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VIOLENTES MANIFESTATIONS A KINSHASA : Le président rwandais Kagame et ses parrains ont-ils compris le message des Congolais ?
Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a été le théâtre de violentes protestations dues à la présence des éléments de la coalition M23-RDF dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Pour exprimer leur ras-le-bol face à cette barbarie du Rwanda, soutien incontestable des terroristes du M23, les habitants de Kinshasa ont investi les rues de la capitale, cassant plusieurs biens sur leur passage. C’est l’ambassade du Rwanda, située sur l’avenue Lukusa, en plein centre-ville, qui a subi les plus gros dégâts. Tous les biens ont été emportés par une furie humaine en colère.
Sans vouloir faire l’apologie de la violence, nous tenons ici à épingler la grande responsabilité de Paul Kagame, auteur de la dégradation du climat entre son pays et la RDC. C’est depuis l’avènement tumultueux au pouvoir de ce dirigeant que l’harmonie qui régnait à l’époque entre les deux nations a été brisée. Adieu l’époque de la Communauté économique de pays des grands lacs (CEPGL) où Congolais et Rwandais pactisaient comme des bons voisins.
Pour revenir aux violentes manifestations d’hier mardi, la question que les Congolais se posent aujourd’hui et, avec eux, d’autres analystes des questions de la sous-région des grands lacs est de savoir si les principaux partenaires de la RDC ont bien saisi le message que les manifestants leur ont adressé.
Le fait que les manifestants s’en soient pris à quelques ambassades en dit long. Celles-ci sont appelées à revoir objectivement leur politique vis-à-vis de la situation volatile dans cette partie de l’Afrique. Les États-Unis, la Belgique et la France notamment savent pertinemment bien que Kagame est le premier responsable de la recrudescence actuelle du conflit entre son pays et la RDC. L’heure est venue pour eux de déclarer officiellement de quel côté ils se trouvent même si les Congolais connaissent bien leur position. Les masques finiront par tomber. Mais, il est plus intéressant pour eux de traiter directement et ouvertement, cartes sur table , avec le producteur des ressources naturelles qu’est la RDC, au lieu de passer par un pilleur pour se procurer lesdites ressources.
En tout état de cause, rien n’est encore tard. Kagame n’est pas éternel. Les puissants partenaires de la RDC savent que dans le passé ils ont eu à traiter avec les dictateurs de même acabit, mais avec qui ils ont été contraints de se séparer à cause de leur conduite insupportable. Ceux-là n’étaient pas des menus fretins par rapport au «roi» du Rwanda. Il ne faut pas pousser la RDC, au bout de patience, à adopter une position qu’elle n’a pas visiblement envie de prendre. Muke MUKE