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Régulation des médias en période électorale : L’expérience de la RDC présentée au Forum de Nairobi
En séjour à Nairobi, au Kenya, depuis le 14 juillet, Dina Buhake Tshionza, journaliste à «Forum des As», prend part au Programme de dialogue et d’échange/Dialogue and Exchange Program (DEP). Cette rencontre regroupe des organisations de la Société civile, des représentants des médias et d’autres acteurs du continent évoluant dans le domaine des violences électorales. Du haut de la tribune, l’oratrice a partagé l’expérience de la RDC en matière de régulation des médias en période électorale. Cette chevronnée de la presse écrite a également décrit l’expérience de sa longue carrière journalistique. Pour elle « un journaliste peut tout dire, mais avec de la manière « .
A l’initiative de » American friends service committee « (AFSC), les participants venus de divers pays d’Afrique planchent sur » la sauvegarde et la préservation de l’égalité civile, sociale et politique en Afrique au 21e siècle « .
» En République démocratique du Congo, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC), l’autorité de régulation des médias, a pris une série de mesures sur la campagne électorale à travers les médias en vue d’éviter les dérapages avant, pendant et après les dernières élections du 20 décembre 2023 « , a souligné Dina Buhake.
La Directive du CSAC avait ressorti les règles relatives à la déontologie, les normes sur la répartition du temps d’antennes des candidats, les responsabilités des médias et les sanctions à appliquer en cas de dérapages qui risqueraient de porter atteinte à la paix sociale en RDC. Outre la directive de l’autorité de régulation, des leaders de la Société civile, notamment les confessions religieuses, les structures spécialisées des questions électorales ont appelé à la retenue pour préserver la paix sociale. D’une manière générale, la directive du CSAC et les appels des organisations de la Société civile ont été respectés par les parties malgré quelques dérapages constatés ça et là. Elle a illustré quelques cas des dérapages constatés dans le fief des certains journalistes.
Défis à relever
Tout n’a pas été rose a fait savoir Dina Buhake. Elle a tout de même reconnu qu’au Congo, il y a encore des défis à relever. » En République Démocratique du Congo, le journaliste évolue dans un environnement où la loi ne le protège pas assez. Il suffit juste qu’un politicien ou tout autre citoyen se plaignent d’avoir été lésés dans un article de presse pour que le journaliste soit interpellé voire jeté en prison « .
Dina Buhake est de l’avis que » la seule chose à même de sauver un journaliste est l’observance des règles d’éthique et de déontologie « . C’est ainsi qu’elle fait allusion à la lutte que mène » depuis de longues années les organisations de défense des journalistes, sans résultat jusque-là, pour obtenir la dépénalisation du délit de presse « .
Malgré un environnement encore hostile, Dina Buhake croit dur comme fer, qu’il y a moyen d’exercer la profession sans se créer des ennuis. Il faut avoir le sens de responsabilité et de professionnalisme.
Cette femme des médias se frotte les mains, car elle a toujours fait de l’autocensure son credo pour ne pas se créer des ennuis. » Après plus de 20 ans d’exercice du métier du journaliste, je n’ai jamais eu des problèmes. Quelqu’un ne s’est jamais plaint de mes écrits. Je pratique le métier avec responsabilité, c’est-à-dire en respectant les règles d’éthique et de déontologie. Durant ma carrière, politiciens, acteurs de la société civile et autres ont eu à me féliciter « .
Devant divers participants de la région, Dina Buhake s’est dit fière d’évoluer dans un pays qui a évolué en matière de l’exercice du métier même s’il y a à redire. » En République démocratique du Congo, affirme-t-elle, il faut tout de même reconnaitre qu’il y a la liberté d’expression, comparé à certains pays de la sous-région. Le nombre estimatif des titres des journaux (plus 200), des télés (plus de 200), des radios (plus de 400 : communautaires, commerciales et confessionnelles) et maintenant des médias en ligne (plus de 300), indique qu’il y a effectivement la liberté d’expression « .
« Un journaliste peut tout dire, mais avec de la manière« , a lâché Dina Buhake. C’est à cette condition que les femmes et les hommes des médias peuvent évoluer sans entraves.
Les délégués qui sont réunis dans le cadre du DEP 2024 viennent de la RDC, de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Cameroun, du Burundi, du Djibouti, de l’Ethiopie, du Mozambique, de Sierra Leone, du Sud Soudan, du Soudan, du Zimbabwe et des que des Etats-unis.
Organisation à but non lucratif, American Friends Service Committes (AFSC) œuvre dans la promotion de la paix et d’une justice sociale durable. Dans toute l’Afrique, l’AFSC travaille sur une série d’activités de consolidation de la paix. FDA