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AU COURS D’UNE CONFERENCE DEBAT ORGANISEE PAR L’UNIKIN : Vital Kamerhe : » Notre Congo est un petit paradis que nous avons transformé en enfer «
A l’occasion, celui que les intimes surnomment affectueusement »Google »crée l’Union sacrée des intelligences congolaises (USIC)
» Le pays comme le Japon n’a pas de ressources naturelles, il est parmi les pays les plus riches du monde. Je vais vous demander, à partir d’aujourd’hui, de ne pas trop chanter nos richesses potentielles. Nous devons ensemble chercher à savoir pourquoi avec autant de richesses, on vit dans la pauvreté. Un pays comme le Congo, placé parmi les pays les plus riches du monde potentiellement, paradoxalement parmi les pays les plus pauvres. Notre Congo est un petit paradis que nous avons transformé en enfer ». Vital Kamerhe dressait un tableau peu reluisant de la RDC sur le plan économique à travers une conférence débat intitulée: » Problématique du développement économique de la RDC. »RDC, terre d’espoir » qu’il a animée comme orateur principal hier jeudi 20 juin à l’Université de Kinshasa qui en a été l’organisatrice via sa faculté des sciences économiques et de gestion.
En créant cette Union sacrée des intelligences congolaises (Usic), celui que des étudiants appellent affectueusement »Google », entend mobiliser toutes les énergies de son pays (jeunes femmes, hommes, politique de tous bords…) pour voler au secours de leur pays en mal de décollage économique en dépit de tous les atouts majeurs qui constituent son force.
Il a invité l’assistance à éviter de chanter trop les richesses potentielles, nous devons ensemble chercher à savoir pourquoi autant de richesses, mais on vit dans la pauvreté.
» Nous allons créer l’Union sacrée des intelligences congolaises sans couleur politique. Mais le préalable est la lutte contre la corruption, l’impunité. Notre pays est une terre de l’espoir. Celui qui a de l’espoir vivra, celui qui désespère mourra« , a-t-il déclaré.
En une sorte d’autopsie, il a fait la révisitation des modèles économiques ayant existé depuis 1885 parce que le pays ne dispose pas à ce jour un modèle économique typiquement congolais.
Il estime qu’en 1960, en obtenant l’indépendance politique, les Congolais ont oublié de faire la reprise et reprise économique avec les Belges. Depuis 1960, les Congolais ont continué à consommer sans produire. Nous devons prendre le courage de dire : c’en est trop.
Il a démontré que certaines mesures prises (zarianisation, rétrocession…) ont desservi une économique déjà malade. Ces mesures censées sauver l’économie n’ont malheureusement pas marché. Le mal étant structurel et le système n’étant pas de nature à développer le pays, on peut faire appel à la Banque mondiale, à Obama pour développer le pays, ils ne vont pas réussir.
LES RESSOURCES NATURELLES NE SONT PAS UNE MALEDICTION
Il est faux de dire que la malédiction ce sont les ressources naturelles de la RDC. Il était question d’échanger scientifiquement avec les professeurs et les étudiants de l’Unikin sur les atouts de la RDC, ses paradoxes, l’objectif de la conférence, modèle historique de développement, les défis du modèle économique actuel, que faire, est-ce que le sous-développement est une fatalité ? Quels sont les préalables et les bases d’un modèle purement congolais.
C’est un Kamerhe scientifique qui a énuméré les atouts du Congo, après avoir troqué son costume de politicien. Du nombre de ses habitants (110 millions) à l’agriculture, en passant par sa forêt (solution mondiale au changement climatique, le tourisme (avec une faune très riche en animaux), ses 450 tribus, ses quatre langues, l’énergie électrique (44 000 mégawatts d’Inga ajouter aux autres sources dont l’ensemble donnerait plus de 100 000 mégawatts à travers tout le pays, étant donné que 176 000 villages peuvent s’auto suffire en énergie si elle est bien exploitée), sa grande superficie, ses eaux (30% d’eaux douces dont le fleuve, les lacs et les autres rivières), son sous-sol riche en minerais dont six seulement valent 24 000 milliards de dollars américains, son potentiel des terres arables de 80 millions d’hectares, son potentiel halieutique ( 700 000 tonnes de poissons potentiels), des cultures pérennes.
