamais assez, a fondamentalement besoin d’un consensus. Ce compromis historique entre forces politiques et sociales représentatives, seule matrice sérieuse du nécessaire narratif national qui fait tant cruellement défaut.
En prêchant en italien facile des vertus comme l’amour, le don de soi, la compassion, le pardon et la paix, le Pape François a placé les Congolais à être en situation de décliner la thématique de sa visite, à savoir » Tous réconciliés en Jésus-Christ « . Sinon, la réconciliation ressemblerait à du vent. Et aurait le seul mérite d’enrichir le musée des slogans et autres poncifs désincarnés qui tiennent lieu de discours politique. Avec le risque qu’avant la visite du Pape ne soit pas égale à l’après visite.
Il y a, pourtant, moyen de conjurer ce spectre d’un énième rendez-vous vendangé. L’Evêque de Rome aura fait sa part. Après tout, comme le renseigne Saint Augustin, « Dieu qui nous a créés sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous « . José NAWEJ