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Salongo de samedi : Une bonne mesure foulée aux pieds par la population et les autorités
L’insalubrité a atteint des proportions inquiétantes à Kinshasa. Les conséquences sont catastrophiques surtout après la tombée des pluies à cause notamment des ordures ménagères jetées dans les caniveaux situés le long de nombreux marchés de fortune installés ci et là à travers toute la ville. Pour atténuer tant soit peu la dégradation de cet environnement malsain à la base, il faut le noter, de plusieurs endémies, une décision a été prise par l’autorité urbaine instituant des travaux collectifs communément appelés « salongo », chaque samedi de 7 h à 10h. Pendant ce temps, tous les magasins, marchés et autres lieux de négoce devaient être fermés.
Malheureusement, cette décision est bafouée par la population alors qu’elle a été prise pour sa sécurité environnementale et sanitaire. Au lieu d’assurer la propreté de leurs milieux de vie, les Kinois préfèrent cohabiter avec la crasse advienne que pourra.
La cause du non-respect de cette mesure est due essentiellement au manque criant de suivi. On ne voit aucune autorité sur le terrain de jeu pour voir comment s’effectuent lesdits travaux. Au lieu de travailler et mettre de la propreté dans leur environnement, les Kinois préfèrent soudoyer les policiers avec 200 Fc ou 500 FC. Conséquence: après le salongo c’est avant le salongo, et même plus grave parce que les immondices entassés la veille ne sont pas évacués, s’accumulent et dégagent une odeur nauséabonde ! Ce, au grand dam de la même population qui a refusé d’adhérer à la vision de l’autorité urbaine mais qui se plaint à longueur de journée de la crasse de leur ville qui, selon certains spécialistes, serait la capitale la plus sale du monde. Même si les autorités contribuent à la pérennisation de cette situation par leur manque de suivi, la population doit prendre conscience de sa propre vie et éviter des comportements indésirables. Il est aussi vrai qu’il y a des citoyens qui ne méritent pas de vivre en ville vu leur niveau d’éducation. Par rapport au comportement de ces gens, il faut imposer la rigueur de la loi car, comme disent les Romains, lex dura sed lex (la loi est dure mais c’est la loi).
Rond-point Ngaba, Pascal, Gambela, Marché central : insalubrité insoutenable
Le spectacle le plus ahurissant vécu dans la métropole rd congolaise a comme repères le rond-point Ngaba, Pascal, le Marché central et le Marché Gambela. L’insalubrité qui a élu domicile dans ces endroits se passent de tout commentaire et pourtant ils comptent parmi les plus fréquentés de la capitale et où se déroulent les ventes des denrées alimentaires les plus importantes, les plus variées. En cas d’épidémie, le nombre des victimes risque d’être très élevé.
Outre le casse-tête de la question de transport évoqué dans l’une de nos précédentes parutions, Daniel Bumba Lubaki, le tout nouveau Gouverneur élu de Kinshasa fera face à l’épineux problème de l’hygiène publique qui va l’obliger à user des manières fortes pour imposer les nouvelles mentalités dans l’esprit de ses administrés. S’il ne le fait pas, son bilan risque de ne pas enchanter les Kinois. Ceux-ci ne feront plus jamais confiance à qui que ce soit.
Muke MUKE