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Nation
Mardi 30 juillet 2024 - 07:38

SE CONFIANT A  »FORUM DES AS » A L’OCCASION DE LA FETE DU TRONE, Rachid Agassim : « Grâce à Sa Majesté le Roi Mohammed VI,  le Maroc est aujourd’hui le deuxième investisseur africain en Afrique »

Ce mardi 30 juillet 2024, le Maroc célèbre la Fête du Trône. Occasion pour le Royaume chérifien de célébrer les 25 ans de règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Sous sa houlette en effet, le Maroc connaît des avancées spectaculaires en un quart de siècle. Des progrès fulgurants réalisés tant sur le plan national que sur les plans continental et international, sous l’impulsion d’un souverain clairvoyant, conciliateur et profondément africaniste qui a toujours tenu à mettre l’homme au centre de toutes ses politiques.

Avec lui, l’économie marocaine prospère et se développe au-delà de frontières nationales. L’ascension est telle qu’aujourd’hui, le Maroc est devenu le deuxième investisseur africain sur le continent. C’est sans doute grâce à sa passion africaniste que le Royaume chérifien a renoué avec l’Union africaine (UA) et étendu ses relations diplomatiques. Avec la République démocratique du Congo, les relations sont restées dynamiques et continuent de s’améliorer au fil des années, tel un vieux vin.

En poste à Kinshasa depuis maintenant huit ans, l’Ambassadeur du Maroc en RDC, Rachid Agassim, nous présente, dans cette édition, le Maroc moderne sous sa Majesté Mohammed VI, à l’occasion de la fête du trône. Une interview exclusive accordée au quotidien  »Forum des As ».

Forum des As : Ce 30 juillet, le Maroc célèbre le 25ème anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste. Quelles sont, de prime abord, les réalisations marquantes qu’on peut retenir de son règne ?

Rachid Agassim : Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc a, sur le plan politique, impulsé une remarquable ouverture, basée sur l’esprit de la réconciliation, sur un esprit humaniste et humanitaire. Le Maroc s’est, en effet, réconcilié avec son passé. Sa Majesté a fait en sorte que toutes les composantes politiques travaillent dans le même sens, celui du développement du Maroc. Et cela est vraiment très important, parce que nous avons une symbolique très forte du Souverain marocain : Sa Majesté le Roi. Autour de lui convergent plusieurs facteurs qui reposent sur l’unité du pays pour pouvoir aller de l’avant.

Le Maroc n’est pas allé sur le système à parti unique. On a travaillé sur notre démocratie, parce que chaque pays a ses contraintes, ses caractéristiques, ses spécificités. On ne peut pas prendre quelque chose et l’appliquer sur tous les pays. Il faut accepter nos différences et respecter la diversité. C’est dans cet esprit que Sa Majesté a travaillé sur tous les plans, surtout politique et social. Non seulement vis-à-vis du Maroc, mais aussi vis-à-vis du continent africain. Parce que nous sommes d’abord un pays africain, ensuite méditerranéen… Notre histoire a toujours été en Afrique.

Concrètement parlant, quelles sont les réalisations phares que l’opinion peut retenir du Roi Mohammed VI en 25 ans de règne ?

Le règne de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a été marqué par le lancement de plusieurs grands projets structurants à l’échelle nationale et de plusieurs initiatives notables, à l’échelle continentale et internationale, débouchant sur un bilan de réalisations que je peux sincèrement qualifier de titanesques. 

A l’échelle nationale, par exemple, les projets initiés sous la Haute vision de Sa Majesté ont transformé l’économie du Royaume et contribué à la stimulation de sa croissance et au renforcement de sa compétitivité à l’échelle internationale.

Selon un rapport de la Banque mondiale paru en 2019, le Maroc, je cite, a « fortement investi dans tous les secteurs des infrastructures économiques au cours des deux dernières décennies« . A commencer par les projets d’investissements dans les établissements et les entreprises publiques, mais également dans les infrastructures de transport.