MALGRE SES RICHESSES, LE PAYS EST SOUS-DEVELOPPE
Autant d’atouts dont regorge le Congo Kinshasa et qui en constitue la richesse d’un grand géant de l’Afrique centrale qui peine à décoller. D’où le paradoxe : malgré toutes ces riches, le pays est sous-développé. Pourquoi ?
D’où l’organisation de cette conférence pour montrer qu’il est possible de se développer. Egalement pour stimuler un débat approfondi sur les défis et les opportunités qu’offre le développement du Congo. En dépit de tout cela, ce pays joue un rôle dans le monde sans contrepartie. Un monde confronté au changement climatique, à la faim, à la crise de l’eau. A tous ces défis, la RDC apporte des solutions. D’où son caractère de pays solution.
Vital Kamerhe a appelé tous à mettre la main à la pâte pour développer le pays. Dei, de l’étudiant au professeur d’université, tout le monde doit changer et participer à cette tâche. On doit chercher à jeter les bases d’un nouveau modèle économique. Il faut mettre le peuple congolais au travail. Les dirigeants doivent être des modèles et améliorer les conditions de vie dans des villages.
LE SOUS-DEVELOPPEMNT N’EST UNE FATALITE
Que faire ? Est-ce que le sous-développement est une fatalité ? C’est une véritable thérapie économique que cet économiste propose. Il faut travailler sur le changement des mentalités, mobiliser la population à travailler spécialement dans le secteur agricole. Il y a lieu d’améliorer les infrastructures routières pour aider à l’évacuation des productions de l’intérieur vers les centres de consommation. Il faut améliorer notre système bancaire. Il faudra bien définir nos priorités pour éviter des construire des éléphants blancs. Autant de préalables à un décollage du pays.
Le Programme de développement local des 145 territoires est .un projet très ambitieux, mais l’orateur principal craint que, faute de changer le système miné par les antivaleurs (corruption et tribalisme) ne porte pas les résultats escomptés.
Il a également insisté sur la formation de la jeunesse.
En guise contribution, quelques professeurs et doctorants de l’Unikin Ir agronome (Blandine Sombo ; doctorant Bongi Blackson ; ainsi que d’autres professeurs ont enrichi le débat. C’est notamment le Pr Matata Ponyo, les ministres Julien Paluku (Commerce extérieur), Jean-Lucien Busa (Portefeuille), Mohindo Nzangi (Développement rural), Grégoire Mutshayi (Agriculture), Teddy Lwamba Moba (Ressources hydrauliques et Energie), Pr Eberande Kolongele (Numérique), Les uns et les autres ont évoqué le manque de leadership visionnaire, stratégique et volontaire Le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture a insisté sur le caractère humanitaire que doit revêtir le leadership. Tout développement devant être centré sur l’homme. Et faut-il commencer. Pour Mohindo Nzangi, » pour commencer, il faut commencer aujourd’hui, sinon on ne commencera jamais « .
Le clou de la conférence a été la remise par le docteur en sciences économiques Vital Kamerhe des copies de sa thèse en quatre langues nationales (kikongo, lingala, tshiluba et swahili), français et en anglais au recteur Jean-Marie Kayembe, intitulée « Le rhétorique politique, bonne gouvernance et développement durable « , défendue depuis le 04 octobre 2019 à Hellenic American University à Athènes en Grèce.
Dans son mot de bienvenue, le recteur de l’Unikin, Jean-Marie Kayembe, annonce que son institution entend cesser de quémander. Elle veut mettre à profit son expertise pour donner les réponses aux questions de l’heure que sont l’insécurité dans l’Est de la République, l’insécurité alimentaire, les problèmes de santé, de justice, d’embouteillages « Nous sommes prêts, parce que nous sommes Unikin solutions et Unikin inspiration. Nous sommes prêts à accompagner la République, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire « , s’est-il engagé.
Cette rencontre scientifique a connu la présence de nombreuses personnalités du monde politique (députés nationaux, membres du gouvernement central, membres du bureau de l’Assemblée nationale), scientifique (professeurs, membres du Comité de gestion de l’Unikin).
Kléber KUNGU