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Campagne précoce : une synergie d’ONG interpelle le VPM Peter Kazadi
C’est trop flagrant pour être souligné. L’institution organisatrice des élections n’a pas encore donné le go de la campagne que des candidats envahissent déjà les espaces publics, y déployant affiches, banderoles, panneaux géants avec des messages qui s’apparentent à une campagne électorale précoce.
Dans le cadre du projet d’Education civique et électorale pour des élections démocratiques et apaisées en RDC, appuyé par appuyé par CNCD 11.11.11., la synergie des organisations de la société civile, à savoir : Agir pour des élections transparentes et apaisées (AETA), la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) et le Comité national femme et développement (CONAFED), a animé une conférence de presse hier mercredi 8 novembre pour dénoncer la campagne précoce des candidats aux élections de 2023.
Selon la synergie des OSC de la société civile congolaise, le lancement de la campagne électorale précoce viole l’article 28 de la loi N°22/0029 du 20 juin 2022 portant mesure d’application de la loi électorale. Face à ce dysfonctionnement, la synergie interpelle le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières de faire respecter les dispositions légales et règlementaires. Lire ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la synergie face aux comportements des candidats aux élections de décembre prochain. Didier KEBONGO
Déclaration de la synergie face aux comportements des candidates et candidats aux élections de Décembre 2023 en RDC
Nous, organisations membres de la société civile à savoir : Agir pour des Elections Transparentes et Apaisés (AETA), Comite National Femme et Développement CONAFED, Association africaine de Défense des droits de l’Homme ASADHO et Nouvelle Société Civile Congolaise NSCC ;
Avons constaté qu’après la publication des listes définitives des candidats présidents de la République ; députés nationaux et députés provinciaux, il s’observe une certaine effervescence dans les rues de Kinshasa, particulièrement et dans certaines agglomérations des provinces.
Des affiches, des banderoles, des panneaux géants affichent déjà des candidats avec des messages qui s’apparentent à une campagne électorale précoce en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires (la loi électorale, le calendrier électoral)…
Des candidats envahissent les espaces publics. Certains organisent et tiennent des meetings dans des lieux ouverts au vu et au su des autorités administratives.
Ceux des candidats qui envahissent des espaces publics ainsi que des médias traditionnels et des médias en ligne font une campagne électorale qui va à l’encontre même de l’éthique et de la morale. Certains utilisent des fonds publics pour battre une campagne précoce. D’autres par contre, plus fortunés, écrasent pratiquement leurs adversaires, sur le terrain avec des actions qui devraient en principe se dérouler durant la campagne électorale. Et dans la plupart de cas, des femmes candidates se sentent déjà étouffées faute des moyens conséquents.
Des discours séparatiste aux connotations régionaliste et tribale incitant à la haine et à la violation sont propagés en longueur des journées par certains leadres politiques et même religieux ménassant la sécurité et la cohésion national du reste déjà fragile par le fait de la guerre d’agression nous imposé injustement par le régime Rwandais au travers ses supplétifs théoristes du M-23
Pourtant, l’article 28 de la Loi n°22/029 du 29 Juin 2022 modifiant et complétant la loi n°06/006 du 9 Mars 2006, portant mesure d’application de la loi électorale, stipule que la campagne électorale est autorisée trente jours au maximum avant la date du scrutin et se termine vingt-quatre heures avant cette date. Et Le calendrier électoral de la RDC fixe la période de campagne électorale du 19 novembre 2023 au 18 décembre 2023 pour les élections générales à venir. Avant cette période, toute campagne électorale est illégale.
En outre, l’article 80 de la loi pré-citée prévoit des amendes allant de 200.000 à 2.000.000 de francs congolais pour toute personne qui s’engage dans une campagne électorale en dehors de la période légale.
Face à cette situation,
Nous en appelons donc à la Vice-primature en charge de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, de faire respecter les dispositions légales et réglementaires ;
A la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI et au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC, d’appliquer et de faire appliquer les dispositions légales et réglementaires relative à la campagne électorale.
Aux candidates et candidats qui violent les dispositions légales et réglementaires du processus électoral en RDC, nous leurs demandons de respecter le calendrier électoral qui détermine la période et la durée de la campagne, soit un mois avant les scrutins.
Aux leaders des partis et regroupements politiques de sensibiliser leurs candidates et candidats respectifs à la tolérance politique et à la cohabitation pacifique entre les communautés afin de sauvegarder la cohésion et la concorde nationales.
A la populations de dire non à tout discours séparariste, incitant à la haine tribale et aux violences.
Ainsi fait à Kinshasa, le 08 Novembre 2023
Les membres