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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , est arrivé ce jeudi 22 octobre à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la…
Beni, malentendu récurrent et vive la prétérition !
Une fois n’est pas coutume. Trois éditos en un.
–Beni ou la Fête de la Nativité tâchée de sang et gâchée. Pas seulement pour les habitants de cette ville du Nord-Kivu. Mais pour tous les Congolais. C’est le pays tout entier qui est frappé par cet acte terroriste. C’est ensemble que les Congolais apporteront une réponse adéquate à cette terreur. Des approches nombrilistes, exclusivistes, carriéristes voire mercantilistes dictées par des agendas extérieurs ne vont pas dans le sens de l’intérêt national. D’autant moins que les desseins des commanditaires et acteurs non Congolais de la sempiternelle « crise dans l’Est » sont connus pour être aux antipodes de la véritable intégrité du territoire rd congolais.
-Au secours, chers exégètes de la Fatshisphère ! Un énième malentendu nous est né ! « Saignement de mes dents« , « frères de sang« …Encore une polémique à la suite des propos du Président lors de son meeting à Mbuji-Mayi.
D’abord, il convient de tordre le cou à l’hypocrisie ambiante. Qui ne sait pas que le socle sociologique de l’UDPS se trouve dans l’espace Luba-Kasaï ? Qui ne sait que c’est dans les provinces du Kasaï oriental, Kasaï central et Kasaï où l’UDPS réalise à la régulière des « scores staliniens » ? Normal donc a priori que le fils d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba et de Maman Marthe, véritable synthèse entre les deux Kasaï historiques, puise dans le registre affectif pour s’adresser à ses…frères et sœurs de sang.
Seulement voilà, quoi que forcément originaire de quelque part, Félix-Antoine Tshisekedi a cessé de s’appartenir et incarne -le temps de son mandat présidentiel- bien plus que son patelin. Par conséquent, sa parole est à très large spectre. Le champ des destinataires du message public du Président est par définition indéfini. Ce qu’il dit dépend de ce que le pays entend. En l’occurrence, on peut comprendre que l’expression très intime, très identitaire « saignement des dents » venant du garant de l’unité nationale soit jugée de nature à cliver plutôt qu’à unir les Congolais. On n’est pas loin du livre consacré à François Hollande « Un président ne devrait pas dire ça » co-écrit par deux journalistes français.
Et si, par malheur, le pays à tous les étages basculait dans « à chacun ses frères de sang » ? Ce serait du pain béni pour tous ceux qui attendent, espèrent l’implosion ou l’explosion de ce territoire trop juteux pour ne faire qu’un. Cette équivocité de plus dans les propos présidentiels remet sur le tapis le rôle des spin doctors qui arpentent les couloirs du Palais de la nation. La parole du Président étant d’or, même la meilleure improvisation se prépare.
Pourquoi par exemple donner une connotation nationale à une causerie familiale du chef de l’Etat ? Pourquoi laisser le Président évoquer et invoquer ses charges à la tête de l’UA comme une espèce d’excuse qui, au finish, enfonce son gouvernement ? Lequel est chargé de définir et de conduire la politique de la Nation.
-Enfin, promis, juré « notre Fatshi national » rompt d’avec les promesses. Désormais, des actions, rien que des actions. Une dernière quand même pour la route: la réhabilitation de la Miba. Les amateurs de la prétérition apprécieront. José NAWEJ