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Répondant au plan national numérique congolais : Le premier data centre Tier-III ouvre ses portes à Kinshasa
Une nouvelle page de l’économie digitale de la République démocratique du Congo vient de voir le jour avec la mise en service, hier mercredi 14 août à Kinshasa, du premier data centre Tier-III (aux normes internationales) du pays. L’Open Access Data Centres (OADC) Texaf Digital, permet la création d’un écosystème numérique dynamique en offrant aux points d’échange internet, aux fournisseurs de contenu, aux opérateurs cloud, aux transporteurs de données…une large gamme de produits et services numériques pour les entreprises et les clients nationaux de la RDC.
Lors de la conférence de presse organisée à l’occasion du lancement de ce haut lieu du numérique, le Directeur général d’d’OADC Texaf Digital-Kinshasa, Mohammed Bouhelal, a expliqué les atouts du centre. » d’OADC Texaf Digital-Kinshasa est essentiel pour stimuler de nombreux secteurs de l’économie de la RDC, créer des écosystèmes numériques riches et dynamiques, et fournir aux réseaux de distribution de contenu et aux fournisseurs cloud l’accès à un emplacement de peering de qualité dans le pays. Cette installation à accès ouvert et neutre vis-à-vis des opérateurs devrait transformer l’infrastructure numérique du pays « .
Situé à Silikin Village de Texaf, le premier data centre aux normes internationales est une infrastructure à étage, configurée avec 1500 mètres de carrés de salles blanches informatiques pour accueillir plus de 550 racks et fournit des services de colocation.
alignE A la vision
du Chef de l’Etat
» L’ouverture de ce data centre est une des conditions pour le développement d’une économie numérique en RDC, et d’ailleurs dans la sous-région. C’est bien pour cela que le Président de la République en a fait une pierre angulaire de son Plan National du Numérique et nous sommes particulièrement fiers d’avoir contribué à la matérialisation de ce Plan ambitieux « , a pour sa part declaré le PCA d’OADC Texaf Digital-Kinshasa, Christophe Evers.
Il a par ailleurs, souligné que l’économie digitale est en effet une opportunité gigantesque pour l’Afrique, qui va lui permettre de dépasser ses retards en industrialisation et en infrastructures de transport pour aller directement vers l’économie du futur et pour offrir, à des coûts abordables, les services qu’attend la population.
Ces services sont innombrables, que ce soit l’identification des personnes, les paiements, l’enseignement, les soins médicaux, les données pour les agriculteurs, la coordination de la logistique … seule l’imagination des jeunes entrepreneurs peut les limiter.
Souveraineté nationale sur les données
«Avec ces nouvelles infrastructures, nous allons assister dans l’année qui vient à des changements radicaux pour l’économie numérique notamment, une augmentation de la capacité d’internet bien évidemment, mais aussi de sa fiabilité et de sa rapidité».
«Logiquement, poursuit-il, cela devrait conduire à des baisses de prix, la combinaison de la capacité, de la fiabilité et des prix va permettre d’accélérer la création de start-up congolaises dans le digital à l’instar de ce que nous voyons au Nigéria, au Kenya ou en Afrique du Sud. Mais elle va aussi attirer des investissements des grands noms de l’internet mondial».
» En effet, pourquoi hoster et transporter du contenu congolais, ou utilisé par les Congolais, à l’autre bout du monde alors que le » cloud » est maintenant aussi à Kinshasa. Il y a ici l’opportunité pour que la RDC devienne un pôle d’investissement international dans un autre secteur que les mines. Finalement, et peut-être de manière plus discrète, ce data centre va servir le secteur bancaire du pays en fiabilisant son cœur, à savoir son informatique, et en permettant de rapatrier les données personnelles des Congolais au pays, conformément à la règlementation nationale « , a souligné Christophe Evers.
L’OADC, société du groupe WIOCC, respecte les principes de neutralité des opérateurs, maximisant ainsi les possibilités d’interconnexion pour tous les clients. Le centre offrira, non seulement aux entreprises, une alternative viable à construire et gérer soi-même son data centre, avec tous les avantages liés aux ressources spécialisées, à l’expertise, au temps de gestion et aux coûts qui en découlent, mais il soutiendra également l’infrastructure cloud et les besoins en contenu d’un large éventail de corporates et d’entreprises.
Fyfy Solange TANGAMU