Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
AGRESSION RWANDAISE, Belgique-Rwanda: rupture diplomatique consommée
Les tensions entre la Belgique et le Rwanda ont atteint un point de non-retour. Après l'annonce soudaine de Kigali mettant un terme aux relations diplomatiques et ordonnant l'expulsion des diplomates belges sous 48 heures, Bruxelles a riposté avec la même fermeté.
La Belgique a déclaré plusieurs diplomates rwandais persona non grata et suspendu les accords de coopération bilatérale, une réponse qui illustre l'ampleur du fossé qui se creuse entre les États sur fond de la crise sécuritaire.
"Tous les diplomates belges présents au Rwanda doivent quitter ce pays dans les 48 heures. Il en est de même pour les diplomates rwandais en Belgique. Des mesures similaires sont prises par la Belgique", a indiqué le Vice-Premier ministre de Belgique, Maxime Prévot.
Ce bras de fer diplomatique ne surgit pas de nulle part. Depuis plusieurs mois, les relations entre les deux pays s'étaient progressivement détériorées. En cause : le soutien de Kigali au groupe rebelle M23, actif dans l'Est de la RD-Congo.
De son côté, le gouvernement rwandais reproche à la Belgique de maintenir une posture néocoloniale et de donner refuge à des individus accusés de promouvoir une idéologie génocidaire.
Les déclarations des dirigeants n'ont fait qu'exacerber les tensions. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a regretté une décision "disproportionnée" de la part du Rwanda, tout en dénonçant un refus de dialogue de Kigali.
Mais pour le gouvernement rwandais, cette rupture était inévitable face à ce qu'il perçoit comme une manipulation de l'opinion internationale par Bruxelles.
Entre enjeux sécuritaires, intérêts économiques et luttes d'influence, cette crise pourrait redéfinir durablement les relations entre l'Europe et l'Afrique centrale.
Christian-Timothée MAMPUYA