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Vivement une nouvelle loi pour réglementer les partis politiques
La gouvernance de la res publica pose un sérieux problème en RDC. Contrairement à ce que les pères de l’indépendance avaient souhaité c’est-à-dire léguer à leur postérité un pays plus beau qu’avant l’indépendance, la réalité sur le terrain est tout autre. Les conditions de vie de la population ne font que se détériorer. Pourtant, ce sont des Congolais de pur-sang, prétendus de père et de mère qui sont aux commandes des affaires de l’Etat.
Pourquoi une telle gouvernance tant décriée ? Après le coup d’Etat militaire de Joseph Désiré Mobutu en 1965, le pays a sombré dans une longue et sanguinaire dictature dont les conséquences ont été catastrophiques sur le plan socio-économique. Le parti-État ne pouvait pas conduire le pays au développement tant que le dictateur était plus soucieux de son maintien au pouvoir que du sort de la population. C’est pourquoi, lors du discours du 24 avril 1990, à Nsele, lorsque M. Mobutu avait sonné le glas du MPR (Mouvement populaire de la révolution), la jubilation populaire a été totale partout dans le pays. Les citoyens lambda ont pensé que l’instauration de la démocratie allait inaugurer une ère de prospérité pour eux. Mais plusieurs années après cet événement, les choses vont de mal en pis.
La situation n’est guère meilleure. C’est comme si la démocratie intégrale réclamée à cor et à cri est venue envenimer et empirer la situation. Le foisonnement des partis politiques qui a entraîné le multipartisme est en grande partie à la base de cette situation difficile à qualifier. Pour mémoire, après le 30 juin 1960, la RDC avait un nombre très limité de partis politiques.
En ce temps-là, la politique ne constituait pas un domaine de prédilection pour l’enrichissement de ceux qui opéraient dans le domaine. Un enseignant ou un clerc (un fonctionnaire de l’Etat) n’avait rien à envier à un acteur politique, quand bien-même les rémunérations étaient différentes.
Mais la situation a fondamentalement changé et de manière dangereuse à la Conférence nationale souveraine (CNS). Des gens sérieux, des charlatans de tous bords, des inciviques de diverses natures, et que sais-je encore, ont vu le jour sur la scène politique dans le but de participer à la CNS, pour avoir part in finish au partage du gâteau. Comme la stratégie a payé pour beaucoup, il y en a qui ont fait de la politique leur carrière. Pour preuve, certains, tels des sangsues, sont dans les institutions de manière continue depuis cette époque, naviguant sans gêne à gauche et à droite. Ils sont malheureusement nombreux ceux de cette catégorie. Tout le monde est aujourd’hui témoin des conséquences malheureuses de cet état des choses.
Comment nous en sortir ?
La solution serait en principe facile si l’on s’en tenait à la loi portant création et fonctionnement des partis politiques, qui sont en grande partie à la base de la situation précaire à laquelle font face les Congolais dans leur majeure partie.
À examiner la réalité sur le terrain, les partis politiques dits «partis mallettes» sont de loin plus nombreux que ceux qui sont en ordre vis-à-vis de la loi. Malheureusement, ce sont ces trouble-fête qui prennent le gros morceau du gâteau et qui, par manque d’idéal, entraînent le pays dans la déliquescence totale.
Il faut une rigueur ferme dans l’application de la loi sur les partis politiques pour assainir ce secteur. Beaucoup d’entr’eux ne sont pas en règle avec la loi, mais fonctionnent comme si de rien n’était et leurs dirigeants participent allègrement aux institutions nationales, provinciales et locales. Pour ce, il faut un sursaut de patriotisme dans le chef de ceux qui gèrent ce secteur pour que les règles établies soient respectées. Comment faire respecter les textes en la matière dès lors que les lions ne se mangent pas entr’eux ? Ici aussi il faut que les décideurs se fassent hara kiri pour relever le défi. Si on n’en arrive pas, nous ne pouvons pas nous attendre à des avancées socioéconomiques satisfaisantes tant que ceux qui siègent à différents niveaux n’ont pas encore pris conscience de leurs limites, et que c’est d’eux que partira le vrai changement dans le pays.
Muke MUKE