Aujourd’hui, le réseau routier national – qui est en bon état – est estimé à environ 70%, soit une amélioration de 10 % par rapport à 2012. Ce taux devrait continuer à augmenter grâce au « Plan Routes à l’horizon 2035« , qui prévoit la remise à niveau de 7.000 km de routes nationales, 2.000 km de voies express et 45.000 km de routes rurales.

 Le réseau ferroviaire n’est pas en reste, puisque l’étendue des rails pour l’ensemble du pays se chiffre, aujourd’hui, à plus de 2.110 km, dont 600 km à deux sens et 1.284 km de lignes à propulsion électrique.

Le projet emblématique de cette modernisation est la ligne à grande vitesse Al Boraq entre Tanger et Casablanca. En 2023, cette ligne a transporté 5 millions de voyageurs.

Dans le « Plan Rail Maroc 2040« , le Royaume a prévu de porter le seuil d’interconnexion au rail à 43 villes contre 23 actuellement, soit un taux de desserte de 87% de la population.

 Outre l’infrastructure routière, le Maroc a le Complexe portuaire Tanger Med qui dispose, aujourd’hui, d’une capacité nominale de traitement de 9 millions de conteneurs, avec une large connectivité maritime vers 180 ports et 70 pays. Cette capacité est prévue d’augmenter sensiblement dans les prochaines années à venir.

Une autre importante structure portuaire qui verra le jour prochainement est le Port Dakhla Atlantique.  Ce port, qui est en cours de réalisation, vise à booster l’activité économique et le développement de la région du sud marocain et servira de hub régional pour le commerce et la connectivité africaine et international.

Outre ces projets phares dans le domaine des infrastructures, dans quels autres secteurs, les réalisations sont impressionnantes ?

Sous le règne de S. M. le Roi Mohammed VI, le numérique est devenu une priorité, avec la création d’un cadre juridique et réglementaire solide pour attirer les investissements. Cette stratégie a permis au Maroc de devenir le pays affichant le plus haut niveau de développement des TIC en Afrique, selon un rapport publié en décembre 2023 par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Depuis 2009, le Royaume a investi dans les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire (Le complexe solaire NOOR I et II est aujourd’hui le plus grand au monde) et éolienne, afin d’assurer sa souveraineté énergétique. 

D’après le rapport « Global Electricity Review 2023« , publié par le think tank britannique Ember Climate, le Maroc est le deuxième pays en Afrique en termes de recours à l’énergie éolienne et solaire pour la production de son électricité. Ces deux énergies renouvelables représentent 17% de l’électricité produite au Royaume, bien plus que la moyenne mondiale estimée à 12%.

Ces investissements ont non seulement renforcé le flux des Investissements Directs Etrangers (IDE) vers le Royaume, mais ils ont aussi, essentiellement, balisé la voie vers une économie diversifiée qui compte, outre les secteurs de l’agro-alimentaire et du textile, des industries de pointe (aéronautique, automobile et pharmaceutique). Ce qui a énormément contribué á la valorisation de l’offre exportable du Royaume.

Par ailleurs, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a lancé, en 2005, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), qui vise à lutter contre la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des Marocains. Portant sur cinq axes prioritaires (infrastructures routières en milieu rural, accès à l’eau potable, électrification, éducation et santé), ce programme a réussi à faire progresser l’Indice de Développement Humain de 18,3% entre 2005 et 2019, atteignant 0,686, contre 0,529 entre 2000 et 2004.

Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le taux de pauvreté absolue a connu une baisse spectaculaire conséquente, passant de 15,3% au niveau national en 2001 à seulement 1,7% en 2019.

A l’initiative du Roi, l’Instance de l’Equité et de la Réconciliation (IER) a été créée en 2004 dans le but de réparer les préjudices moraux et matériaux, au profit des victimes dont les droits ont été gravement abusés dans le passé, à travers la réconciliation et l’indemnisation.

Au regard de ces réalisations que vous énumérez sur le plan national, le bilan du Roi Mohamed VI s’avère visiblement élogieux. En est-il de même sur l’échiquier continental, voire international ?

A l’échelle continentale, Sa Majesté le Roi démontre un engagement inébranlable envers le continent africain. En effet, il a effectué 52 visites officielles dans 30 pays africains au cours des dernières années. La conclusion entre le Maroc et les pays africains dans différents domaines de coopération ont accouché de plus de 1.000 accords depuis 2000. Et son retour à sa famille institutionnelle, en réintégrant l’UA en 2017, a permis une plus grande ouverture du pays.

