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Bombardements du camp des déplacés de mugunga/Nord-Kivu : L’OMS et UNFPA alertent sur la situation des enfants, filles et femmes victimes
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) condamnent le bombardement survenu le vendredi 3 mai 2024 dans le camp des déplacés de Mugunga, à l’ouest de la ville de Goma dans la province du Nord-Kivu.
«Les explosions de bombes ont causé plusieurs morts, des blessés et des dégâts matériels importants. Elles ont également créé le chaos, perturbé l’assistance humanitaire et augmenté la détresse parmi les personnes déplacées», renseigne un communiqué de presse conjoint. «Les personnes les plus touchées sont des enfants, des filles et des femmes exposées à des risques accrus de violence sexuelle et de traumatismes», souligne le communiqué.
Ces attaques horribles violent le droit international humanitaire en mettant en péril le caractère civil des camps et le devoir de protection des personnes déplacées.
«Les deux agences travaillent main dans la main pour répondre aux besoins les plus urgents des populations affectées dans le Nord-Kivu et assurer l’accès aux services essentiels. Nous veillons à la fourniture de services de santé, comprenant la prise en charge médicale d’urgence et les interventions psychosociales« , a déclaré le Dr Boureima Hama Sambo, Représentant de l’OMS en RDC.
Dans ce contexte où les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables, « UNFPA poursuit la fourniture des services en santé sexuelle et reproductive, de prévention et prise en charge des violences basées sur le genre et de protection contre les abus et exploitations sexuels« , indique Mme Suzanne Mandong, Représentante a.i de l’UNFPA en RDC.
Les efforts conjoints de l’OMS, de UNFPA et des autres partenaires ont permis de délivrer des services psychosociaux et de santé mentale à plus de 312 personnes affectées incluant des femmes enceintes, des personnes vivant avec handicap et des victimes de violences basées sur le genre.
Dans les zones affectées, les deux agences plaident pour l’amélioration des installations sanitaires, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour assurer des conditions de soins adéquates et prévenir la propagation de maladies. Aussi, prônent-elles le renforcement de la sécurité dans les camps pour veiller à la protection des populations vulnérables contre les menaces telles que la violence, l’exploitation et les attaques extérieures.
L’OMS et l’UNFPA s’attendent aussi à la collaboration avec les autorités locales pour garantir l’accès humanitaire et établir des partenariats efficaces pour coordonner les efforts d’aide aux communautés.
L’OMS et UNFPA restent engagées à défendre et protéger les droits humains, en mettant particulièrement l’accent sur la sécurité, le bien-être et l’accès universel aux soins de santé pour tous.
Mathy Musau