Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le coup d’envoi des épreuves hors-session de l’Examen d’État (EXETAT) édition 2025-2026 sera donné ce lundi 4 mai à école Loupiots, dans la capitale congolaise. Comme le veut la tradition, c’est l…
8ème semaine du PIDA week 2024, Ethiopie : le président Sélassié souligne l’importance des infrastructures pour le développement de l’Afrique
Près de mille délégués venus du Continent et d’ailleurs prennent part à la 8ème édition du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDAweek2024), qui se déroule du 25 au 29 novembre à Addis-Abeba en Ethiopie. Le go des travaux du PIDAweek 2024 a été donné officiellement, hier mardi 26 novembre, par le président de la République Fédérale d’Ethiopie, Taye Atseke Sélassié. Il a souligné l’importance des infrastructures dans le développement de l’Afrique. C’est pourquoi son pays est pleinement engagé sur l’essor dans le secteur des infrastructures.
Dans son message à l’ouverture de la 8ème semaine du PIDA, le ministre éthiopien des Transports, Dr Alemu Sime Feyisa, a relevé l’engagement du Gouvernement d’Ethiopie sur le développement des infrastructures sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a souhaité le même élan de la part des autres Etats africains. Il a souhaité que la semaine du PIDA soit un cadre de partage d’expériences pour un meilleur développement de l’Afrique.
La Directrice générale de l’AUDA-NEPAD, Nardos Bekele-Thomas a qualifié l’Ethiopie qui accueille le participants comme étant «une ville une ville qui incarne l’unité et l’ambition de l’Afrique».
Pour Nardos Bekele-Thomas, le thème de la 8ème semaine de PIDA Week 2024 reflète l’engagement à répondre aux besoins urgents de l’Afrique en matière d’infrastructures.
L’Afrique peut se transformer si elle déterminée
La Directrice de l’AUD-NEPAD croit dur comme fer que l’Afrique peut aller de l’avant si elle est déterminée. «Les progrès réalisés par le PIDA au cours de la dernière décennie témoignent de ce que l’Afrique peut accomplir grâce à sa détermination et sa collaboration». Elle illustre ce fait par l’exemple de l’actuel du Plan d’action prioritaire 2 (PAP 2). Ce dernier englobe 69 projets transformateurs dans les domaines du transport, de l’énergie, de l’eau et des TIC. Il y a également des initiatives de grandes envergures. Parmi eux, figurent le projet hydroélectrique Grand Inga, qui, une fois terminé, sera le plus grand projet de production d’électricité au monde, et la vision d’un Nil navigable reliant le lac Victoria à la mer Méditerranée.
Dix ans après sa mise en œuvre, a souligné la Nardos Bekele-Thomas, le rapport décennal de mise en œuvre du PIDA, elle révélé que plus de 30 millions de personnes ont eu accès à l’électricité en Afrique. Les infrastructures routières et ferroviaires ont connu une légère amélioration avec comme retombées l’augmentation du commerce intra-africain, qui représente désormais 16 % du commerce total. Ce n’est pas tout. Les initiatives du PIDA ont créé plus de 160 000 emplois directs et indirects. «Ces succès reflètent les avantages tangibles des efforts du PIDA, mais soulignent également les défis permanents que nous devons relever», a souligné la Directrice de l’AUDA-NEPAD.
Des défis à relever par rapport au financement
Elle reconnait tout de même qu’il y a des défis à relever pour le développement des infrastructures par rapport à leur financement en Afrique. Pour faire face à cela, il faut se concentrer sur trois piliers fondamentaux : les politiques, les partenariats et le financement.
L’objectif ultime du PIDA ne se limite pas à la construction de structures physiques. Sa véritable essence réside dans son potentiel à transformer des vies. Les routes et les réseaux électriques ne sont pas l’objectif final mais un moyen de créer des opportunités, de favoriser les industries et d’inspirer l’espoir à travers le continent.
Appel à l’unisson
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahmat a également rappelé l’importance de la semaine du PIDA qui met en lumière l’importance de promouvoir les infrastructures résilientes et inclusives pour stimuler la croissance durable de l’Afrique. Il rassure que grâce à des financements innovants, des partenariats progressifs et la mise en œuvre des projets transformateurs, l’Afrique peut relever ses défis d’une part. Et d’autre part, saisir des opportunités offertes par l’Agenda 2063. «Ensemble, nous pouvons jeter les bases d’un continent économiquement, intégré, socialement inclusif et écologiquement résilient»,a-t-il déclaré
«Continuons à œuvrer ensemble avec nos partenaires pour la sécurité énergétique en Afrique, la résorption de la fracture digital, et la réalisation des réseaux structurants en infrastructures de transports terrestres, maritime et aérien pour soutenir notre marche vers l’Afrique que nous voulons tous» a conclu le président de la CUA.
Tirer profit des aspirations mondiales en matière de connectivité
Le Secrétaire Exécutif de la Commission économique des NU pour l’Afrique, Claver Gatete s’est dit satisfait de la tenue de la 8ème édition du PIDA en Ethiopie, «une ville qui se transforme à un rythme rapide. C’est un témoignage éloquent de l’engagement du Gouvernement en faveur du développement des infrastructures». Il a souligné l’impact direct qu’ont des infrastructures notamment les TIC, les transports, l’énergie et les ressources en eau, sur le coût de la vie et sur les activités en Afrique. Il estime que l’Afrique devrait tirer profit des aspirations mondiales en matière de connectivité. «Mais, nous devons garder à l’esprit que le continent a une position commune sur les partenaires pour le développement des infrastructures régionales. La position adoptée par les chefs d’Etats et de Gouvernement du continent devrait être la pierre angulaire de tous les partenaires avec les pays et organisations non africaines. Cela est important pour garantir que le continent reste connecté sur ses priorités.
Depuis son lancement en 2015, la Semaine du PIDA est devenue une plateforme de premier plan pour le développement des infrastructures sur le continent. Organisé conjointement par l’Union africaine, l’AUDA-NEPAD, la Banque africaine de développement et la CEA, il constitue un espace essentiel pour évaluer les progrès, relever les défis et forger des partenariats stratégiques.
Dina BUHAKE Tshionza, depuis Addis-Abeba, Ethiopie