Avec le renforcement de l’appareil diplomatique marocain, à travers l’ouverture de plusieurs ambassades dans la quasi-totalité des pays de l’Afrique, le Maroc est présent dans pratiquement tous les pays frontaliers à la RDC. Nous avons une ambassade en Angola, au Burundi, en Centre-Afrique, au Congo Brazzaville, en Zambie, en Tanzanie, et au Rwanda. Et donc, sur les neufs voisins de la RDC, Rabat compte sept ambassades.

Il y a eu aussi l’application d’une politique migratoire humaine qui a permis de régulariser environ 60.000 Africains depuis 2014. A cet effet, l’éducation nationale publique et la santé publique sont gratuites aussi bien pour les Marocains que pour les étrangers qui ont choisi le Maroc comme leur deuxième patrie. Et ce, grâce à l’initiative royale qui est la nouvelle politique migratoire.

Elle a ainsi permis la régularisation, de 2014 jusqu’à ce jour, du statut de 60.000 personnes, dont la quasi majorité sont de l’Afrique, y compris quelques milliers de RD congolais. Un Africain qui choisit de résider au Maroc, une fois son dossier accepté, a le droit d’y résider, de chercher un travail, et de bénéficier de la gratuité de l’enseignement pour ses enfants et de la santé pour lui et toute sa famille. C’est ça, la vraie solidarité, la vraie vision humaniste et humanitaire.

L’élément humain est donc au centre de toutes les politiques au Maroc. D’où, la mise en place de plusieurs projets de coopération triangulaire avec les partenaires du Nord en faveur des pays de l’Afrique, la valorisation du capital humain africain et la contribution au renforcement de ses capacités, à travers l’octroi de plusieurs milliers de bourse d’études au Maroc et à travers des programmes de formation des cadres. Le Maroc s’implique ainsi d’une manière pragmatique, concrète et sincère dans la formation des jeunes africains…

Dans quels domaines précis, le Maroc investit-il dans la formation des jeunes Africains ?

Justement, suite au développement du secteur médical au Maroc, on enregistre, depuis quelques années, une forte demande d’étudiants en médecine pour des spécialisations. Ces demandes proviennent essentiellement de la RDC.

Ainsi, au vu des prestations dans les centres hospitaliers, de plus en plus de Congolais viennent au Maroc se faire soigner, c’est qu’on appelle le tourisme médical. Et ils sont très satisfaits. Cela s’explique aussi par l’absence de barrières linguistiques. Tout le monde parle en effet le français au Maroc. L’autre avantage, c’est le fait que l’on soit toujours en Afrique. Et pour ce faire, on ne se sent pas dépaysé.

Outre cette vision humanitaire et africaniste du Roi Mohammed VI, pouvez-vous éclairer l’opinion sur la vision du Maroc dans le commerce intra-africain ?

Mon pays valorise en effet  commerce intra-africain. Les exportations du Maroc vers les pays du continent ont totalisé 32, 66 milliards de DH en 2023 contre seulement 3, 25 milliards de DH en 1999, soit une croissance de 900%. Les importations en provenance des pays de l’Afrique ont progressé de 37%.

Les Investissements Direct Etrangers du Maroc en Afrique sont passés de 100 millions de dollars en 2014 à plus de 800 millions en 2021. Ce n’est pas un hasard si le Maroc est, aujourd’hui, placé premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et deuxième en Afrique, et bientôt premier. D’ailleurs, d’après un dernier rapport de l’OCDE et l’Union Africaine, les investissements marocains opérés en Afrique ont la plus grande portée continentale, ciblant, principalement, les pays d’Afrique de l’Ouest, mais aussi d’Afrique central et de l’Est.

Cette mobilisation royale a débouché sur plusieurs projets structurants initiés en Afrique, notamment la valorisation de la baie de Cocody à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Aussi, la Création des unités de productions de fertilisants (Ethiopie, Nigeria) ; le lancement du projet de Gazoduc Maroc-Nigeria qui permettra l’acheminement du gaz des pays producteurs vers l’Europe et contribuera à la structuration d’un marché régional énergétique, profitant à plus de 15 pays africains.

