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Rencontre au sommet à Washington: RDC-Rwanda, vivement la paix
Ce jeudi 4 décembre les projecteurs sont braqués sur Washington où le président de la République, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, vont entériner l’Accord de paix du 27 juin et le Cadre d’intégration économique régionale du 7 novembre, deux textes déjà signés par leurs missi dominici. Les deux présidents vont parapher ces deux textes en présence de partenaires régionaux et internationaux.
Côté congolais, on souhaite voir l’Accord de paix de Washington mettre enfin un terme à un conflit frontalier qui endeuille depuis des années les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est de la RDC.
En marge de la cérémonie officielle de la signature dudit accord entre Kinshasa et Kigali, le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, et la Porte-parole du Chef de l’Etat, Tina Salama, ont co-animé hier, mercredi 3 décembre depuis Washington, une conférence de presse pour apporter un éclairage sur les enjeux majeurs résultant des efforts diplomatiques engagés par le Président de la République, Félix Tshisekedi, pour la défense de la souveraineté nationale et le rétablissement d’une paix définitive dans l’Est du pays.
Dans ses propos, Mme Tina Salama a fait état des engagements et des perspectives heureuses qui s’offrent à la RDC dans le cadre de l’Accord de paix négocié sous l’égide de Donald Trump. Selon la Porte-parole du Chef de l’Etat, l’Accord de Washington ne cède aucune portion du territoire national à la partie rwandaise, ni une autorité particulière en termes de partage des responsabilités sur la gestion des ressources naturelles congolaises.
«Ce que vous devez savoir, et c’est très important pour nous, c’est que cet accord ne légitime aucune occupation étrangère. Il organise, précisément, sa fin, dans le cadre du Droit international, des instruments de l’Union Africaine. Concernant la souveraineté, je voudrais lever toute confusion. Il y a eu des questions assez légitimes. Les accords ne cèdent aucune portion du territoire national.
Les accords ne transfèrent aucune souveraineté à un autre Etat. Les accords n’accordent aucun droit de propriété sur les ressources naturelles de la RDC. Au contraire, les accords réaffirment la pleine souveraineté de la RDC, le contrôle exclusif de l’exploitation et de la transformation de ses minerais, la primauté du droit congolais sur tout mécanisme de coopération. Les partenaires, eux, apportent technologie, investissements, marchés stratégiques. Mais, la décision stratégique reste congolaise. C’est cela que nous appelons notre souveraineté minérale», a assuré Tina Salama.
Cadre d’intégration régionale
«Concernant le cadre d’intégration économique régionale, ce n’est pas une co-gestion, ni une fusion. Ce n’est pas en tout cas une perte de notre souveraineté. Il repose sur trois principes fondamentaux : la paix comme prérequis absolu, le respect strict de la souveraineté de chaque Etat, une coopération pragmatique, équitable et conditionnée au respect des engagements sécuritaires.
Donc, en gros, le CIR vise à remplacer l’économie de contrebande sur une économie légale et régulée ; sécuriser les chaînes d’approvisionnement, transformer les zones de conflits en pôles d’opportunités économiques, mais également protéger les communautés locales, notamment les mineurs artisanaux», a-t-elle ajouté.
Tina Salama explique également que «Le partenariat stratégique RDC-USA, structuré en 17 articles, constitue un catalyseur de transformation économique. Il vise à valoriser localement les minerais stratégiques, à créer des emplois qualifiés et des chaînes de valeur industrielles, à accélérer des projets structurants qui existent déjà tels que le Corridor de Lobito, le Grand Inga. Il vise aussi à renforcer les infrastructures énergétiques et logistiques et à former des ingénieurs ou des cadres techniques. Grâce à ce partenariat avec les Etats-Unis, la RDC va devenir un pôle énergétique continental, une sorte de hub logistique stratégique, mais également un acteur incontournable des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques».
Réintégration régionale
S’agissant de l’intégration des éléments issus de la rébellion au sein des FARDC, Tina Salama réaffirme la détermination du chef de l’Etat à maintenir ses lignes rouges pour la défense de la souveraineté nationale et barrer la route aux infiltrations.
«La réintégration sera individuelle, conditionnelle et rigoureusement contrôlée. Ce dispositif tire des leçons des échecs de 2009 et 2013. Pour le différend, les accords prévoient des mécanismes diplomatiques clairs qui incluent les Etats-Unis, le Qatar et d’autres partenaires», a-t-elle indiqué.
Les accords de Washington réaffirment la pleine souveraineté de la RDC sur son sol et son sous-sol, le contrôle exclusif de l’exploitation et de la transformation de ces minerais, la primauté du droit congolais sur tout mécanisme de coopération. Les partenaires, eux, apportent technologies, investissements, des accès, des marchés stratégiques, mais la décision stratégique reste congolaise. C’est cela que nous appelons notre souveraineté minérale.
«La paix, pour nous, signifie le retrait des troupes rwandaises et la cessation des soutiens aux supplétifs», a indiqué Patrick Muyaya.
Le porte-parole du Gouvernement est formel : ces accords ne relient aucune partie du pays à aucun autre pays. C’est une chose dont nous devons être sûrs. Ces accords ne donnent aucune autorité, aucune souveraineté au pays sur les ressources minérales.
À Belgrade, devant la diaspora congolaise, le président Tshisekedi avait affirmé que cette intégration ne pourra inclure le Rwanda qu’à une seule condition : son retrait total du territoire congolais et le rétablissement de la confiance. «On ne fait pas de commerce avec quelqu’un dont on se méfie», a-t-il insisté. Et il appelle la diaspora à ne pas se laisser tromper par «les effets d’annonce». L’accord existe, il sera signé, mais «tout cela n’entrera en compte que si la paix est réellement vécue».
FDA