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Une journée chômée et payée pour les obsèques du Cardinal Laurent Monsengwo ?
C’est hier dimanche 18 juillet que la dépouille du Cardinal émérite Laurent Monsengwo Pasinya est arrivée dans la capitale de la République démocratique du Congo. Le corps de l’illustre disparu a atterri à l’aéroport de N’djili aux abords de 14h45, en provenance de Paris où l’archevêque émérite de Kinshasa était évacué pour des soins médicaux. En perspective des hommages officiels qui lui seront rendus demain mardi 20 juillet, des voix s’élèvent pour solliciter du Gouvernement une journée chômée en vue d’honorer la mémoire de cette personnalité hors pair qui a joué un rôle déterminant dans l’histoire politique du pays.
« Il ne serait pas exagéré de recommander à notre Gouvernement de décréter une journée chômée et payée en ce mardi, consacré aux hommages officiels au Cardinal Laurent Monsengwo. Non pas parce qu’il était un haut responsable de l’Eglise catholique du pays, mais essentiellement pour son rôle dans une période charnière de l’histoire de la RDC. Tata Cardinal a, en effet, été président du Parlement de transition post Conférence nationale souveraine (CNS)… De ce point de vue, sa personnalité n’a cessé de déborder du strict cadre de l’Eglise catholique« . Analyste politique, protestant de son état, l’auteur de cette déclaration n’est pas le seul dans l’univers des politiques à brandir cette suggestion, partagée par nombre d’intellos, acteurs actifs ou observateurs passifs.
Il est vrai que la RDC est un pays laïc. Ou la Constitution ne consacre pas une religion d’Etat. Même si l’Eglise catholique, depuis des décennies, demeure la plus importante en termes d’effectifs, voire de représentation nationale. Il n’en demeure pas moins que le Cardinal défunt compte parmi les acteurs clefs de changements intervenus au Congo-Zaïre dans la foulée de la perestroïka, suivie de la CNS.
A partir de cette période jusqu’à l’avènement de l’AFDL, »Mgr le Président » a joué un rôle politique décisif. Jusqu’au point d’être pressenti comme ce Président de la république qui allait assurer la transition entre la chute de Mobutu et l’avènement d’un pouvoir issu des urnes. Le sort en a décidé autrement. Tel un troisième larron, Laurent-Désiré Kabila a surgi comme de nulle part. Cela n’enlève en rien aux mérites du speaker du HCR-PT (Haut Conseil de la République – parlement de transition).
Si donc des voix suggèrent que la journée de mardi soit payée et chômée, c’est pour honorer la mémoire, non pas tant du prélat catholique que de »la personnalité politique », »publique »… la plus en vue durant les années transition post CNS. Yves KALIKAT