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Au Sommet des trois bassins au Congo-Brazzaville : Fatshi dénonce l’activisme armé du Rwanda dans le parc de Virunga
* Le Chef de l’Etat appelle à bannir l’hypocrisie qui existe entre pays africains.
Co-organisateur du sommet des trois bassins aux côtés de ses homologues congolais Denis Sassou Nguesso et brésilien Lula Da Silva, le Président Félix Tshisekedi a prononcé un discours haut, apprécié par l’auditoire. A haute et intelligible voix, le président Tshisekedi a dénoncé l’activisme armé du Rwanda qui détruit la biodiversité congolaise du parc de Virunga. D’un ton ferme, il a clairement chargé le régime de Kigali qui pille les richesses minérales congolaises. Pour le président Tshisekedi, il est temps d’arrêter avec l’hypocrisie.
Ces assises de trois jours, organisées à Kintele, au Congo-Brazzaville avaient pour but d’établir des synergies et favoriser la solidarité entre les pays des trois bassins forestiers dont le leadership est exercé par le Brésil, l’Indonésie et la République démocratique du Congo.
Ces pays sont les gardiens des plus grandes réserves de forêts, de tourbières et de biodiversité au monde. Ces nations et leurs partenaires envisagent de parler d’une seule voix à la COP28 qui se tiendra à Dubai pour amplifier leurs revendications collectives envers les pays de l’hémisphère nord, afin que ceux-ci respectent leurs engagements financiers pour lutter contre le changement climatique irréversible avant que le monde n’atteigne un point de non-retour.
« NOS FORETS SONT LA DERNIERE LIGNE DE DEFENSE »
« Nos forêts sont la dernière ligne de défense pour une humanité confrontée au risque toujours croissant d’un changement climatique irréversible « , a déclaré le Président Tshisekedi.

S’adressant à l’assistance, composée des Chefs d’État et des délégations officielles, des représentants de gouvernements, d’institutions internationales, de donateurs, d’organismes de financement et d’experts du monde entier, Félix Tshisekedi a rappelé que l’une des réserves de biodiversité les plus précieuses au monde, le Parc national des Virunga, a été endommagée par la persistance du conflit dans l’est de la RDC.
« La conservation de notre biodiversité et de nos forêts dans le Parc des Virunga fait actuellement l’objet d’un activisme armé qui endommage et détruit cet écosystème. Cela n’a pas été décidé à Washington, Paris, Bruxelles ou Londres. Cela a été décidé en Afrique, à Kigali plus précisément.
C’est l’œuvre d’un frère africain. C’est pour vous dire qu’il faut bannir l’hypocrisie qui existe entre nous. Nous devons bannir les fléaux tels que le tribalisme et la haine d’autrui. Et c’est à ce moment-là que nous pourrons parler d’abattre nos barrières, de supprimer les droits de douane, etc. « , s’est défendu le Président Tshisekedi sous des applaudissements nourris. Le Parc national des Virunga est la zone protégée la plus riche en biodiversité d’Afrique, abritant plus d’un millier d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens, ainsi qu’un tiers des gorilles de montagne menacés dans le monde.
« AVOIR LE COURAGE DE NOUS REGARDER DANS LES YEUX »
Le Président Tshisekedi, qui se présente aux élections pour un second mandat en décembre 2023, prône la paix et la coexistence entre voisins conformément à ses valeurs » panafricanistes » et à son engagement en faveur de l’unité du Continent.
Il a rappelé qu’au cours de ses cinq années au pouvoir, il a donné la priorité à » la nécessité pour nous de vivre en paix« , de cultiver la solidarité et de développer des projets qui bénéficieront à nos populations respectives ».
Le Chef de l’État congolais a toutefois poursuivi : » Nous devons avoir le courage de nous regarder dans les yeux, entre Africains et nous dire qu’on ne peut pas s’appeler frères et se poignarder dans le dos en même temps « .
La RDC appelle la communauté internationale à mettre en place des sources diversifiées de financement climatique, y compris la création d’un marché du carbone équitable avec un prix juste par tonne de carbone séquestré, comme mécanisme de gestion durable et de préservation des bassins forestiers tropicaux restants.
» Il y a tellement de conditions autour de la mise en place d’un cadre juridique pour un marché du crédit carbone, mais nous sommes face à une urgence climatique« , déclare Stéphanie Mbombo, Envoyée spéciale de la RDC pour la nouvelle économie climatique.
DES REFORMES POUR AMELIORER LE CLIMAT DES AFFAIRES
Dans son discours, le Président Tshisekedi a annoncé qu’afin de rendre le marché moins risqué pour les investisseurs en RDC, il a « initié un certain nombre de réformes structurelles visant à renforcer le cadre juridique et la gouvernance climatique dans mon pays. Ces réformes visent à améliorer le climat des affaires, à structurer la mise en œuvre de notre contribution déterminée au niveau national et à faciliter la coopération bilatérale et multilatérale y afférente, à organiser le marché du carbone et à garantir sa transparence et son intégrité socio-environnementale ».
Une déclaration finale signée par les pays participants des bassins de l’Amazonie, du Congo, de Bornéo-Mékong et de l’Asie du Sud-Est à la suite de discussions au niveau ministériel et technique au cours du sommet de trois jours sera présentée à la COP 28, la 28ème Conférence des Nations Unies sur le climat à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, fin novembre. Didier KEBONGO, Avec Cellcom Présidentielle.