Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
VILLE-MORTE SUITE A LA GUERRE DANS L'EST DE LA RDC, Kintambo: pneus brûlés, routes barricadées, pas de pillages...
* Le rond-point magasin-Kintambo et le tronçon OUA en ébullition.
Kinshasa a été en ébullition, ce mardi 28 janvier dernier sur fond d’une ville morte décrétée. Des manifestations ont eu lieu dans différents quartiers de 24 communes que compte cette agglomération de plus de 15 millions pour dire non à l’agression du Rwanda dans l’est de la RDC notamment son désir effréné de conquérir, Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu. La commune de Kintambo réputée souvent pacifique n’a pas été en marge de ce mouvement. Le rond-point magasin jusqu’au tronçon OUA a été en effervescence. Des jeunes ont brûlé des pneus, barricadé des routes empêchant ainsi les véhicules de passer et exigeant des rameaux en signe de solidarité, aux Congolais de la partie orientale. Mais pas de pillages.
La colère ne faiblit pas dans le chef des Congolais concernant la situation sécuritaire et humanitaire précaire à Goma. Dans un élan de solidarité, les Kinois ont décrété une ville morte.
À Kintambo, des jeunes de quartiers Lisala, Salongo, Itimbiri, Tshinkela, ont fait chorus pour barricader les différentes voies menant de Magasin à OUA. Des dizaines de pneus brûlés, la foule en liesse, des voies barricadées où seuls les motocyclistes et leurs clients ont eu droit à passer. Ce, de 09h30 jusqu’à 12h30. Il fallait être muni de rameaux ou d’herbes vertes pour avoir le feu vert.
Plusieurs chauffeurs de véhicules ont rebroussé chemin en cherchant une autre issue pour arriver à leur destination. Pas moyen pour eux de braver le feu avec son odeur suffocante.
«C’est vers 09h30 que les jeunes se sont mobilisés et son descendus sur les différentes artères. Notre objectif via cette ville morte, c’est de dénoncer des affrontements, la guerre qu’imposent le Rwanda et ses supplétifs du M23 et l’AFC de Corneille Nangaa. Nous apportons notre soutien aux FARDC au front. Mais nous demandons au Gouvernement et au Chef de l’État de ravitailler nos soldats et d’avoir un ton sévère voire déclarer la guerre au Rwanda. Nous en avons marre de voir nos compatriotes être tués, massacrés, nos mamans violées. Trop c’est trop», a affirmé, Patrick, un jeune la trentaine révolue sur OUA-Chute de Lofoy.
DES REPRÉSENTATIONS DIPLOMATIQUES TOUCHÉES
La mobilisation de ce mardi s’inscrit dans un contexte où les tensions entre la RDC et le Rwanda s’intensifient, alimentées par des accusations de la part de Kinshasa, qui pointe du doigt le pouvoir de Kigali de soutenir les terroristes du M23. Des manifestations spontanées ont éclaté ce matin devant plusieurs missions diplomatiques à Kinshasa, notamment les ambassades de France, des États-Unis, de Belgique et du Rwanda.
L’ambassade de France a été brièvement affectée par un incendie provoqué par des pneus enflammés, désormais maîtrisé, mais les autorités françaises dénoncent fermement ces actes.
Le Gouvernement congolais, par un communiqué officiel, a exprimé ses regrets pour ces incidents». Le mouvement de manifestations déclenché dans la capitale et à travers le pays préoccupe le gouvernement, qui multiplie les efforts pour garantir la protection des missions diplomatiques, leurs personnels et leurs biens «, a affirmé le ministère des Affaires étrangères. Il a exhorté les diplomates et le personnel étranger à faire preuve de prudence.
Gloire BATOMENE