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Suppression des structures budgétivores, faute de suivi, aucun effet sur le terrain
Lors d'une de ses précédentes réunions du conseil des ministres qui fera date dans les annales de son histoire, le gouvernement Suminwa a pris une décision très importante. Il s'agit de la suppression de toutes les structures budgétivores qui minent pour rien le Trésor public. Le gouvernement en a dénombrées plus ou moins trente-trois (33). La plupart d'entr'elles sont les redondantes des directions de ministères ou des services étatiques.
Cette mesure a été prise sans doute pour instaurer la bonne gouvernance et affecter le bonus réalisé après la suppression de ces structures à la réalisation des infrastructures de base notamment les routes. Car l'état actuel des infrastructures routières est déplorable et interpelle toute conscience. Pour preuve, nous en voulons à titre illustratif le délabrement total des voiries urbaines, notamment celle de la ville de Kinshasa. Dans la capitale, aucune commune, même celles huppées, n'échappe à la laideur qu'offre la métropole rd congolaise. Il est déplorable et impensable de voir que le périmètre de l'Hôtel de Ville n'est pas différent des coins reculés. On a de la peine à croire qu'on se trouve vraiment dans ce qu'on appelait jadis Kin-la-belle.
Avant cette audacieuse décision de suppression des structures budgétivores, le gouvernement avait pris une mesure similaire portant réduction du train de vie des institutions. Ce, non seulement pour mettre fin à la gabegie financière, mais pour instaurer une justice sociale au profit de tous les citoyens, étant donné que les disparités salariales actuelles ravivent de plus en plus des tensions sociales.
Pourquoi tant de ratés?
Outre les mesures susévoquées, on peut noter qu'au niveau du gouvernement provincial de Kinshasa, beaucoup de décisions du même genre ont été également prises mais sans aucun effet palpable. Dans le lot, nous citons entre autres l'évacuation le long des chaussées des marchés et garages pirates, des épaves des véhicules et de ce que les Kinois appellent généralement " ligablos".
Il y a également l'interdiction de jouer la musique au-delà de 22 h et la lutte contre les nuisances diurnes et nocturnes, sans compter l'interdiction de vendre et de consommer du chanvre et de l'alcool à forte dose communément appelé "zododo".
Malheureusement, toutes ces mesures pourtant salutaires et applaudies par le citoyen lambda n´ont pas été mises en application au grand dam de la population.
À quoi sont dus ces ratés pour ne pas dire échecs? Il y a principalement un manque criant de suivi dû, à son tour, à une absence de l´autorité de l´Etat. Tous les responsables censés faire appliquer les mesures prises par leur hiérarchie, se montrent malheureusement incompétents face à leurs responsabilités, du chef de la localité au gouverneur en passant par le chef de quartier et le bourgmestre. Tant que ces autorités locales n´auront pas pris conscience de leurs prérogatives, toutes les bonnes mesures prises ne feront pas avancer le pays. Quant au niveau central, il faut une réelle volonté de changement des mentalités et une rigueur implaccable pour une transformation effective de la société congolaise.
Muke MUKE