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Au cours d’une conférence conjointe : Le gouvernement et la Monusco adoptent un plan de désengagement pour un retrait progressif
Le compte à rebours est lancé concernant le retrait progressif de la Monusco sur le sol congolais jusqu’au mois de décembre prochain. La première étape concerne la province du Sud-Kivu, puis celle du Nord-Kivu et Ituri sera la dernière étape. Cette question était au coeur d’une conférence de presse conjointe le samedi 13 janvier à Kinshasa, animée par la partie gouvernementale représentée par le VPM Christophe Lutundula et les Nations Unies par la cheffe de la Monusco Bintou Keita.
Les deux parties ont réaffirmé la volonté à oeuvrer ensemble pour un retrait progressif, responsable, honorable et exemplaire de la mission en RDC. Ce, conformément au renouvellement du mandat de la Monusco pour un an avec comme axe fort le démarrage du désengagement de la mission en 3 phases, a expliqué le VPM Christophe Lutundula Apala pen’Apala. Selon les dires du Chef de la diplomatie congolaise, les deux équipes ont travaillé en synergie avec beaucoup de sens de responsabilité. Elles ont produits un plan de désengagement pour un retrait progressif de la mission onusienne en RDC. Aussi, elles ont fixé les modalités de transfert progressif des tâches de la Monusco au gouvernement congolais, a fait remarquer le VPM Lutundula.
» Le Conseil de sécurité a endossé ce plan et nous allons mettre en oeuvre ensemble cette stratégie de désengagement pour matérialiser la vision du Chef de l’État de faire du retrait de la MONUSCO un modèle de transition d’une opération de paix des Nations Unies », a-t-il mentionné.
De son coté, madame Bintou Keita a reconnu que c’est pour la première fois que le Conseil de sécurité adopte un mandat qui demande à la Monusco d’entamer son retrait de la RDC. Pour la cheffe de la mission onusienne, c’est un moment historique. » Nous ne ménagerons aucun effort afin de mener à bien ce processus », a-t-elle soutenu
Elle n’a pas manqué de saluer la volonté des autorités congolaises de faire du désengagement de la Monusco, un modèle de transition réussi d’une opération de maintien de la paix.
Par ailleurs, la première phase de ce plan de désengagement concerne le retrait complet des composantes militaires et policières de cette mission de la province du Sud-Kivu, au plus tard au mois d’Avril 2024. A cette occasion, plusieurs bases militaires seront transférés au Gouvernement. Et la deuxième phase prévoit un retrait de la MONUSCO du Nord-Kivu
Tandis que la troisième phase va commencer après l’achèvement de la deuxième et de son évaluation et conduira au retrait complet de la province de l’Ituri. Enfin, la Monusco a réitéré sa détermination à mettre en oeuvre son mandat de protection des civils aux cotés des forces de défense et de sécurité congolaise.
Lors des échanges, le gouvernement congolais prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger les camps de déplacés partout où ils sont . Mathy Musau