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Campagne électorale : ministres et mandataires accusés de concurrence déloyale
* La concurrence devient déloyale entre les candidats qui utilisent la puissance publique et les moyens du trésor public, et ceux qui ne comptent que sur leurs propres moyens, fustigent des observateurs.
Depuis le lancement de la campagne électorale le dimanche 19 novembre dernier, nombre de ministres, PDG et autres mandataires publics sont de plus en plus invisibles dans leurs bureaux. Plusieurs d’entre eux sont allés battre campagne dans leurs circonscriptions électorales. Aussi bien à Kinshasa qu’en provinces. Sur le terrain, les ressources qu’ils mobilisent et le pouvoir dont ils usent, au regard de leurs fonctions, suscitent des grincements des dents dans le chef de leurs adversaires qui ne jouissent pas de mêmes privilèges.
Force est de constater que plusieurs ministres, PDG et autres mandataires publics, particulièrement ceux de l’Union sacrée de la nation (USN), affûtent déjà leurs armes pour les joutes électorales du 20 décembre prochain. Candidats aux élections combinées, ils recourent à tous les avantages liés à leurs postes pour prendre de l’avance par rapport à leurs concurrents.
Frustrés, les candidats »défavorisés » accusent les animateurs des institutions et entreprises publiques d’être entrés dans la danse, sans avoir pris la précaution de démissionner de leurs fonctions, comme l’exige la Loi électorale. L’article 10, alinéa 5, de cette Loi révisée stipule en effet : « Sans préjudice des textes particuliers, sont inéligibles… « les mandataires actifs dans les établissements publics ou sociétés du portefeuille ne justifiant pas, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de démission ».
La concurrence devient ainsi déloyale entre ces candidats qui utilisent la puissance publique et les moyens du trésor public, et ceux qui ne comptent que sur leurs propres moyens. Cette injustice flagrante est mal perçue par les victimes qui n’ont pas caché leur ras-le-bol. Certains en ont fait part aux médias sous le sceau de l’anonymat. Après la proclamation des résultats des élections, il y a fort à parier que nous connaîtrons des contentieux à cause de cette violation de la loi.
Facilités protocolaires
Outre l’aspect financier, la concurrence est flagrante par le fait que les hommes au pouvoir ont plus des facilités protocolaires que les candidats ordinaires. À ce propos, une rumeur en vogue fait état de l’interdiction, aux avions de Moïse Katumbi, du survol de l’espace aérien congolais. Si cette information est confirmée, cet acte serait contraire aux principes de base de la démocratie, et discréditerait d’office l’USN. Par contre, le président de l’équipe du TP Mazembe verrait sa popularité monter.
« Concernant la propagande proprement dite, il sied de reconnaître que les candidats de la méga plate-forme USN auront beaucoup de mal à s’en sortir face aux électeurs dont les conditions de vie ne font que s’empirer du jour le jour. À Kinshasa particulièrement, la situation devient insoutenable avec tout ce qu’il y a comme insalubrité, embouteillages monstres, inondations après les pluies avec des nombreux dégâts collatéraux (banditisme urbain, coupures intempestives du courant électrique, desserte irrégulière en eau potable…)« , proteste un fonctionnaire rencontré à Kinshasa.
« Au regard des enjeux de l’heure et de la détermination des électeurs à sanctionner les hommes qui prestent aujourd’hui dans les institutions, les élections du 20 décembre prochain s’annoncent chaudes. Il y aura sans aucun doute des pleurs et des grincements de dents. Au finish, nous vivrons un tsunami politique avec un renouvellement à plus de 70% de la Chambre basse du Parlement. Ce revers servira de leçon à ceux qui seront élus le 20 décembre prochain« , lâche un analyste politique qui a requis l’anonymat. Muke MUKE