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Vente du chanvre, vol à bord des motos… le Gouvernement appelé à intervenir
Les scènes spectaculaires que nous vivons ici et là dans notre société nous poussent à nous poser la question de savoir si la RDC est encore réellement un État. Quelques exemples triés sur le volet illustrent bien cette situation.
Sur nos routes, certains motocyclistes communément appelés « wewa » se comportent comme s’ils étaient dans un territoire conquis. Ils n’obéissent qu’à leurs instincts primaires défiant toute autorité. Ils conduisent leurs engins au mépris du code de la route.
En cas d’accident, même si visiblement ils ont tort, ils se font justice. Apparemment, les autorités ne se rendent pas compte que parmi ces jeunes gens, constituent une véritable bombe à retardement pour la RDC.
Certains parmi eux se distinguent par des actes de vols à la tire, même en pleine journée. Les voleurs de ce type sont communément appelés « pastura » (prononcez « poustoura). Sur ce plan, leur comportement n’est pas très différent de celui des gangsters connus sous le nom des « Kuluna« .
l’insubordination des motards
En outre, ils se prennent pour des intouchables à qui l’on ne doit rien exiger, en dépit de leurs actes répréhensibles. À plusieurs reprises, il leur a été enjoint d’acheter des plaques d’immatriculation pour leurs motos, mais ils n’obtempèrent point, hormis quelques exceptions.
L’incivisme de ces jeunes gens et leur insubordination aux règlements de la société se justifient par l’impunité dont ils bénéficient de la part de ceux qui auraient dû les réprimer, mais qui se comportent en complices.
Dans un autre registre, nous stigmatisons la vente et la consommation de la drogue dans des lieux publics. Alors que la loi a établi en infraction la vente et la consommation de la drogue, il est curieux de constater que ces deux activités s’exercent publiquement au vu et au su de l’autorité.
Il est inadmissible le fait que certains agents de l’ordre, qui ont entre autres mission la répression des actes répréhensibles, se comportent en grands violeurs de la loi qu’ils sont pourtant sensés défendre.
Il n’est pas rare de les surprendre en train de communier avec les vendeurs du chanvre et des liqueurs fortes.
Face à cette déliquescence de notre société, l’Etat ne doit pas continuer à laisser faire, au risque de faire croire aux ennemis de la nation que le pays n’est pas gouverné et à la jeunesse que les antivaleurs sont des valeurs ou vice-versa. Il faut donc agir et réagir vite.
Pour ce, le nouveau ministre de l’Intérieur et Sécurité est invité à sortir des sentiers battus pour créer d’autres pistes de solution. Car, la plus grande faiblesse aujourd’hui de notre pays est l’absence d’un Etat fort, qui soit capable de donner une ligne de conduite à la population et de défendre les intérêts supérieurs de la nation. Muke MUKE