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Adolphe Muzito ouvre la porte à une participation au gouvernement
Un face-à-face inédit s'est tenu hier mercredi à la Cité de l'Union africaine à Kinshasa. Pour la toute première fois depuis l'arrivée de Félix Tshisekedi au sommet de l'État, l'ancien Premier ministre et président du parti Nouvel Élan, Adolphe Muzito, a été reçu en audience par le Chef de l'État.
À l'issue de cette rencontre, l'opposant congolais a livré à la presse le contenu de leurs échanges, centrés sur la situation politique et sécuritaire du pays, ainsi que sur les perspectives économiques qui se dessinent à l'horizon.
Dans une prise de parole mesurée, Adolphe Muzito a tenu à saluer les performances enregistrées sous l'actuel mandat présidentiel, notamment sur le plan diplomatique. " Mon parti et moi l'avons d'abord remercié pour les performances réalisées. De manière générale, on lui reprochait ses nombreux voyages à l'étranger. Aujourd'hui, les résultats sont visibles. Il a réussi à faire entendre à la communauté internationale que le Rwanda est l'agresseur de la RDC à travers ses rébellions ", a-t-il déclaré.
Muzito a en outre salué la signature, sous l'égide des États-Unis, d'un accord imposant le retrait des troupes rwandaises et des groupes armés du territoire congolais, un acquis qu'il qualifie de décisif pour la souveraineté nationale.
Toujours dans le registre des victoires diplomatiques et économiques, l'ancien chef du gouvernement s'est réjoui de l'accord économique en cours de négociation entre la RDC et les États-Unis. " Ce qui, hier, était pillé par le Rwanda comme simple sous-traitant sera désormais exploité par le Congo en partenariat avec les grandes puissances, notamment les USA ", a-t-il affirmé, tout en estimant légitime que cet accord fasse l'objet d'explications claires et transparentes à la population.
"J'ai donné ma position… à participer à la formation du gouvernement "
Interpellé sur la question d'un éventuel gouvernement d'union nationale, Adolphe Muzito n'a pas fermé la porte. " J'ai donné ma position pour dire que j'étais disposé à participer à la formation du gouvernement. Il est important que mes idées soient prises en compte dans la mesure du possible ", a-t-il souligné.
En guise de perspective, l'initiateur de Nouvel Élan a proposé au Chef de l'État l'organisation prochaine d'un dialogue national inclusif et l'engagement de réformes structurelles pour moderniser l'appareil d'État et répondre aux attentes de la population. " Le plus urgent est que des réformes importantes soient engagées pour faire avancer le pays ", a-t-il conclu.
Cette rencontre entre le Président Tshisekedi et l'un des leaders de l'opposition historique constitue un signal politique majeur dans un contexte national marqué par de fortes attentes sociales et des enjeux sécuritaires persistants. Elle ouvre la voie à de possibles convergences autour des grands défis du pays et annonce peut-être le début d'une nouvelle séquence politique pour la RDC. Jérémie ASOKO