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AYANT ENTENDU LES ATTENTES DES CONGOLAIS LORS DE LA CAMPAGNE : Fatshi II sous le poids des engagements de son second quinquennat !
« Mes très chers compatriotes, je vous ai entendus ! « , a déclaré Félix Tshisekedi, à l’entame de son second mandat que lui-même qualifié d’ « l’ultime« . C’est un Félix Tshisekedi, 60 ans, reconnaissant envers le peuple congolais qui lui a renouvelé sa confiance pour un second quinquennat représenté au stade des Martyrs de la Pentecôte plein à craquer. Un Fatshi II prêt à rendre l’ascenseur à ce peuple pour son plébiscite et sa confiance renouvelée lors de la présidentielle du 20 décembre dernier.
Voici un Fatshi Béton II pliant sous la charge de ses six engagements qui a entamé un ultime quinquennat. Aussi, lors de la grandiose cérémonie d’investiture le samedi 20 janvier courant, on a entendu le président de la RDC promettre à ce peuple ses six engagements, les mêmes qu’il a promis lors de la campagne électorale.
La création de plus d’emplois, la protection du pouvoir d’achat des ménages, la sécurisation des populations, du territoire national ; la diversification de l’économie, la garantie d’accès aux services de base (couverture santé universelle, gratuité de l’enseignement, PDL-145T), le renforcement de l’efficacité des services publics constituent les axes majeurs qui vont marquer ce nouveau quinquennat.
Cette investiture est un instant qu’il a dit être grave pour lequel il a pris « Dieu ainsi que l’assistance à témoin« . Fort des acquis du premier quinquennat et au-delà des attentes de la population qui n’ont pas trouvé satisfaction au cours de ce mandat, particulièrement dans le social, Félix Tshisekedi, 60 ans, s’engage à réaliser ses promesses. D’autant que » J‘ai appris à communier avec vous et à mieux vous connaitre dans ce qui vous anime autant que dans ce qui constitue le lot de vos principales attentes et préoccupations« .
Fatshi II s’est donc engagé de « créer plus d’emploi : en accélérant la promotion de l’entreprenariat notamment celui des jeunes, et au moyen d’une approche volontariste inspirée de nos réalités sociétales » ; « de protéger le pouvoir d’achat des ménages : en stabilisant le niveau de l’inflation et en maîtrisant le taux de change » ; « d’assurer (…) la sécurité de nos populations, de notre territoire, de nos biens ainsi que la préservation de nos intérêts : au moyen d’une restructuration profonde de notre appareil de sécurité et de défense et par la poursuite du renforcement de notre diplomatie« .
APPEL A L’OPPOSTION A PARTICIPER A LA GOUVERNANCE
Pas seulement. Sous le coup de l’émotion, Félix Tshisekedi a promis « de poursuivre la diversification de notre économie et d’accroître sa compétitivité : en optant pour la transformation de nos produits agricoles et miniers bruts sur notre sol » ; « de garantir plus d’accès aux services de base : en veillant à l’extension des programmes tels que ceux de la Couverture santé universelle, de la gratuité de l’enseignement et du PDL 145T » ; » et enfin, de renforcer l’efficacité de nos services publics« .
La tâche étant immense, il n’entend pas l’accomplir seul. Il a besoin des bras de tous les Congolais. Y compris de ceux des opposants, particulièrement ses adversaires à la présidentielle du 20 décembre dernier. Au nom de la cohésion nationale dont il se dit garant, Félix Tshisekedi leur adresse un appel, celui de participer à la gouvernance du pays. Tout en assurant cette Opposition d’exhorter le Parlement à rendre effectif son rôle de Porte-parole durant son deuxième mandat.
Quelle est la marge de manœuvre pour le nouveau-ancien président dans ce contexte socio-économique, politique et sécuritaire, face à des électeurs qu’il a promis durant la campagne et auprès de qui il vient de renouveler ces mêmes promesses à l’occasion de son investiture?
Que doit-il faire pour ne pas décevoir les nombreux espoirs qu’il a suscités auprès de la population à qui il a promis bien des merveilles pour lutter « contre l’insécurité et la pauvreté, nos seuls et réels ennemis » comme il l’a promis lui-même dans son allocution ?
« QUE LES ERREURS DU PASSE NE SE REPRODUISENT PLUS »
Des Congolaises et Congolais, qui se sont déplacés en masse le 20 décembre 2023 pour renouveler leur confiance à Félix Tshisekedi en lui accordant leurs suffrages, attendent de lui l’amélioration de leurs conditions de vie notamment. Les ayant entendus et compris sans doute, Fatshi II a promis de ne plus refaire les erreurs du passé.
« Tirant les leçons de l’expérience passée et ayant à l’esprit vos aspirations exprimées, je m’engage à user de tout ce qui est en mon pouvoir pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus et pour que les actions nécessaires à l’avancement de notre pays soient promptement prises« , a déclaré l’homme qui a porté le n° 20 pour se présenter à la présidentielle du 20 décembre avant d’être investi le 20 janvier 2024.
Pour parvenir à relever ce défi, le président congolais a promis d’engager le gouvernement qui sera formé dans les jours à venir sur cette voie. Pourvu que, relèvent plusieurs analystes, à l’aune de son discours d’investiture, que le pays vive une nette rupture avec le passé dans le fonctionnement de l’Exécutif national.
En termes clairs, des Congolais tiennent à voir sanctionnés des ministres et mandataires publics qui iraient à l’encontre de la vision de Fatshi II « afin que notre rêve commun à tous, de voir notre Congo dans toute sa splendeur devienne une réalité« . .
Bref, les électeurs et les non-électeurs de Félix Tshisekedi veulent voir le Fatshi I différent du Fatshi II. En même temps, ils se demandent comment le 6ème président de la RDC pourra faire en sorte que le vin nouveau ne soit pas versé dans de vieilles outres.
Et comme à l’unisson avec des millions de Congolais, le pasteur Roland Dalo du Centre missionnaire Philadelphie a, dans sa prière lors de l’investiture de Félix Tshisekedi, formulé des recommandations. Il a prié pour que le second mandat de Félix Tshisekedi s’accompagne d’ « hommes de qualité » et de « valeurs« , tout en expliquant à Dieu que le pays est fatigué « des voleurs« , de ceux « qui ne voient que leurs intérêts« . Kléber KUNGU