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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Agression: assez de répondre aux maux par des mots…
Si le Rwanda avançait masqué, ce masque était aussi transparent que partiel. Dès la genèse de l’agression, voici un peu plus d’un quart de siècle, le narratif expansionniste, et donc annexionniste de Kigali, transparaissait de propos des dirigeants rwandais. Au seuil de la guerre, Pasteur Bizimungu, Président de la république de témoignage, évoquait déjà Berlin bis pour redéfinir les frontières congolo-rwandaises !
Depuis, le Rwanda a fait d’une partie du Kivu son excroissance territoriale, mieux son arrière-cour. Le déficit du maillage territorial, conséquence de l’érosion de l’autorité de l’Etat et des complicités locales ont facilité cette « rwandalisation » à marche forcée des pans du Masisi et du Rutshuru.
Pas seulement, cette percée des forces d’occupation se nourrit aussi des divisions internes en RDC. Dès l’aube du cycle agression-rébellion, le tandem Kigali-Kampala a su bénéficier de la mansuétude d’une bonne partie de l’opposition congolaise- UDPS en tête- qui, par anti-kabilisme primaire, par souci de repositionnement, ou encore par sa proximité avec certaines chancelleries occidentales, attribuait la guerre au « déficit de démocratie ».
Du pain béni aux agresseurs qui pouvaient continuer leur sale besogne en comptant sur les opposants au Pouvoir congolais de l’époque. Il est vrai aussi qu’à Kinshasa, les conditions d’un front patriotique dans la diversité politique n’était pas de saison.
Retour aux propos du numéro 1 rwandais pour souligner que lorsqu’il « met à jour » les propos de Bizimungu en prétendant qu’une partie de terres du Rwanda avait été cédée à la RDC, Paul Kagamé ne fait qu’embrayer sur l’un des buts de guerre qu’est la balkanisation du Congo-Kinshasa. Il dit tout haut ce qui se chuchote et se concocte depuis le milieu des années 90.
Certes, face à ce pied de nez au sacro-saint principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, le Gouvernement ne saurait rester muet. Au risque de sombrer dans le « qui ne dit mot consent ».
Pour autant, sont-ce les simples mots suffisent pour répondre aux maux de l’homme fort de Kigali ? La réponse est non. Ce n’est certainement pas le bagou qui va faire reculer le très belliciste Kagamé. Sinon, il se serait arrêté.
Or, voilà qu’il continue à pousser son bouchon jusqu’à faire part sans filtre, sans circonlocution diplomatique, sans langue de bois … de ses prétentions territoriales sur la RDC ! Il n’y a pas meilleure ou pire- c’est selon- expression du « crime de lèse-intégrité territoriale ».
Avec le Rwanda, continuer à dénoncer l’agression à longueur de déclaration officielle ne suffit plus. Wole Soyinka nous aurait conseillé de cesser de proclamer notre tigritude. A défaut de pouvoir sauter sur la proie et la dévorer hic et nunc, lui montrer au moins les griffes et les dents changerait la donne. José NAWEJ