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Santé sexuelle des jeunes : la RDC fait le point sur deux ans d'engagement de l'AOC
Un atelier d'évaluation de deux années de mise en œuvre de l'Engagement de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AOC) s'est ouvert hier lundi 8 avril à Kinshasa. L'objectif était de faire le point sur les avancées réalisées en République démocratique du Congo en matière de santé sexuelle et reproductive des jeunes, et relancer les stratégies en cours.
À l'ouverture des travaux, Guillaume Korogo, directeur de la Direction de l'éducation à la vie courante (DEVC) au ministère de l'Éducation nationale, a exprimé son souhait de voir émerger une feuille de route claire et réalisable à l'issue des échanges. "Je souhaite qu'à la fin de cet atelier, nous puissions sortir avec une feuille de route claire que nous allons réellement mettre en œuvre et évaluer régulièrement ", a-t-il déclaré.
Prévu pour durer trois jours, l'atelier rassemble plusieurs acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l'engagement régional, signé en avril 2023 à Brazzaville par 25 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, dont la RDC. Ce pacte vise à garantir aux jeunes un accès à une éducation complète à la sexualité, ainsi qu'à des services de santé adaptés et de qualité.
Pour Jolie Masika, chargée de mission à l'Unesco sur les questions de santé sexuelle, reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), l'évaluation arrive à point nommé. "Depuis le 6 avril 2023, les pays se sont engagés pour une jeunesse éduquée, en bonne santé, épanouie et autonome", a-t-elle rappelé, tout en soulignant les défis persistants entre autres, les grossesses précoces, mariages forcés et violences en milieu scolaire.
Pendant ces trois jours, les participants procéderont à un état des lieux des réalisations, identifieront les failles, partageront les bonnes pratiques, et proposeront des recommandations concrètes. Un plan d'action pour la période allant jusqu'en 2027 est attendu, de même que l'installation d'un bureau technique de coordination.
Depuis l'année dernière, la RDC s'est dotée d'un groupe de coordination interministériel et d'une feuille de route nationale, élaborée de manière inclusive. L'atelier en cours s'inscrit donc dans la continuité de cette dynamique, en tant qu'étape clé pour réorienter et renforcer les actions à venir.
Tricya MUSANSI