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Alexis Thambwe et Mathilda Benatar réveillent la conscience des jeunes
La 3ème édition du Salon politique et entrepreneurial a eu lieu le samedi 19 juillet dans l’enceinte de Silkin village à Kinshasa devant une ribambelle de structures de jeunes. Une activité organisée par l’ASBL «Jeunesse espoir de demain» (Jed) chère au président Baron Besana sous le thème : «Les parcours qui inspirent : politique, métier ou vocation ? Entrepreneuriat, métier ou vocation ?»
Parmi les intervenants, l’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba qui a invité la jeunesse congolaise à ne pas forcer la porte, plutôt à aller progressivement pour bouger les lignes dans la sphère politique et autres secteurs de la vie. En revanche, l’opposante et députée provinciale de Lubumbashi, élue d’Ensemble pour la République, Mathilda Benatar, a mis le curseur sur le changement sans recourir aux armes et fait savoir que la RDC est la pharmacie du monde en raison des enjeux de l’heure de la planète.
Ce salon qui a connu également la participation du ministre provincial de Transport et Voie de Communication de Kinshasa, Bob Amisso, du Secrétaire général du Leadership et gouvernance pour le développement (LGD) d’Augustin Matata, Fabrice Besana se veut un espace d’échange stratégique où les jeunes engagés dans la politique et l’entrepreneuriat viennent confronter leurs idées, apprendre des expériences vécues et se projeter vers l’action.
L’ancien président de la Chambre haute du Parlement, du haut de ses 82 ans, a fait parler son expertise et mise sur une préparation lointaine.
«Il n’y a pas de génération spontanée. En partant du néant, on échoue. On ne peut pas partir de rien et occuper de grandes fonctions étatiques, il faudrait gravir des échelons dans des pays de vieilles civilisations. Plus de 60 pourcent de la population en RDC sont jeunes. Vous devrez apprendre par étape, comment on chemine. Ça vous évite des bêtises.
Kinshasa compte 18 millions d’habitants aujourd’hui et en 2050, on comptera 35 millions. La RDC a 110 millions d’habitants, vingt-cinq ans après, le pays comptera 275 millions d’habitants. C’est votre droit de nous succéder mais préparez-vous», a mentionné Alexis Thambwe.
L’OUGANDA condamné
Et de poursuivre sur son parcours politique: «J’étais aux Travaux publics, Aménagement et Urbanisme. Quand cette aventure politique a commencé, je n’en voulais pas. Mais le Maréchal me cherchait. Nous avions mis sur pied, le Comité interministériel restreint, une forme de Conseil des ministres déjà, c’était chaque vendredi, de 10h à 14h», a-t-informé.
«Quand j’étais au ministère des Transports, j’avais bloqué un conteneur d’un sujet libanais. Il y avait la pression sur moi parmi les proches du régime de Mobutu mais je n’avais pas cédé. En outre, au portefeuille des Transports, j’avais fait face à une querelle de syndicalistes avec Steve Mbikayi puis je suis retourné aux Travaux publics. Après, il y a eu Sun City. J’étais ministre du Plan puis ministre de la Justice, en tant que tel, j’ai négocié le dossier de la guerre de six jours qui s’est déroulée à Kisangani au niveau de la Cour internationale de justice. L’Ouganda est condamné. Nous sommes arrivés jusqu’à 325 millions de USD que l’Ouganda devrait payer. Au stade actuel, c’est par tranche semestrielle, 60 millions de USD. La 4è tranche a été de mise sous Mutamba», a-t-il souligné.
LE CONGO, LA PHARMACIE DU MONDE
Pour sa part, la députée provinciale Mathilda Benatar estime que le Congo est la pharmacie du monde car le monde en a besoin pour survivre.
«Le Congo est la pharmacie du monde car le monde a besoin de nous pour survivre. Nous devons nous réveiller. Ce qui me choque, c’est qu’il y a 2 scandales: ceux qui sont scandaleusement riches d’un côté et ceux qui sont scandaleusement pauvres de l’autre côté. Il faut la politique, l’entrepreneuriat et le métier. Il faut se préparer pour un métier qui est à la demande. Au Katanga, ce sont des expatriés et à Kinshasa, il y a des Indiens, c’est une forme de colonisation sous une autre forme, ils construisent en dur, donc pour rester.
La jeunesse congolaise attrape une ignorance aujourd’hui, c’est inquiétant. Aujourd’hui on parle de la jeunesse pour qu’il y ait changement. Savoir lire les lignes du temps, la formule de jadis peut ne pas être celle d’aujourd’hui. Il faut se préparer. Changer les choses, ce n’est pas faire la guerre», a dit en substance, l’élue d’Ensemble pour la République.
LA DÉDICACE DE L’OUVRAGE DU «VILLAGE À LA RÉPUBLIQUE», DES GRAINES À GERMER
Il sied de noter que le jeune Yedidia Bacirhamya Karame a été primé, il a reçu une cagnotte de 2.800.000 FC soit environ 1.000 dollars américains. En effet, il a remporté un concours réunissant plusieurs jeunes, son projet sur la mise sur pied d’un logiciel a séduit les membres du jury.
En outre, il y a eu une séance de dédicace du livre «Du village à la République « de 410 pages écrit par Alexis Thambwe Mwamba et publié en 2021. C’était dans le but de permettre aux jeunes d’enrichir leurs connaissances et de s’inspirer d’un parcours d’exception de l'auteur.
Pour sa part, Baron Besana, président de la Jed, appelle les jeunes à capitaliser cette activité pour faire germer les graines semées.
«Ce sont des graines semées, à chacun de nous de les germer. Ce salon aura alors rempli sa mission. Au nom de l’équipe, la qualité et la générosité de leur partage, je tiens à saluer nos différents partenaires. Grâce à vous la jeunesse a eu un espace pour rêver», a-t-il conclu.
Gloire BATOMENE