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AU CŒUR D’UNE REUNION DE CONSULTATION NATIONALE : Rotary et les programmes du Ministère de santé se mobilisent pour réduire la mortalité infantile en RDC
La République démocratique du Congo s’apprête à célébrer ses premières « Journées rotariennes pour la santé familiale ». Prévues du 25 au 27 octobre à Kinshasa, ces activités permettront aux populations qui vivent dans des situations précaires d’avoir accès au dépistage et au traitement gratuits des maladies courantes. En perspective de ces journées, les représentants de Rotary et des programmes du Ministère de la Santé se sont réunis hier pour identifier les pathologies à la base de la mortalité infantile et proposer des pistes de solution.
Au cours de cette réunion de consultation nationale organisée le mardi 27 février à l’hôtel Rotana, à Kinshasa, les responsables des programmes du Ministère de la Santé ont dressé l’état des lieux de la situation de l’enfant en République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur les causes de la morbidité et de la mortalité infantile au pays.
Pédiatre, Dr Jean-Fidèle Ilunga a focalisé l’attention de l’assistance sur les statistiques relatives aux causes des décès des enfants sur l’échiquier planétaire.
«Chaque année, indique-t-il, 5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent à travers le monde».
«Plus touchée, la RDC compte parmi les quatre pays qui regorgent le taux de mortalité infantile le plus élevé au monde, avec 308.000 décès par an, si l’on se réfère aux études menées en 2021», précise le Directeur du Programme national de lutte contre les infections respiratoires aigües au Ministère de santé et Coordonnateur national de la stratégie de prise en charge intégré des maladies des nouveau-nés et de l’enfant.
Le Grand Kasaï, un cimetière d’enfants

Selon Dr Jean-Fidèle Ilunga, ces cas de décès sont de loin plus élevés dans 11 sur les 26 provinces de la RDC. Particulièrement dans les provinces qui font partie du Grand Kasaï. En l’occurrence, le Kasaï oriental, le Kasaï central, le Kasaï, le Sankuru et la Lomami. Ces enfants meurent principalement du paludisme, de la diarrhée, de la rougeole, de la malnutrition, du sida, de la pneumonie qui est une maladie respiratoire…
D’après le Coordonnateur national de la stratégie de prise en charge intégré des maladies des nouveau-nés et de l’enfant, la mortalité commence par les maladies dans la communauté. Quand les parents n’arrivent plus à prendre en charge les soins médicaux de leurs enfants, contraints plus tard de les emmener en retard dans les centres de santé.
Le PCIMNE, une approche salutaire
«Pour pallier ces problèmes, nous avons développé une approche-pays pour que la santé communautaire puisse vraiment être mise à profit. Pour que quand les enfants tombent malades qu’ils puissent trouver des structures proches dans la communauté qui puissent les prendre en charge», explique Dr Jean-Fidèle Ilunga.
être pris en charge.
Le Directeur du Programme national de lutte contre les infections respiratoires aigües tire la sonnette d’alarme lorsqu’il évoque le cas du Grand Kasaï où le taux de mortalité néonatale est le plus élevé, avec un taux de mortalité à trois chiffres, soit 169 décès pour 1.000 naissances par an. «Ce qui est inacceptable, sur le plan international, regrette-t-il. L’objectif sera donc de lutter pour que, d’ici 2030, ce taux nage en dessous de 25 décès pour 1.000 naissances, tel que fixé au niveau mondial».
Concrètement, Dr Jean-Fidèle Ilunga propose à Rotary et aux partenaires de santé de financer la vulgarisation et la mise en œuvre de PCIMNE, ‘‘une approche très simplifiée des soins qu’on administre aux enfants de moins de 5 ans, sans nécessairement recourir aux diagnostics et aux examens de laboratoire coûteux, avec des médicaments trop compliqués. En se basant juste sur des signes cliniques. C’est une approche qui permet de procurer des soins de qualité’’.
La dynamique communautaire
Comme Dr Ilunga, Dr Moïse Kakule s’est aussi appesanti, dans son exposé, sur la dynamique communautaire pour prévenir et soigner des maladies tueuses des enfants. Il a suggéré de privilégier dans cette lutte l’approche multisectorielle en insistant sur la nécessité de mettre en place un basket fund (panier commun) pour gérer les finances de différents partenaires.
Pour sa part, Mme Clarisse Mbo du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a présenté le tableau de cette pathologie en RDC. Elle a relevé que la malaria est la maladie qui tue le plus au Congo. Et particulièrement les enfants. L’objectif aujourd’hui est de réduire la morbidité de 70% et la mortalité de 40% d’ici 2028, a-t-elle indiqué.
«A partir de cette année, nous nous engageons à faire la connexion avec des populations qui se trouvent dans des conditions très difficiles au point où elles n’arrivent à accéder à ce qui leur est proposé. Particulièrement ceux qui sont très loin des structures de santé traditionnelles. Nous nous engageons à faciliter leur transport, à louer des sites où elles pourrons se faire dépister et soigner», a relevé M. Claude Cherubala, le Gouverneur nominé du District 9.150 de Rotary qui regroupe 10 pays d’Afrique centrale. Yves KALIKAT