Il convient aussi de noter le lancement de l’Initiative Royale pour les Etats Africains Atlantique (PEAA), en 2023, qui aspire à un espace régional africain intégré, stable, interconnecté et économiquement prospère. Le Royaume Chérifien est aujourd’hui considéré comme l’un des plus influents sur le continent avec un score de 40,6 /100 (classé 50ème à l’échelle mondiale dans le Global Soft Power Indice 2024 / 3ème en Afrique).

 Par ailleurs, au niveau international, le Royaume est très présent dans les principaux organes de l’ONU et de l’UA avec un taux de réussite de 100% de ces candidatures, et ce, grâce quelque part au soutien de nos amis congolais.

Le Maroc a, également, renforcé sa présence dans plusieurs groupements régionaux. Il est même devenu un acteur incontournable de la politique internationale (Opération de maintien de paix, lutte contre le terrorisme, la traite humaine et le trafic des stupéfiants, droits de l’homme, environnement à travers l’organisation de la COP 22 à Marrakech en 2016).

Le Maroc est aujourd’hui un pays moderne, de par la diversification de son économie. Concrètement, comment le gouvernement s’y est-il pris ?

Les démarches gouvernementales visant à appuyer la diversification de l’économie marocaine et sa dynamisation ont été conduites sous l’impulsion des initiatives royales et sous la Haute vision de Sa Majesté le Roi. Ainsi, le gouvernement s’est employé pour appuyer les secteurs à forte valeur ajoutée.

S’agissant de l’industrie, le gouvernement a lancé son plan d’accélération industrielle et le plan de relance industrielle (2021-2023). Le but est de transformer l’économie à travers le développement des industries, notamment manufacturières, dans tous les secteurs, et de doter le pays de chaines de valeurs régionale, continentale et mondiale.

Le gouvernement s’est, également, activé pour valoriser les secteurs primaires et sociaux, à travers la mise en place de stratégies sectorielles, ainsi que les secteurs exportateurs (automobile, aéronautique, agricole et agroalimentaire, minier (les phosphates) et tourisme)…

Depuis la mise en place du Comité National de l’Environnement des Affaires (CNEA) en 2009, plusieurs chantiers liés à l’assainissement et à l’amélioration du climat des affaires au Maroc ont été accélérés pour garantir plus de transparence, une simplification des procédures et des formalités administratives et une dématérialisation des démarches physiques liées à l’activité de l’investissement étrangers et des échanges commerciaux.

Ces réformes, menées par le gouvernement, ont eu un double impact positif sur la vie de l’entreprise et sur l’image internationale du Royaume, à travers les rapports internationaux, notamment le Doing Business, la Banque Mondiale et la publication du World Economic Forum.

Citons par exemple, le rapport annuel sur le climat d’investissement dans le monde, publié récemment par le Département d’Etat américain, dans lequel il met en exergue les atouts et les ambitions du Maroc en tant que pays « qui encourage et facilite activement les investissements étrangers et tend à s’imposer comme  »hub régional d’affaires » et  »porte d’entrée » vers le Continent africain ». L’adoption du nouveau pacte pour l’investissement et la création du Comité national des investissements, incitations fiscales et douanières s’inscrit aussi dans ce cadre.

Sous le règne de Mohammed VI, y a-t-il des progrès dans les échanges bilatéraux entre Kinshasa et Rabat ?

 Je réitère mes sincères félicitations au nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo. La première femme Premier ministre de la République démocratique restera gravée dans les annales. C’est un message fort. D’où, mes souhaits de réussite à ce gouvernement.

Il y a pas mal de projet ambitieux que j’apprécie notamment celui des 145 territoires. Il faut un plan d’actions pour concrétiser un grand pourcentage des projets locaux, et respecter les spécificités de chaque territoire pour avancer.

