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Bintou Keita tient à redorer l’image de la MONUSCO
La représentante spéciale du SG des Nations Unies en RDC était face au club des étudiants de différentes universités de Kinshasa le week-end dernier à Kinshasa. L’objectif était d’expliquer le travail que la mission que la Monusco effectue sur le terrain, surtout dans l’Est du pays. Ces échanges ont permis à Bintou Keita de redorer l’image de la Monusco après le soulèvement de la population qui sollicite le départ de la mission.
La cheffe de la Monusco a expliqué aux élites congolaises la raison de son institution sur le sol congolais avant de souligner que c’ést sur invitation du gouvernement de la RDC. Selon elle, depuis 2020 jusqu’en 2024, il y a un calendrier planifié entre les deux parties pour le retrait progressif de la mission onusienne en RDC. Cela ne nécessitait pas qu’il y ait des morts pour réclamer le départ de son institution sur le sol congolais. La MONUSCO n’est pas venue pour s’installer définitivement en RDC, elle partira un jour. « A 32 ans de carrière, je n’ai jamais vécu une telle haine, c’est la première fois. Toutes ces actions ont été planifiées, il n’y avait pas de hasard», a-t-elle fait remarquer.
«La population congolaise a raison de se fâcher parce qu’elle subissent des atrocités à tout moment. Mais, ces revendications devraient se faire dans les normes», a reconnu Bintou Keita.
En tant que panafricaine, «mon souci est qu’il y ait plus des missions de paix en Afrique. Une Afrique, où tous les peuples doivent travailler pour son indépendance, pour sa souveraineté». La mission onusienne n’a pas intérêt à avoir une milice au Congo. «Nous sommes venus servir le peuple congolais», a mentionné Bintou Keita.
En tant que mission de paix, notre priorité est la protection des civils. En protégeant la population, nous travaillons pour aider cette population à avoir le minimum. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, le personnel militaire et de la police Monusco travaille aux côtés de la population en construisant des routes, des ponts et d’autres infrastructures. Aujourd’hui, l’aéroport de Goma est devenu international, c’est grâce à la collaboration avec la mission onusienne en RDC. En plus, la même mission amenage le point d’eau et les latrines pour aider la population à vivre dans un environnement sain.
Ce qui est vrai, a encore reconnu la cheffe de la Monusco, «nous ne pouvons pas focaliser notre communication sur ces faits».
Par ailleurs, le coordonnateur du Club des élites des Universités de Kinshasa, Stéphane Kabanga est d’avis que le dialogue est le moyen le plus efficace pour résoudre toute forme de crise. D’où le bien-fondé de cette rencontre. Selon ses dires: «Nous avons pu comprendre que la Monusco est là pour aider les Congolais, elle n’est pas là seulement pour aider dans les actions militaires, mais elle participe aussi à la santé, à l’éducation, à aider les populations à vivre dans la cohésion. Au-delà de ça, Mme Bintou personnellement comme une mère, nous a vraiment appris beaucoup de choses. J’appelle tous les jeunes à s’informer, à avoir cet esprit critique en tout et pour toute chose. A ceux qui sont violents : on ne va jamais résoudre les problèmes du Congo par la violence. On a plusieurs solutions, notamment le dialogue ».
Pendant la séance de questions et réponses, la cheffe de la Monusco a réitéré son appel à la non-violence tout en indiquant qu’elle sera toujours prête à répondre à tout dialogue pacifique. Elle n’a pas manqué d’appeler les élites congolaises à bannir les fakenews en cherchant la bonne information. Ce moment d’échange a permis aux élites de lever certaines équivoques. Mathy MUSAU