Dernière minute
Société
"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
Nation
Le Gouvernement durcit le ton face à la montée des discours jugés injurieux et diffamatoires visant le Président de la République, Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Ce…
Selon un nouveau rapport du G20 élaboré par le FIDA : Des revenus envoyés par des migrants, planche de salut pour plus de 800 millions de personnes
A l’occasion de la journée internationale des envois des fonds à la famille célébrée le 16 juin, le Partenariat mondial pour l’inclusion financière (GPFI) du G20 a publié un nouveau rapport, le 14 juin courant. Ce rapport élaboré par le Fonds international de développement agricole (FIDA) avec la Banque mondiale, met en évidence l’effet transformateur des envois de fonds numériques (dits aussi « dématérialisés « ).
Intitulé « Favoriser l’inclusion financière grâce à la dématérialisation des envois de fonds?« , le rapport présente les avancées significatives dans la dématérialisation des circuits de distribution des envois de fonds.
Malgré des disparités persistantes entre les femmes et les hommes, les revenus durement acquis par les travailleurs migrants et envoyés dans leurs pays d’origine demeurent une planche de salut pour plus de 800 millions de personnes, notamment des femmes et des populations vulnérables, rapporte un communiqué du FIDA.
La Coprésidente du GPFI du G20 et Cheffe de la Direction de la protection des consommateurs et de la lutte contre le blanchiment d’argent de la Banque d’Italie, Magda Bianco, note que « le passage au numérique réduit les coûts de transfert, accélère les transactions et améliore la sécurité et le suivi des paiements. Il élargit aussi l’accès aux services financiers tels que l’épargne, le crédit et l’assurance, notamment lorsqu’elle s’accompagne de politiques adéquates favorisant la protection des consommateurs et l’alphabétisation financière « . Le numérique contribue également à l’inclusion financière et renforce la résilience financière des familles destinataires. « La dématérialisation des envois de fonds suscite des changements importants, en particulier dans les zones rurales et mal desservies. Elle relie des millions de personnes non bancarisées à des services financiers de base qui améliorent réellement leurs vies« , a déclaré pour sa part, le Responsable du Mécanisme de financement pour l’envoi de fonds du FIDA Pedro de Vasconcelos.
Le rapport révèle qu’au-delà des certains besoins immédiats notamment l’assistance médicale, l’éducation et le logement un quart des envois de fonds sont épargnés ou investis ou servent de tremplin pour la création d’entreprises. Près de 75 milliards d’USD alimentent chaque année au développement rural.
Permettre aux femmes d’attenuer
la pauvreté
Le FIDA se dit rassurant du fait que les envois de fonds numériques permettent aux femmes d’accéder directement et en toute sécurité à des fonds. Dans cette optique, elles peuvent prendre des décisions financières qui bénéficient à leurs familles et à leurs communautés. » Les femmes sont plus susceptibles d’affecter ces fonds à la consommation des ménages et de contribuer ainsi à l’atténuation de la pauvreté? », a affirmé Pedro de Vasconcelos.
Depuis 2017, souligne l’étude, les disparités entre les femmes et les hommes en matière d’accès aux services financiers et aux envois de fonds numériques se sont réduites. L’écart en matière de possession de comptes est ainsi passé de 9 à 6 points de pourcentage.
Malgré ces progrès, il est difficile de garantir que les retombées positives des envois de fonds numériques puissent bénéficier à tous les segments de la société. Les groupes vulnérables, notamment les femmes, les personnes âgées et les communautés rurales, font souvent face à des obstacles qui entravent leur accès aux services financiers numériques.
C’est ainsi que le rapport appelle à des efforts concertés pour lutter contre ces disparités et améliorer l’alphabétisation financière et la confiance accordée aux solutions numériques.
Selon les projections, plus de 5.000 milliards d’USD, soit trois fois plus que le PIB annuel de tous les pays à faible revenu confondus, seront envoyés par des migrants vers leurs pays à revenu faible ou intermédiaire d’origine, bénéficiant ainsi directement aux zones rurales où résident 80% des personnes les plus pauvres du monde.
L’objectif mondial fixé pour 2030 (ODD 10.c) n’est toutefois pas en bonne voie d’être atteint. À la vitesse où vont les choses, le coût de l’envoi de fonds ne passera qu’à 4,5% d’ici 2030, contre un objectif de 3%.
Observée le 16 juin depuis 2018, cette Journée internationale des envois de fonds à la famille célèbre les contributions des migrants et l’action menée en collaboration par les prestataires de services financiers, les gouvernements et les organisations internationales. Les partenariats public-privé ont joué un rôle essentiel dans la transformation numérique des services d’envois de fonds.
Mbangu MAMIYOUND