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Campagne ou pugilat électoral : À chacun ses fous
(Méditation citoyenne de Frank Fikirini Mwene-Mbayu)
La folie a été bien présente dans la campagne électorale, qui a pris fin hier en République démocratique du Congo. On a vu de « vrais fous » intervenir sur les réseaux sociaux pour argumenter en faveur ou contre tel ou tel autre candidat. Ainsi se trouve-t-il que chacun des candidats les plus en vue a ses fous, au propre comme au figuré.
S’agissant du figuré, on n’en compte pas que dans le petit peuple, puisque même des personnes investies de responsabilités publiques ont fait montre d’actes relevant de la folie au nom de la lutte pour la survie politique. Il s’en est suivi mort d’hommes à Mbanza-Ngungu, à Kindu, etc. sans compter les blessés médicalement pris en charge dans divers hôpitaux locaux.
La violence électorale est donc d’ores et déjà actée. Peu importe celui qui en est bénéficiaire direct ou indirect, il y a là une situation qui interpelle la conscience citoyenne et nous exige de bien penser le pourquoi de nos élections.
L’abbé Malumalu, d’heureuse mémoire, l’avait précisé en des termes on ne peut plus clairs : « Les élections ne sont pas une fin en soi« . Elections pour élections, élections à tout prix, cela s’inscrit sur une fausse piste. Les élections sont l’occasion de l’exercice de la souveraineté par le peuple, reconnu constitutionnellement « souverain primaire« .
Or, que voit-on ? Pas beaucoup de signes du moindre respect envers le souverain primaire, clochardisé et traité comme tel. A qui on ment volontiers, jusqu’à produire le phénomène « levure« , c’est-à-dire la falsification de la réalité en vue de désorienter l’électorat. Pas besoin de rappeler combien ce comportement est moralement abject, et donc méprisable.
Si on y ajoute le nombrilisme caractérisé des acteurs politiques, il devient évident qu’en définitive, la trame globale de la campagne choque quelque peu le bon sens et peut inquiéter quant à l’issue des scrutins, qui pourraient générer les mêmes tares décriées depuis des lustres. Même si on trouve que c’est de bonne guerre.
Aussi est-ce un devoir pour les citoyens de ne point se laisser escroquer le pouvoir, mais de le déléguer avec lucidité et nullement au nom de la communauté tribale ou régionale, ou pour tout autre mobile relevant d’une citoyenneté obvertie.
Que les élections se tiennent le 20 décembre prochain ou plus tard, l’avenir de notre pays est entre nos mains. Choisissons donc judicieusement les acteurs qui auront la charge de l’orienter. Après, personne ne dira plus qu’il ne le savait pas.