Du point de vue historique, nos relations ne sont pas excellentes, elles sont exemplaires. Le Maroc a toujours été au côté de la RDC et la RDC au côté du Maroc. On se rappelle que, dans les années 70, le Maroc a contribué à la préservation de l’intégrité territoriale du pays. Le sang marocain a coulé ici en RDC. Par ailleurs, la RDC a, depuis le début du conflit artificiel sur le Sahara marocain, choisi le bon côté de l’histoire en se mettant du côté du Maroc, jusqu’à ce jour.

En outre, les relations entre les chefs d’Etats ont toujours été très, très bonnes depuis l’indépendance. En effet, feu Sa Majesté Mohammed V et feu Sa Majesté Hassan II ont accueilli feu Patrice Emery Lumumba qui est allé demander de l’aide et a reçu le soutien nécessaire.

Ce qu’il faut retenir est que nous aspirons à élever le niveau des relations économiques, commerciales et d’investissement au même niveau que les relations politiques et diplomatiques. Notre ambassade a toujours essayé de travailler dans ce sens. Pour ce, on a créé la Chambre de commerce RDC-Maroc, qui aboutit à un partenariat entre la Chambre de commerce RD congolaise avec la Chambre de commerce, d’industrie et de service de Rabat.

C’est dans ce cadre qu’on a fait venir, à Kinshasa, une délégation d’hommes d’affaire marocains avec lesquels on a visité la Zone économique de Maluku. Il y a également des hommes d’affaires congolais qui se sont rendus à Agadir pour une mission économique et commerciale.

Nous constatons qu’il y a un regain d’intérêt dans le sens de la coopération économique. Pas mal d’accords finalisés entre les deux pays n’attendent que la signature pour être exécutés. La tenue de la commission mixte va renforcer le cadre légal pour faciliter l’échange de commerce et d’investissement et pour encourager les hommes d’affaires de part et d’autre à prospecter les opportunités qui existent.

En un quart de siècle, dans quels secteurs particuliers le Maroc a investi davantage en République démocratique du Congo ?

La valorisation du capital humain et la contribution au renforcement de ses capacités se concrétisent à travers l’octroi de plusieurs bourses d’études au Maroc et à travers des programmes de formation des cadres. C’est l’un des investissements majeurs du Maroc en Afrique et, particulièrement, en RDC.

S’agissant des bourses, il sied de rappeler que la RDC bénéficie d’un quota annuel de 160 bourses d’études. Le Maroc accorde, également, 20 bourses dans le cadre du programme « Excellentia » avec la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi. En ce moment, près de 15 000 étudiants issus de 39 pays africains, dont environ 500 étudiants de la RDC, poursuivent leurs études au Maroc, toutes filières confondues.

Dans le cadre de la coopération avec les partenaires, plusieurs programmes de formation et de renforcement de capacités ont profité, cette année, à plusieurs officiels et cadres d’administration rd-congolais. Que ce soit dans le secteur publique ou privé et même du milieu associatif, dans des domaines d’importance pour la RDC, tels que l’agriculture, le développement humain, l’énergie, la diplomatie, les télécommunications et les technologies d’information, les douanes, etc.

L’organisation de la Can 2025 est attribuée au Maroc. Comment le Royaume se prépare-t-il à ce grand rendez-vous ?

Pour la Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc est déjà prêt, grâce à la politique et à la vision de sa Majesté. Avec l’Académie de football Mohammed VI, nous avons pu générer pas mal de footballeurs de haut niveau qui évoluent maintenant dans de grandes équipes.

Au Maroc, on dispose déjà des infrastructures de base qui sont prêtes. Entre autres les ports, les routes, les aéroports, les transports maritimes, les rails, les capacités hôtelières, les infrastructures sportives, comme les stades. Dans une dizaine de villes marocaines, ces infrastructures sont déjà implantées pour accueillir les compétitions continentales et internationales.

Ce n’est donc pas pour rien que le Maroc a l’opportunité de co-organiser la Coupe du monde de football 2030 ! Les bouchées sont en train de se faire double pour être au rendez-vous à 100% prêt. La CAN est une fête africaine qui profitera à tous les joueurs, aux journalistes, aux populations qui viendront découvrir les pays africains.

Interview réalisées par Yves KALIKAT et Fyfy Solange TANGAMU

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