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Avec l’appui de l’AFD : Trois organisations féminines d’Afrique centrale lancent le projet Femme, paix et sécurité
Dans le cadre du programme de renforcement des capacités des organisations féministes œuvrant dans la mise en œuvre de l’agenda femme, paix et sécurité dans les zones de crises et conflits, le Fonds pour les femmes congolaises (FFC) lead du projet, l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF) du Cameroun et Women Act for living together (WALT) de la République Centrafricaine ont lancé le projet «Femme, paix et sécurité » en Afrique centrale», le vendredi 3 novembre à Kinshasa.
Ce projet de 4 ans a été financé par l’Agence française de développement (AFD). Lancé par le conseiller en charge de la coopération au nom de la ministre du Genre en mission, Juvénal Lunganga, il constitue une garantie de la cohésion sociale. Il est d’avis que la mise en œuvre dudit projet va booster la dynamique déjà enclenchée en RDC. Promouvoir la pleine participation des femmes, des jeunes filles et des organisations de la Société civile dans l’agenda femme, paix et sécurité dans les trois pays, tel est l’objectif de ce projet. Il a exprimé l’engagement du gouvernement à apporter tout son soutien dans l’accompagnement des organisations féministes. En plus, il a rappelé que la ministre du GFE est engagée à faire bouger les lignes concernant l’agenda femme, paix et sécurité. Avant de clore son mot, il a invité les femmes à porter haut cet agenda en soulignant : «femme, construisons la paix car notre voix compte !».
Pour sa part, la directrice exécutive du FFC, Julienne Lusenge a fait savoir les priorités de ce projet sont entre autres avoir un monde égalitaire, mettre en place des espaces où les hommes et les femmes peuvent se mettre ensemble pour échanger pour arriver à atteindre l’objectif de l’agenda femme, paix et sécurité, a poursuivi Mme Lusenge. Les activités qui sont menées ont trois axes, à savoir les violences faites aux femmes, la participation politique et la restauration de la paix. Elle a expliqué les contextes dans lesquels les trois organisations vont travailler dans ce projet afin de veiller à la bonne gestion des fonds alloués pour le bien des bénéficiaires de trois pays. Et d’ajouter, la zone de couverture pour la RDC comporte l’Ituri, le Nord-Kivu et Sud-Kivu.
Cependant, la présidente de l’ALVF du Cameroun a indiqué que depuis 2013, son pays est en proie à l’Insécurité avec toutes les conséquences possible sur les femmes entre autres le harcèlement sexuel, les violences physique et psychique. Mme Elise Pierrette Mpoung Meno a salué l’arrivée de ce projet d’une grande importance pour les Camerounaises. Selon elle: «Nous voulons à partir de ce projet voir les femmes victimes devenir des véritables actrices des résolutions des conflits. Nous allons travailler pour apporter des réponses aux besoins soulevés par nos communautés».
Pour sa part, la présidente de WALT, Angéline Kel Kaigama de la République Centrafricaine a salué ce projet, estimant qu’il est un pas géant pour une sous-région égalitaire et paritaire. Et d’ajouter que ce projet vient privilégier une approche inclusive pour faire améliorer les conditions des femmes. Car, les femmes centrafricaines sont déterminées à accompagner le processus de paix dans leur pays, après trois décennies de conflits.
L’Agence française de développement est un partenaire technique et financier de la RDC. Ce projet ambitionne de contribuer à l’égalité entre les femmes et les hommes dans les zones fragiles. Il vise à appuyer les organisations féminines qui soient dans les zones des conflits», à en croire sa directrice Safia Ibrahim.
«En appuyant ces trois organisations, nous donnons un sens à notre partenariat, à la politique féministe de la France», a-t-elle souligné. Pour réaliser cette mission, nous avons besoin des femmes résilientes des gens engagés et résilients. La RDC est lead dans ce consortium parce qu’elle a rassuré en terme de conformité que chaque fonds sera utile aux bénéficiaires. Mathy MUSAU