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Afrique, des centres de données et réduction de l’empreinte carbone : encore des défis à relever
L’Afrique a encore un long chemin à parcourir en ce qui concerne les centres de données et la réduction de l’empreinte carbone. C’est l’un des constats fait hier mardi 2024 par le panel sur les données et bases de données à l’édition 2024 de la 8ème semaine du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA Week 2024) à Addis-Abeba.
L’ouverture officielle de la 8e semaine du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA Week 2024), prévue du 25 au 29 novembre 2024, à Addis-Abeba, Ethiopie, intervient ce mardi 26 novembre. Ce grand rendez-vous du continent est axé autour du thème : « favoriser les infrastructures résilientes et inclusives pour la croissance durable en Afrique : tirer parti de l’intégration financière régionale ».
«Tirer parti des données et des centres de données durables : faire progresser le numérique en Afrique grâce à la Facilité d’investissement numérique et à un plan directeur continental pour les centres de données verts», a constitué le thème du panel sur les données et bases de données discutées.

Il ressort des échanges autour de ce thème que les centres de données consomment habituellement beaucoup d’énergie. Et dans la plupart des pays africains, l’énergie utilisée n’est pas de l’énergie verte, c’est-à-dire renouvelable. En conséquence, cela revient cher sur le plan des coûts financiers mais aussi sur le plan de l’empreinte carbone c’est-à-dire contribuent donc au réchauffement climatique.
Promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables
Les intervenants recommandent de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables. Ce qui pourra donc aider à réduire la facture énergétique et au réchauffement climatique. Et l’autre façon d’y aller, c’est d’aller dans le plan directeur continental pour les centres de données verts, dans le cadre du Programme PIDA.
Ce programme continental mis en œuvre avec le soutien la technique de l’Union européenne aide les Etats à promouvoir une gouvernance dans la gestion des données et centres de données. La communication a permis de mettre en avant l’expérience de la Zambie qui a son Centre de données.
Il faut noter par ailleurs que la plupart des pays africains disposent encore de centres nationaux de données. L’Afrique aujourd’hui compte moins d’une centaine de centres de données. Mais, en la matière, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. L’Afrique du Sud compte à lui seul 25 centres de données.

Un autre panel s’est interrogé sur « comment interconnecter ou connecter l’Afrique à travers les corridors. Quel est le travail des corridors. Que font les corridors de transport pour que le continent soit interconnecté ». Ce groupe était constitué des représentants de trois corridors différents : le corridor Nord avec le port de Mombassa six états membres, le corridor central qui a pratiquement le même nombre des pays que le corridor Nord, hormis la Tanzanie. Ce corridor utilise le port de Dar Es Salem.
Et enfin le corridor qui relie le port de Lamu, au Kenya vers le Soudan du Sud et l’Ethiopie.
Les pénalistes ont reconnu qu’il y a quelques pays qui ne sont pas sur la même longueur d’ondes. La RDC et l’Ouganda ont été cités nommément. C’est dans ce cadre qu’ils ont souligné le besoin urgent de la volonté politique et de l’engagement des deux Etats pour la mise en œuvre de la construction de la route de 900 km reliant les deux pays.
Le Directeur du Programme de Développement et Gestion des Infrastructures du Corridor Nord, Prof. Liévin Chirhalwira, a montré comment le corridor Nord, à travers son mandat de faciliter des mouvements, des personnes et des biens a contribué à ce que l’intégration africaine puisse se faire. Il a donné l’exemple du projet entre Mbarara et la route Kisangani. « Dans nos pays africains, tout est connecté à la politique. Si ça ne va pas sur ce plan, rien ne marche. C’est pour cette raison que la volonté politique est importante dans le domaine des infrastructures dont nous parlons. La route Mbarara- Kisangani long de 940 km 180 km dans l’Ouganda, 760 en RDC, les deux président se sont mis d’accord. C’est aux experts de travailler ». Pour bénéficier des financements, il faut emmener ces deux pays à travailler ensemble.
Ethiopie sur la voie des énergies vertes
Aujourd’hui, à travers le monde, le débat tourne autour du changement climatique, des renouvelables, de l’environnement. La tendance actuelle est d’aller vers la protection de l’environnement qui tient compte de la réduction de la pollution. L’Ethiopie s’est engagée sur cette voie. Ce pays se classe parmi les rares pays africains à disposer d’un train électrique, des bus à Transport Rapide (BTR). Ils sont déjà sur cette lancée appuyée par l’UE et la GIZ
La semaine du PIDA 2024 met autour d’une table des participants venus du Continent et d’ailleurs notamment des décideurs politiques, des leadeurs industriels, des acteurs privés. Ils réfléchissent sur des moyens de faire avancer les ambitions du continent en matière d’infrastructures.
Organisée conjointement par la Commission de l’UA(CUA), et l’Agence de développement de l’UA (AUDA-NEPAD), cette rencontre annuelle est devenue une plate-forme stratégique pour présenter des projets d(infrastructures innovants, forger des partenariats et de débloquer des investissements dans les secteurs liés aux infrastructures numériques.
Le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) est une initiative continentale adoptée par tous les pays africains à mobiliser les ressources pour transformer l’Afrique avec les infrastructures modernes.
Depuis Addis-Abeba, Ethiopie
Dina BUHAKE Tshionza